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Defiance >

Critique de la Série Télé : Defiance

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 1 avril 2013 à 19:08

Episode Pilote de Defiance : Une bonne soupe pour apéritif.

Attention cette critique concerne uniquement l'épisode pilote.

Syfy France, en partenariat avec Canalsat, proposera de découvrir à partir du 16 avril, chaque mardi à 22 h 15, la nouvelle série, Defiance, produite par Kevin Murphy (Desparate Housewives, Caprica), Michael Taylor (Battlesatar Galactica) et Rockine O'Bannon (Frascape), cela à moins de 24 h du lancement US.

L'action de Defiance se situe trente ans après l'arrivée soudaine et effrénée de plusieurs espèces extraterrestres. La guerre fut dévastatrice et laissa comme conséquence une Terre désolée où chacun doit lutter pour survivre. Dans ce monde désormais placé sous l'emprise du désarroi, Joshua Nolan (Grant Bowler) et sa fille adoptive Irisa (Stephanie Leonidas) vont découvrir que dans l'ancienne ville de Saint-Louis, rebaptisée Defiance, est né un lieu ou extraterrestres et humains tentent de cohabiter et reconstruire un semblant de civilisation. Pour autant, le danger n'est jamais très loin, et des menaces subsistent à l'intérieur même de l'enceinte.

Extrait Defiance

En voyant Defiance, on peut que se dire que les scénaristes de la série sont allés piocher assez largement leur référence, bien que la première idée qui nous vienne à l’esprit pour décrire l'ambiance de Defiance, soit le jeu vidéo Fallout. Pour le reste, l'épisode pilote nous propose tout un tour d'horizon du monde de la science-fiction. Ainsi, les premières minutes cherchent à nous rappeler l'univers de Mad Max, par la suite on n'est pas très loin de l'idée d'une série du type Terra Nova, pour ensuite penser - de par toutes ses races qui doivent coexister dans un même lieu - à du Babylon 5. Enfin, la dernière partie sera une sorte de croisement entre l'attaque des Deux Tours (en plus sobre) et Avatar (de par l'artillerie des extraterrestres). Potentiellement les perspectives futures peuvent même proposer des phases de "Space Opera" puisqu'au début on nous parle d'une grande bataille intergalactique (peut-être même cela cache-t-il un projet Spin off en cas de succès ?).

Defiance bouffe donc à tous les râteliers, mais la série le fait plutôt bien et laisse transparaitre un semblant de cohérence à l'ensemble. Bref, on croit en l'univers qui nous est proposé. Un univers particulièrement ambitieux, car outre les moyens considérables qui apparaissent à l'écran, Defiance fut pensée dès sa conception comme un projet transmédia. En parallèle à la série sortira donc un jeu de tir en ligne à la troisième personne dans un monde ouvert, dont les initiateurs affirment d'ores et déjà un fort niveau d'interactivité et une interdépendance avec l’histoire télévisuelle. Un concept particulièrement original et qui - s'il tient toutes ses promesses - offrira des perspectives sans précédent. Car, comme nous le verrons plus bas, "le si " est loin d’être un élément mineur.

Une E.T de Defiance

Du point de vue de l'histoire, ce premier épisode installe plusieurs personnages de premier plan (un peu à la façon d'un Trône de Fer), et est construit sous forme de trois parties bien distinctes. Au début, l’on est devant un "Survival", par la suite une enquête policière tournant autour d'un meurtre, et enfin le dernier acte nous amène à une bataille suffisamment impressionnante. Quant à la tête d'affiche, elle apparait clairement comme étant le personnage de Joshua Nola, une sorte de futur "justicier" de ces lieux, un "gentil voyou " qui embrasse la bonne cause. L'acteur Grant Bowler (True Blood, Outrageous Fortune) se montre plutôt convaincant dans ce rôle, même si au début il peut paraître un peu froid. Il est suivi en présence de deux têtes d'affiche féminines. D'un côté, nous avons la superbe Julie Benz (John Rambo, Dexter) qui interprète ici le Maire de la ville, et Stephanie Leonidas (MirrorMask) qui joue quant à elle le compagnon de route du héros, sorte d'équivalent au rapport Chewbacca/Han Solo, excepté qu'ici le modèle se montre bien plus sexy et bien moins poilu. À côté de ce trio, on trouvera deux familles, riches et puissantes, mais aussi rivales. À la tête de chacune, le Terrien Rafe Mc Cawley, campé par Graham Greene (Die Hard 3, Danse avec les loups) puis un survivant Castithan, Datak Tarr, joué ici par Tony Curran (Underworld 2, la ligue des gentlemen extraordinaires). Il semble cependant que par la suite ses personnages s'effaceront au profit de leurs femmes (Nicole Muñoz et Jaime Murray).

Si on se focalise purement sur l'épisode pilote, Defiance propose une multitude de lieux, cela même si le gros de l'action se déroule sur trois décors prédominants : le bureau du maire, la prison, le bar. Reste qu'à côté de ça on a droit à quelques plans spatiaux, une carcasse d'OVNI, une forêt, un lieu montagneux, un autre plus désertique, sans compter que la ville est loin d'être petite et que l'épisode propose un certain nombre de plans mettant en scène de nombreux figurants. Si on ajoute à cela un casting assez solide, on suppose que produire ce pilote a dû faire plutôt mal au portefeuille - même si certains effets spéciaux montrent quelques imperfections. L'ambition est donc clairement affichée sur l'écran, ce qui entraine à deux fortes interrogations : la série perdura-t-elle dans cette générosité visuelle ? Mais aussi, tiendra-t-elle sur plusieurs saisons ? On repense en effets aux dernières expériences - particulièrement frustrantes - des séries ayant pour trame des univers de science-fiction et qui furent purement annulées sans offrir des conclusions dignes de ce nom. Terra Nova, V, Stargate Universe, Caprica et bien d'autres encore subirent l'arrêt sans concession. Defiance, de par ses enjeux politiques, ses phases d'action et ses climax multiples peut s'offrir des chances de surfer sur l'affection d'un public, à la manière de franchises culte comme Babylon 5, voire même Star Trek. L'aperçu de ce pilote de Defiance dévoile un impressionnant panel d’éventuelles séries spin off, sans compter les possibles déclinaisons de romans et de comics ouverts à enrichir l'ensemble. Le pilote de 90 minutes offre un tour d'horizon de tout cela, mais à lui seul il ne se suffit pas. Certes on sait déjà que onze autres épisodes de 45 minutes sont garantis. Reste donc juste à espérer que les scénarios suivants se montrent à la hauteur et que, en conséquence, l’audience suive assez pour que la série subsiste assez longtemps pour apposer son emprunte, tout en sachant s'arrêter dignement au bon moment. Car en voyant ce pilote, on a envie d'y croire. On a envie d'assister à la naissance d'une nouvelle série culte.

80

Defiance est une série post-apocalyptique particulièrement ambitieuse, présentant déjà un éventail de six races (en ne considérant pas celle des terriens), proposant de surfer entre conflits politiques, complots, action et romances. Le pilote accroche plutôt bien, même s'il peut paraître un peu indigeste tant il essaie de bouffer à tout les râteliers. A la base pas foncièrement originale, mais des possibilités illimitées pouvant entrainer la série à devenir l'équivalent en science-fiction de ce qu'est Game of Thrones à l'heroic fantasy. Les paris sont lancés. On espère ne pas être déçu !

Critique de publiée le 1er avril 2013.

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