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Critique de la Série Télé : Fringe
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Critique de la Série Télé : Fringe

Avis critique rédigé par André C. le mercredi 22 août 2012 à 1417

Fringe Régénération

La saison 2011/2012 a donné quelques sueurs froides aux fidèles des aventures de la Division Fringe. Pendant toute une année, la série produite par J.J. Abrams et créée par Alex Kurtzman et Roberto Orci a vaillamment lutté dans le créneau ingrat du Vendredi Soir. Une case horaire souvent synonyme de voie de garage pour les productions en difficulté.

En effet, l'an passé avait vu un déplacement dans la grille de programmation de la chaîne Fox faisant frémir tout les téléspectateurs assidus, inquiets pour l'avenir de leur feuilleton favori. En passant la série du Jeudi (où elle était en concurrence avec Les Experts : Las Vegas et Grey's Anatomy) au Vendredi, réputé pour être une soirée morne, le message de la chaîne semblait claire : Fringe devenait un boulet (l'audience chutait de semaine en semaine, passant de 10 à 4 millions), il convenait de lui trouver une place afin de limiter les dégâts. Contre toute attente, la série est parvenue à se stabiliser avec des audiences faibles mais sans véritable chute, sans compter son succès à l'international et son taux sur les enregistrements numériques qui confirme la popularité du show et la solidité du public.

Cette 4e saison se voit alors confronter à de multiples soucis autant scénaristiques que budgétaires. On remarque que les relations entre les personnages ont été privilégié au détriment du spectaculaire. Un aspect qui n'est en rien une réelle contrainte pour les auteurs, la série nous ayant habitué dès le départ à ce penchant. Les scènes d'action et avec des effets spéciaux s'offrant à nous comme de simples luxes de leur part. Cette portion s'est donc vu réduite, sans que l'intérêt de Fringe n'en souffre véritablement. Cela a juste renvoyé les auteurs à leur objectif premier.

De telle sorte, et d'une manière tout à fait naturelle, la 4e saison met du temps à dévoiler ses réelles enjeux, préférant s'intéresser avant tout à la « nouvelle » Division Fringe. Et là, il faut avouer qu'il y a de quoi faire. D'une part, la saison précédente nous avait laissé dans un suspense pratiquement insoutenable tout en ouvrant la porte vers un champ de possibilité tout aussi inattendu : la Division est parvenue à stabiliser le pont entre les deux dimensions (qui peuvent maintenant coexister) ce qui occasionne « l'effacement » de Peter Bishop. D'autre part, l'écriture parvient sans mal à conserver une cohabitation entre les enquêtes indépendantes et la mythologie, tout en restant proche des personnages.

Ainsi, les auteurs profitent à merveille du postulat des deux univers qui s'entraident et vont même plus loin puisque l'ouverture de la saison s'apparente à un simple « reboot ». Ce nouveau terme à la mode désigne simplement la tendance à faire table rase de tout ce qui s'est passé auparavant pour repartir sur de nouvelles bases, le plus bel exemple étant le Star Trek réalisé par J.J. Abrams. Ici, les scénaristes se plaisent à brouiller les pistes : sommes-nous dans une nouvelle dimension ? Ou la même que précédemment mais dont la ligne temporelle a été réécrite ? De cette manière, le parti-pris qui était au premier abord des plus risqué (le téléspectateur assidu pouvant se sentir lésé), se révèle de plus en plus passionnant en ajoutant l'aspect du « voyage dans le temps » à l'aventure inter-dimensionnelle.

À cet égard, si l'introduction d'un nouveau personnage (Lincoln Lee, incarné par Seth Gable, déjà présent grâce à sa version alternative) renforce ce sentiment de « remise à zéro du compteur », il permet de relancer la dynamique du show. L'ouverture de la saison se fait par son regard, ce qui en résulte cette impression de redécouvrir la Division Fringe, puisque la version que l'on nous propose correspond dorénavant à une structure bien établie et non en construction comme se fut le cas dans les saisons précédentes. Avec Lee, c'est une nouvelle voix qui s'ajoute et redonne un peu de fraîcheur : Dunham trouve vite ses marques avec lui et le nouveau duo fonctionne, accentuant le suspense quant à la tournure des événements lors du retour de Peter Bishop.

Cette optique de relance et non d'effacement est confirmée par la réapparition de personnages secondaires, dont le passif est donc réécrit alors que le comportement reste identique. Ceux-ci viennent apporter leur lot de révélations enrichissant la mythologie globale (on parle bien du fil rouge développé depuis plus de 3 saisons maintenant) et non juste du story-arc de la saison en cours.

Néanmoins, à travers cette écriture ambitieuse et limpide, on pourrait se sentir frustré par l'apparent manque d'ambition de cette cuvée. Précédemment, on nous avait proposé une vraie crise (avec cette guerre entre les deux dimensions), or, cette année, l'option choisi du « méchant de la saison » paraît manquer de saveur. Ce serait faire fi de toutes les imbrications individuelles que ce fil rouge va causer et qui est parfaitement cohérent avec le traitement intimiste de la série.

De plus, on aurait aimé que la saison soit menée avec un peu plus de nerf dans la mise en scène. Sans doute une conséquence du budget revu à la baisse, les dialogues se multiplient ou s'allongent et les scènes de foule et d'action se font plus rares. Cela n'entache en rien l'impact des histoires, mais trahit juste à l'image les problèmes de production. De cette manière, malgré l'ambition des thématiques, la réalisation manque souvent d'ampleur, tout en restant haletante en raison des enjeux.

En outre, lors de son dernier tiers, les auteurs n'hésitent plus à tirer leurs dernières cartouches. Conscients que cette saison pouvait être la dernière (les négociations étaient en cours et la décision a été prise très tard), ils laissent des indices qui nous permettent d'entrevoir un dénouement possible. De la sorte, si la série n'avait pas eu le feu vert pour une saison 5, les plus attentifs auraient pu deviner dans quelle direction tend la conclusion grâce à ce jeu de piste.

La conclusion de

Tranquillement, Fringe continue son petit bonhomme de chemin. Les auteurs ont l'intelligence de traiter leur sujet avec humilité. Cette tendance à dévoiler ses cartes lentement peut irriter, mais cette logique de poursuivre un fil rouge tout en enchaînant les enquêtes à priori indépendantes s'avère payante. La démarche est risquée mais se révèle judicieuse puisqu'elle permet, in fine, de mener à bien un plan sans que les personnages ne soient laissés sur le bas côté.

Que faut-il en retenir ?

  • Une mythologie de plus en plus ambitieuse ;
  • Des personnages attachants ;
  • Des enquêtes indépendantes intéressantes

Que faut-il oublier ?

  • Des problèmes de budgets de plus en plus flagrants ;
  • Une mise en scène banale.

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