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Critique du Film : Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires
Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires >

Critique du Film : Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 18 juillet 2012 à 2328

Un mauvais plan pour Abraham Lincoln.

Bien avant d'être élu président des États-Unis d'Amérique, le légendaire Abraham Lincoln a découvert l’existence des vampires, ces êtres assoiffés de sang humain. Il est désormais bien décidé à venger la mort de ses parents et empêcher cette engeance démoniaque de prendre le contrôle du pays. Simplement armé d’une hache et de sa soif de vérité, Abe se lance dans sa quête purificatrice qui est de les éliminer les uns après les autres.

À l'origine Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires est un roman éponyme écrit par Seth Grahame-Smith (auteur aussi d’Orgueil et préjugés et zombies et scénariste de Dark Shadows), qu’il a lui-même adapté pour le cinéma. L'écrivain ne pourra donc parler ici d’une quelconque trahison de son œuvre (que l'auteur de ces lignes n'a pas lu). Pour autant, cette idée même d’y transposer un président bien réel est déjà assez saugrenue pour que l'on se demande comment elle a pu inspirer Grahame-Smith. Il paraît certain que l'auteur/scénariste a fait quelques légères recherches sur son sujet (à minima), allant à reprendre quelques éléments phares de la vie privée de l'homme comme du président – le drame entourant la mort de sa mère alors qu'il était encore jeune ; son statut d'avocat ; ou encore quelques éléments phares entourant la guerre de Sécession. Pourtant, les libertés, autres que celles déclinant de l'ajout des vampires, restent assez nombreuses. Par exemple, la relation entre Abraham et Mary Todd est grandement romancée, ou encore le destin d'Edward Baker Lincoln passe à la trappe pour s'intéresser uniquement à celui de Willie Lincoln. Si le mélange des genres n'est pas nouveau et représentatif d'un esprit souvent aussi jouissif que « pulp », l'idée de se baser sur un personnage ayant vraiment existé et surtout bien ancré dans l'Histoire a pour désagrément de nous confronter à un aspect qui rattache toujours le spectateur à une réalité de plus faussée, raccourcie et simplifiée pour les besoins d'une durée déterminée. Quelques idées et mélanges arrivent cependant à fonctionner dans la première partie (bien qu'endommagés souvent par la réalisation) avant qu'on ne croie définitivement plus à ce qui nous est conté - à partir du moment où Lincoln occupe une position politique en parallèle.

Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires

Comme énoncé deux lignes plus hautes, Timur Bekmambetov livre avec « Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires » une mise en scène appuyée, toujours en mouvement, jamais subtile. Après Numéro 9, ce réalisateur d'origine russe (Night Watch/ Day Watch), s’est lancé ici une nouvelle fois dans une coproduction avec Tim Burton. Excepté que, cette fois, la réalisation n'est pas confiée à un tiers.  Le style frénétique du réalisateur pourrait être vu comme semblable à ce qu'il avait déjà accompli sur Wanted : choisis ton destin, mais la 3D figurant désormais dans le cahier des charges amène le réalisateur à se comporter encore plus comme un gamin qui découvrirait un nouveau jouet. « Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires » retourne à ce qu'était le cinéma à ses débuts « un spectacle de parc d'attractions ». Il semble donc certain que le mangeur de « pop corn » ne cherchant pas à réfléchir se laissera entrainer par les différentes phases d'actions plus super héroïques les unes que les autres. Abraham Lincoln est capable de bondir d'un cheval à un autre à plusieurs mètres de distance (tout aussi bien qu'un vampire), courir sur un train fonctionnant à pleine vitesse, exploser des arbres en un coup de hache, ou encore faire face, seul, à une armada de ces créatures de la nuit (qui arrivent à survivre le jour). Bref, notre bonhomme paraît bien plus fort qu'un Batman, ce dernier ne profitant pas pour l'aider de tout l'attirail du chevalier de Gotham, mais d'une super puissance amenée par le pouvoir de « la vérité ».

Pour autant, il ne faut pas se faire d'illusion, avec ce film, Timur Bekmambetov nivèle le cinéma, l'esprit pulp, et le super héros par le bas. Optant pour un aspect sérieux, mais dans une mise en scène virevoltante au montage rapide et aux situations parfois caricaturales (surtout dans les morts très « cartoonesques »), on ne sait jamais vraiment vers où il veut orienter le spectateur. De plus, Timur Bekmambetov expédie tous les moments plus intimistes pour revenir au plus vite dans d'interminables scènes d'actions (toujours atteintes du syndrome de l'après Matrix) au cours desquelles, de toute évidence, on devine que le héros aura le dernier mot et en ressortira sans la moindre égratignure. Et si, à un moment du film, il y a bien en élément dramatique qui apparaît, celui-ci est honteusement désamorçé, puisque mis en image de la même manière que s'il s’agissait d’une grosse scène d'action. Au bout du compte, on est vite exténué et lassé par cette accumulation d'effets de style, attendant et espérant que le calvaire s'arrêtera ou qu'à un moment Bekmambetov daigne bien nous laisser reprendre un peu de notre souffle et reposer nos yeux.

Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires

Du coup, si physiquement Benjamin Walker (Paradise Lost) incarne un Lincoln assez crédible, on peut difficilement évaluer sa prestation – en bien comme en mal – tant le script ne laisse que rarement le temps à l'acteur de s'exprimer, ou sinon dans des répliques apparaissant toutes conçues pour les besoins d'une bande-annonce. Mary Elizabeth Winstead (Scott Pilgrim) fait quant à elle complètement de la figuration et dans les rares moments où elle aurait pu avoir un impact, leurs traitements sont traités par le réalisateur par-dessus sa tête.

La conclusion de

Le mélange des genres, les héros aussi incroyables qu'improbables, les histoires de vampires ou plus simplement « l'esprit Pulp », nous aimons ça, mais voilà, tout héros se doit d'avoir son talon d'Achille, un minimum de charisme et surtout être crédible dans l’expression de ses capacités. Or, voir notre Abraham Lincoln – simple humain - courir sur un train à pleine vitesse, ou faire des bons surréalistes et résister à une horde de Vampires - sous prétexte qu'il croit en la vérité - ne passe pas. Sans compter que le seul élément de « bouleversement » du film se trouve dénué de toute émotion à cause d'une réalisation voulue définitivement stylée, genre attraction de fête foraine. Trop de style tue le style et Abraham Lincoln a beau enchainer les morceaux de bravoure, cela en devient très vite lassant, voire extrêmement pénible.

Que faut-il en retenir ?

  • Une mise en bouche acceptable.

Que faut-il oublier ?

  • Trop de style tue le style.
  • Aucune émotion.
  • Sur la longueur pénible à suivre.

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