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Critique de la Série Télé : Fringe
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Critique de la Série Télé : Fringe

Avis critique rédigé par Vincent L. le mercredi 24 août 2011 à 1043

Saison excellente, fin décevante...

Lancé par J.J. Abrams en 2009, Fringe aura eu tôt fait de refroidir les ardeurs des producteurs, perdant à chaque épisode un peu plus d'audimat (l'audience moyenne a été divisée par deux depuis la première saison) ; pourtant, en dépit de cela, la série s'est créé une fanbase solide, apte à lui assurer un minimum de suivi malgré les changements de case horaire que lui font subir les exécutifs de la Fox (en 2011, Fringe était la série la plus enregistrée aux Etats-Unis). Cela peut ainsi expliquer le changement d'optique qu'a subit le show pour cette troisième saison. Ainsi, si le principe de base était de proposer des épisodes indépendants pour pouvoir fédérer un public plus large, reliés entre eux par un fil rouge pour fidéliser un maximum, la série est aujourd'hui devenue plus feuilletonesque, l'intrigue principale prenant une importance croissante au détriment des enquêtes proposées (impossible de regarder une fois de temps en temps désormais).

Et finalement, on ne va pas s'en plaindre. Se terminant sur un excellent cliffhanger, la deuxième saison annonçait du changement dans le déroulé de la série, ainsi qu'une progression inéluctable de son intrigue principale (choses que les scénaristes télé ont en général du mal à faire, cette fuite en avant induisant à moyen terme une lassitude des spectateurs). Se déroulant désormais dans deux univers distincts, Fringe a gagné en richesse et en profondeur tout au long de cette troisième saison, dépassant largement son statut de série sympathique pour devenir un show tout simplement excellent. En renforçant les enjeux dramatiques véhiculés par l'histoire, tout en continuant à offrir des épisodes soignés, les showrunners ont pendant un temps amené la série bien au delà de ses possibilités de départ. Et ce jusqu'à un final désolant parvenant à détruire trois années de travail en moins de deux minutes.

Avec ses deux décorums distincts mettant en scène des personnages aux motivations opposées, et posant des enjeux simples mais concrets, cette troisième saison de Fringe s'avère donc au trois-quart passionnante. Tous les ingrédients de la mythologie, ainsi qu'une bonne parties des questions soulevées dans les saisons précédentes trouvent ici un ancrage concret et des réponses intéressantes, qui, et c'est franchement appréciable, n'amènent pas forcément à mystères encore plus mystérieux. Certes, certains éléments restent encore non résolus (la place et les motivation des Observateurs notamment), mais l'on sent pendant un temps que la série se dirige vers un épilogue construit et cohérent. Chaque épisode possédant son lot de révélations - en plus d'enquêtes en général plus classiques, mais toujours aussi bien conçues - la série devient plus passionnante, plus addictive.

Bien sur, les défauts structurels de la série n'ont pas été corrigés, les scénaristes ayant toujours tendance à lancer en l'air des idées qu'ils n'exploitent pas, ou à développer des personnages pas franchement intéressants, mais au final, ces faiblesses sont largement compensées par les qualités dont font preuve les épisodes, ainsi que par un niveau technique très appréciable. Réalisés par nombre de metteurs en scènes confirmés (au premier rang desquels se trouve le très doué Brad Anderson), voire par d'anciens artisans de la série B (Chuck RussellJeannot Szwarc, Joe Chappelle), Fringe bénéficie de réalisations soignées. La série se permet même quelques épisodes audacieux qui sortent des sentiers battus, à l'instar de cet épisode flashback (au générique succulent) ou de l'épisode "Inception" (qui ose tout de même s'offrir tout un passage en dessin-animé).

Seulement voilà, le dernier quart de la saison annihile toutes ces bonnes impressions. Cela commence d'une part avec tout un arc narratif inutile que l'on sent avoir été mis pour meubler les derniers épisodes (la ressurection de William Bell, inutile, et qui ne fait pas du tout avancer la situation) ; pas désagréables du tout - le meilleur épisode s'y trouve d'ailleurs - ce passage tend à démontrer qu'une saison de vingt-deux épisodes reste trop longue pour une série comme celle-là. Et puis vient le dernier épisode, et là, la catastrophe commence. L'utilisation de la machine (que le scénaristes ont retardé à tout pris alors même qu'elle aurait pu avoir lieu en milieu de saison) amène à un épisode convenu - on pense beaucoup au final de Dollhouse - qui se termine sur un cliffhanger d'une nullité affligeante. En plus de faire la part belle à nombre d'ncohérences, ce final prouve aussi que les scénaristes n'ont finalement aucune idée de là où il veulent nous amener.

Enfin, reste à dire un mot sur le casting de cette série, qui, en revanche, ne tend pas à s'améliorer au fil des saisons. Alors certes, John Noble est absolument épatant, portant sur ses épaules tout le potentiel dramatique du show ; entre le personnage tragi-comique de Walter et celui plus froid et calculateur de Walterégo, il livre une prestation aboutie et convaincante. Mais autour de lui, rien n'est à la hauteur : Anna Torv peine à différencier ses deux personnages (et frôle le ridicule dans l'arc narratif sur William Bell), Joshua Jackson devient complètement monolithique, quant aux autres, ils ne parviennent pas à sortir de leur rôle de figurants. Les amateurs pourront en revanche se rejouir des participations de Leonard Nimoy, Christopher Lloyd, Brad Dourif ou Jorge Garcia, pas fondamentalement originales, mais tout de même assez plaisantes.

La conclusion de

Pendant les trois quart de cette troisième saison, Fringe réussit à aller au delà de son statut de série sympathique pour se poser comme un show de grande qualité. Grâce au renforcement de son aspect feuilletonnesque, et au bon travail fait sur le développement de son fil rouge, la série passionne et parvient à faire oublier les quelques maladresses qui émaillent les divers épisodes. Toutefois, l'impact de cette saison est complètement annihilé par un cliffanger final absolument nul qui met en évidence les failles de l'histoire racontée, et permet de se rendre compte sans aucun doute possible que les showrunners ne savent définitivement pas vers où ils veulent emmener les spectateurs. Désormais atteint du syndrôme Lost, Fringe perd tout intérêt, et se positionne au final comme un divertissement tout juste moyen, à peine apte à meubler des soirées creuses. Terriblement décevant...

Que faut-il en retenir ?

  • Une saison au trois-quart réussie,
  • Quelques épisodes audacieux,
  • John Noble, épatant,
  • Techniquement soigné.

Que faut-il oublier ?

  • Un cliffanger final nul,
  • Une fin de saison qui traine en longueur,
  • De nombreuses idées pas exploitées,
  • Un casting globalement fade.

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