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Critique de la Bande Dessinée : Les chroniques d'Arawn: L'île des géants
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Critique de la Bande Dessinée : Les chroniques d'Arawn: L'île des géants

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 26 octobre 2012 à 1804

Le maître d’Erin

Au regard du succès (largement mérité, ceci dit) de la saga créée par Ronan Le Breton et Sébastien Grenier, la création d’un spin-off exploitant plus largement l’univers d’Arawn pourrait apparaitre comme une évolution aussi naturelle que mercantile de l’œuvre originale. Cependant, si l’on veut bien mettre de coté l’aspect opportuniste de la démarche, force est de reconnaitre que, dans le fond, l’initiative, en plus de satisfaire les fans, est une idée des plus séduisantes. En effet, Arawn fourmille d’éléments accrocheurs peu (ou pas) exploités ; que cela soit des personnages rencontrés par Arawn au cours de sa dure quête épique, ou des lieux, rapidement traversés par un héros aussi énergique qu’expéditif.  Et Ronan Le Breton, maitrisant parfaitement son sujet, a bien vite compris qu’une série intermédiaire ne pouvait apporter que du bonus à un univers ne demandant qu’à se densifier.

Faisant honneur au héros, le premier tome des Chroniques d’Arawn est introduit par le Seigneur de la Terre Brulée en personne. D’ailleurs, qui serait mieux placé pour nous présenter Math, le frère honni, et nous narrer ses aventures en terre d’Erin ? Car Ronan Le Breton, à travers cet opus baptisé l’Ile des Géants, par la voix d’Arawn, nous raconte l’histoire de l’ainé de la fratrie, celui qui est parti au-delà des mers conquérir un empire, celui de l’ancienne Irlande.  Une histoire qui ne doit rien, par ses aspects épiques et aventureux, à celle qui narre la vie d’Arawn. On y découvre un Math puissant, mêlant les avantages d’un physique herculéen et d’un esprit vif, et doté d’un charisme lui donnant grand pouvoir les protagonistes des deux sexes. Mais on y découvre aussi un homme ambitieux, cruel et vindicatif, un guerrier sanguinaire qui voit perdre toute son humanité avec la disparition tragique d’Ethlinn, la seule qui parvenait à apaiser sa rage et faire battre son cœur. On peut juste reprocher à ce récit des événements un peu trop précipités. Une telle histoire aurait dû, à mon avis, bénéficier de quelques planches de plus (voire un tome supplémentaire).

Personnage autrement plus proche du stéréotype howardien que son célèbre frère, Math va rencontrer au cours de sa quête sanglante bon nombre de créatures issues de la mythologie celtique et gaélique, et nous faire découvrir un folklore et des environnements peu souvent exploités en bande dessinée. Au fil des planches, le héros se durcit, tente de soigner sa douleur par le sang versé (la façon dont il exécute sans pitié une courtisane est assez choquante) , pour finalement se transformer en un monstrueux roi d’Erin. Ronan le Breton est assisté dans son travail par Tomas Giorello, qui s’est vu confier la lourde tache de mettre cette aventure en image. Le style de ce dessinateur est nettement plus traditionnel que celui de Sébastien Grenier, avec un trait réaliste qui évoque celui de Grzegorz Rosinski (qui est loin d’être la pire des références !). Un aspect qui rend l’œuvre moins sensationnelle que la série originelle mais sans que, pour autant, on y perde en plaisir de lecture. Finalement, Tomas Giorello, bien formé aux secrets qui font les bonnes planches aux rendus épiques, ne déçoit pas, avec des guerriers barbares aux allures formidables, des femmes dénudées aux formes envoutantes, et des scènes de bataille énergiques et violentes.

La conclusion de

En attendant la sortie du tome 5 de la série originelle, Les Chroniques d’Arawn se pose comme une alternative qui n’a pas grand-chose à envier au travail de Sébastien Grenier et Ronan Le Breton. Assisté ici de Tomas Giorello, le scénariste nous propose une histoire poignante, sensuelle et épique et, à travers le personnage de Math, un héros aussi détestable que charismatique. De l’excellente dark fantasy, pleine de violence (réservée à un public averti), qui exploite , librement mais de belle manière, les mythologies celtiques et gaéliques.

Que faut-il en retenir ?

  • Un spin-off de qualité
  • Un scénario accrocheur
  • Un héros impressionnant

Que faut-il oublier ?

  • Moins formidable que la série originelle
  • Un récit un peu précipité

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