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Critique du Film : Le Sorcier et le serpent blanc
Le Sorcier et le serpent blanc >

Critique du Film : Le Sorcier et le serpent blanc

Avis critique rédigé par Richard B. le samedi 8 septembre 2012 à 0858

Le trop d'ambition est-il l'ennemi du bien ?

Le Sorcier et le serpent blanc est inspiré d'une vieille légende chinoise qui relate l'histoire de deux femmes-serpents vivant paisiblement dans les montagnes. Un jour, l’une d’elles vient à s’enticher d’un herboriste qu’elle a sauvé de la noyade. Sourde aux avertissements de sa congénère, l’amoureuse décide de séduire l’herboriste et le rejoint en ville. Dès lors, en pénétrant dans le monde des hommes, elle enfreint les règles et doit alors faire face au révérend Abott Fahai, un chasseur de démons.

Cette très populaire légende chinoise avait déjà été mise en image en 1958 sous forme d’un dessin animé japonais de 78 minutes par les réalisateurs Taiji Yabushita et Kazuhiko Okabe, puis en version « live », tout d’abord en 1980 par Fu Chaowu avec « la légende du Serpent blanc », et en 1993 par Tsui Hark avec  « Green Snake » . Siu-Tung Ching (Tony Ching) s’attaque donc à donner une nouvelle fois vie à ce mythe. Fondamentalement, une nouvelle adaptation de cette légende n’était pas un mal. En effet, jusqu’ici cette dernière n’avait jamais abouti à des œuvres vraiment mémorables, même si le film de Fu Chaowu attira de nombreux spectateurs chinois lors de sa sortie ou que le film de Tsui Hark pouvait être perçu comme un opéra grand spectacle assez séduisant - et cela, malgré ses allures kitsch. Puis, du point de vue de la renommée, Siu-Tung Ching, outre le fait d’être le fils de Chen Kang (14 Amazones), avait auparavant signé des œuvres fortes telles qu’Histoires de fantomes chinois, Swordsman ou efficaces comme Dr. Wai ou encore Kingdom of War.

Le Sorcier et le serpent blanc image

Avec ce nouveau siècle et les avancées dans le domaine des effets spéciaux numériques, Siu-Tung Ching opte pour appliquer cette technique sur quasiment tous les combats et dans la matérialisation d’une très grande partie des décors. Un choix qui s’aligne sur une apparente volonté de Siu-Tung Ching d’aboutir à une réalisation proche de ce que l’on peut voir dans les dessins animés japonais. L’intention est noble… du moins si l’on met de côté le résultat à l’écran. Dès la séquence d’introduction, on décèle une multitude de bonnes idées dans les cadrages et les mouvements de caméra. Par moment, on a réellement l’impression de voir des combats façon « Les Chevaliers du Zodiaque » ou « Dragon Ball » en live. Mais voilà, le rendu des arrières plans est rarement bon, au mieux passable, au pire désastreux. Et même si les mouvements sont fluides et lisibles, les couleurs belles et vives, la différence entre l’image réelle et celle virtuelle est telle qu’il est très difficile d’en faire abstraction. L’impression demeure sur toute la longueur du métrage, allant même jusqu’à empirer sur la fin. Cela est d’autant plus navrant que l’on ressent une vraie envie d’aimer le film tant les bonnes idées de narrations, voire la légende en elle-même – très touchante, parfois épique, très pure dans sa morale, voudraient parfois nous faire y croire. En fait, le problème est que Siu-Tung Ching ne s’appelle pas James Cameron et n’a donc pas pour lui de profiter d’une liberté fournie par des crédits illimités (même si au demeurant le budget est estimé à un très confortable 200 000 000 HKD). On regrette qu’au final le réalisateur n’ait pas exploité plus ses compétences « vieille école » pour nous pondre un film peut-être « moins moderne », mais pour le coup au rendu plus harmonieux et potentiellement une œuvre réellement aussi épique que dense, l’histoire offrant largement cette opportunité.

Le Sorcier et le serpent blanc image

Un autre problème qui apparaît à la vision de cette version du Sorcier et le serpent blanc, ou plutôt l’une des grosses frustrations, provient de l'annonce de Jet Li en rôle-titre alors que celui-ci n’a clairement qu'un rôle secondaire, voire anecdotique. Pire, en plus de n'apparaître qu'à quelques rares moments clés, il ne combat jamais réellement (la bande-annonce laissait présager bien autre chose). L'acteur qui a bâti sa renommée sur sa souplesse, son agilité et sa maîtrise parfaite des arts martiaux, dont particulièrement le Wushu, se contente de méditer façon bouddhiste. Au final, les rôles-titres sont donnés à Raymond Lam (True Legend) qui interprète l'herboriste et Shengyi Huang (Crazy kung-fu, Dragon Squad) qui est quant à elle le serpent blanc (le serpent vert est joué par Charlene Choi, vu dans des films tels que Storm Warriors ou Shaolin Basket). Tous trois se débrouillent bien mieux que Jet Li - bien que certain pourront trouver Raymond Lam parfois lourd et proche du cabotinage - qui semble vraiment s'ennuyer et donne l'une de ses plus mauvaises prestations. C’est dans ses durs moments qu'on repense en soupirant à « Fist of legend » ou les deux premiers « il était une fois en chine ».

La conclusion de

« Le Sorcier et le serpent blanc » possède tous les aspects que l’on aime retrouver dans le cinéma HK, comme le travail autour des couleurs, le côté flamboyant et épique le tout conduisant vers une belle morale et une histoire touchante. C’est pourquoi l’on regrette que le réalisateur n’ait pas eu le moyen de ses ambitions - ou qu’il ait eu les yeux plus gros que le ventre ! - d’autant que même la présence de Jet Li au casting déçoit tant le potentiel de l’acteur n’est jamais utilisé et qu’il est aussi peu présent à l’écran qu’en totale roue libre.

Que faut-il en retenir ?

  • Le travail autour des couleurs.
  • Le côté flamboyant et épique.
  • Un beau conte.

Que faut-il oublier ?

  • Des CGI laids.
  • Un jet Li sous-exploité.

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