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Critique du Film : Jack le chasseur de géants
Jack le chasseur de géants >

Critique du Film : Jack le chasseur de géants

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 26 mars 2013 à 1331

Il était une fois...

Il était une fois un père qui lisait à son fils - prénommé Jack - une légende contant un terrible conflit entre la race des humains et celle des géants. Cette histoire s’acheva par le triomphe des hommes, elle laissait aussi la porte ouverte à un potentiel retour de l'ennemi. Dix ans plus tard, Jack est désormais un jeune garçon empli de nobles attentions, mais à la maladresse passablement développée. Son père mort de la peste, le garçon vit désormais avec son oncle. Un jour, ce dernier confie à Jack la mission de se rendre au château afin de vendre le cheval de la ferme. À ce moment précis, Jack est encore très loin de se douter que cette responsabilité le conduira vers une aventure telle qu'il en avait toujours secrètement rêvé et découvrir surtout que le conte qui a bercé son enfance est loin d'être une légende...

Jack le chasseur de géants image

Jack, le chasseur de géant, de Bryan Singer possède un ton qui pourrait bien être perçu comme assez proche de celui de Princess Bride, mais le film se trouve être bien plus modéré dans le registre de  l'humour. Il pourrait tout aussi bien être vu comme un film d'aventures de type "vieille école » (entendez par là, le jeune fermier devant secourir la princesse en prouvant sa noblesse de cœur par ses actes, fruit d’un concept plein de naïveté joviale) mais des séquences – surtout celles consacrées à l’action - démontrent que Jack se pose assurément comme un blockbuster contemporain. En effet, Bryan Singer se montre particulièrement généreux dans ses mouvements de caméra qui virevolte et, tout comme les princesses de notre temps, celle de ce film se dévoile comme ayant un fort penchant pour l'aventure. Un profil bien éloigné de celles d'antan. Reste que l'on se retrouve devant une œuvre au charme certain qui n'est pas sans rappeler l'époque de certains films de Nathan Juran ou encore Don Chaffey.

Jack le chasseur de géants image

Ce mélange quasi indéfinissable de ton confère une certaine aura au film, mais, pour autant, on a du mal à y dégager une personnalité. Ainsi, lors de l’entame du film qui nous présente la légende, une séquence live se transforme en un film d'animation. Un choix qui ne serait pas sans évoquer Hellboy 2, les légions d'or maudites, tout en étant moins bien fignolée techniquement, et ne possédant pas le même cachet poétique que le film de Guillermo Del Toro. Il ne faut cependant pas croire que le côté épique ne prend pas du volume pas par la suite, car si ce film possède bien une qualité, c'est justement de faire vibrer notre âme d'enfant et il nous entraine dans une aventure tout ce qu'il y a d’héroïque, aidée en cela par un accompagnement musical de John Ottman (compositeur quasi attitré de Singer) qui n'est pas pour rien dans cette belle impression.

A coté de cela, on se réjouit que Bryan Singer ait conservé son directeur de la photographie, Newton Thomas Sigel, qui a aussi collaboré sur des films comme Drive de Nicolas Winding Refn, et qui, une fois de plus, démontre son savoir-faire en offrant un rendu visuel tout ce qui a de plus classieux. Reste qu'il manque une sorte d'étincelle à Jack, le chasseur de géant pour nous faire vibrer pleinement, peut-être parce qu’il nous est présenté dans une période ou l'adaptation de contes semble être un genre quelque peu trop tendance, ou parce que justement tout semble trop mathématiquement calculé et que l'impression de "spontanéité" manque un peu à l'ouvrage. Le réalisateur, accompagné d’une équipe particulièrement solide, exécute la formule parfaite du film d'aventures, avec de belles grosses séquences d'action, de l’humour gentiment dosé, une romance… On y ajoute des acteurs possédant un véritable quota sympathie, on mélange le tout, et sans surprise - car tout y est bien mixé - on se retrouve devant une gourmandise très agréable à déguster, mais assez commune. Il manque à la recette l'ingrédient secret, la petite ambition de faire mieux, ou l'accident heureux créant la surprise, bref l’élément qui relève le met à un niveau qui fait de sa dégustation un instant mémorable.

Jack le chasseur de géants image

On est également heureux que Bryan Singer et ses scénaristes (Christopher McQuarrie, Mark Bomback et Darren Lemke) nous livrent ici un film très loin d'être débilitant, à contre-courant des productions habituelles destinées aux adolescents de ce nouveau siècle (ici, pas de iPhone qui triomphera d'une méduse, de batailles où personne ne semble mourir… et on évite même le triangle amoureux). Alors, oui, pour le coup, certains parents pourraient rechigner à amener voir des humains se faire dévorer, d'autres se voir la tête arracher. On tentera de les rassurer en précisant que tous ces actes sont exposés avec sobriété et en leur rappelant qu’eux-mêmes, dans un temps pas si lointain, appréciaient les films familiaux où l’on mangeait de la cervelle de singe et où les barbares excellaient dans les démonstrations de violence.  Jack, le chasseur de géant,  s'impose donc comme un spectacle totalement recommandable de 7 à 77 ans. Par contre, les dernières minutes pourraient paraître presque de trop, laissant la place libre à une potentielle suite (qui, à la vue des recettes américaines, ne risque pas d'arriver), mais le film se suffit à lui-même et une suite serait bien de trop.

La conclusion de

« Jack, le chasseur de géant » est un film d'aventure plutôt solide, un spectacle hautement divertissant et recommandable pour toute la famille. Il lui qui manque juste un ingrédient magique, ou un peu plus de folie, pour devenir pleinement indispensable. Le casting, tout comme l'équipe technique, rendent l'ensemble cohérent et digne d'un blockbuster moderne, mais Singer aime aussi à rappeler par moment la magie du cinéma d'aventure d'antan. On voit mal qui s'en plaindra…

Que faut-il en retenir ?

  • Un très bon film d'aventure.
  • Un casting solide.
  • Une image soignée.

Que faut-il oublier ?

  • L'impression de "spontanéité" manque un peu à l'ouvrage.

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