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Critique du Film : Piranha 3DD
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Critique du Film : Piranha 3DD

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 20 juin 2012 à 0022

Deuxième service

Quelques mois après l’horrible drame qui choqua l’Amérique, la jadis fière station balnéaire de Victoria Lake est devenu un horrible no man’s land où, composant un spectacle macabre, pourrissent lentement, pêle-mêle, poissons monstrueux, barques éventrées et jouets de plage souillés du sang de centaines de victimes. Une ville fantôme, condamnée à l’oubli, sauf pour les familles des victimes et les survivants qui, eux, garderont cette boucherie en mémoire.

A des lieux de ce sinistre paysage, le visiteur visitant le Big Wet Water Park a droit un spectacle autrement plus séduisant. Chet, le propriétaire, profitant de la disparition prématurée de son épouse, y lance un nouveau concept: le centre de loisir aquatique spécialement destiné aux adultes! Ici, les qualificatifs chauds et humides sont loin d’être de simples mots. En ce lieu enchanteur, les maitres-nageurs sont de superbes stripteaseuses, des caméras sont placées sous l’eau et au pied des toboggans pour que tous puissent profiter de superbes contre-plongées et un espace spécial, baptisé Adult Pool, permet aux amateurs (enfin, surtout des amatrices) d’évoluer sans les dures contraintes imposées par le port du maillot de bain. Inutile de préciser que le port du bonnet n’y est pas obligatoire. On privilégie plutôt celui du préservatif. De plus, désireux de se composé une clientèle de choix, Chet offre aussi des avantages à quelques catégorie de visiteurs, comme un pass gratuit pour un accès complet à toute naïade affichant de confortables mensurations (double D).  Quand à l’alimentation en eau du parc, Chet s’est débrouillé. En toute illégalité, il s’est branché sur des pompes clandestines qui puisent l’eau dans une rivière souterraine. Enorme erreur...

Car, contrairement à ce que pensent les autorités et l’opinion publique, les poissons préhistoriques n’ont pas tous été exterminés. Pensez-dons, les studios Dimension Films les ont jugés trop «juteux» pour cela! Ils ont juste migré. Alexandre Aja ayant quitté le navire (probablement coulé dans le premier film, avec tous les autres), c’est John Gulager, le fils du célèbre acteur de séries B (déjà auteur de Feast et de ses deux séquelles) qui s’est vu chargé de transporter toute cette charmante horde aquatique en un autre lieu, où ils pourront à nouveau exprimer toute leur voracité, en dévorant comédiens, figurants et guest-stars. Le premier caméo à les rencontrer est Gary Busey, qui, pour son malheur, braconnait dans le coin - un pet de vache sera l’élément déclencheur entrainant son trépas. D’autres croiseront un peu plus tard leur chemin destructeur; Christopher Lloyd, Paul Scheer et Ving Rhames (tous trois étaient déjà présents dans le premier volet), Clu Gulager et, surtout, David Hasselhoff qui est absolument génial dans un numéro auto-parodique.

La production nous promettait plus de sang et plus de sexe. Au regard du budget alloué à cette séquelle, s’il ne paraissait pas impossible de faire plus «hot», on pouvait douter en toute légitimité des possibilités d’expression de John Gulager dans le registre du gore, le film d’Alexandre Aja étant l’un des gorefest les plus impressionnants qu’il m’ait été donné de visionner. Et le résultat, à l’écran, nous conforte dans cette intuition. Piranha 3DD est nettement moins sanglant que le film du réalisateur frenchie, mais se montre à la hauteur dans les domaines du mauvais gout, de la débilité et de la nudité. John Gulager a en effet compris que la force de son film devait se situer dans ces capacités à faire exploser les glandes hormonales des adolescents et ricaner les vieux cinéphages, et il a tout tenté pour satisfaire ces deux audiences qui ont, on le sait, comme sens commun un fort esprit potache.

Ceux qui ont apprécié les plans insistants sur les entre-jambes et les nichons des babes de Piranha 3D ne seront donc pas déçus. Ici, les filles sont aussi jolies, aussi soigneusement épilées, tatouées et siliconées que dans le premier opus (mention spéciale à la bombe sexuelle Tabitha Taylor). Comme Aja, Gulager mets leur plastique en évidence à grands renforts de ralentis sexy, utilisant l’environnement aquatique pour créer une ambiance «Penthouse» apte à réjouir les érotomanes. Cependant, si le cinéaste force cet aspect pour masquer la misère scénaristique de l’œuvre (de toute manière, dans ce type de films, le scénario n’a aucune importance), il ne néglige pas pour autant les aspects horrifiques, à travers des séquences craspecs qui cultivent un humour noir très lourd, mais qui fonctionne assez souvent (du moins, chez le spectateur conquis d’avance). La séquence la plus remarquable se déroule probablement durant une scène de sexe, où un jeune homme se fait mordre le sexe par un piranha qui avait élu domicile dans le vagin de sa copine.

Gulager renouvelle donc les techniques qui ont fonctionné dans le premier volet, comme le gag de la bite sectionnée en deux qui jaillit au premier plan accompagné d’un effet 3D – un plan qui se pose désormais comme LA référence du mauvais gout. Il nous offre aussi quelques clins d’oeil et références destinés aux plus geeks des spectateurs. On retient plus particulièrement le passage où Ving Rhames récupère le personnage de Rose McGowan dans Planète Terreur, Maddy vivant le remake de la séquence de la baignoire des griffes de la nuit et, surtout, le numéro délirant de David Hasselhoff, qui massacre complètement son image (il incarne son propre rôle, en acteur has been devant jouer les maitres-nageurs de pacotille pour subsister). Malheureusement, faute de moyens, John Gulager se retrouve régulièrement en rupture d’argumentaire et, pour meubler, noie alors les séquences gore sous une pelletée de plans ralentis «pseudo comiques» sur musique improbable. Dommage, car, dans l’ensemble, les effets spéciaux sont assez réussis et bien craspecs, les spécialistes ayant même donné aux piranhas un air encore plus terrifiant que dans le précédent film.

Question distribution, on peut rapidement constater que l’ensemble du casting s’est pris au jeu, amenant au métrage un ton agréable. David Koechner, dans la peau de Chet, reprend le style de rôle qu’il affectionne (le filou sympathique et peu courageux). A ses cotés, la jolie Danielle Panabaker, qui s’est vu confier le seul rôle cérébral du film (Maddy, la belle-fille de Chet, qui s’oppose à la transformation du parc en lupanar aquatique). Elle est entourée de ses copines d’enfance, Katrina Bowden et Megan Tandy, toutes deux mignonnes à croquer, (les piranhas ne s’en priveront d’ailleurs pas) et de son ex-boyfriend, incarné par le fade Matt Bush. Mais bon, au-delà de ces comédiens et du défilé de babes en bikini (voire moins), l’intérêt de Piranha 3DD se situe aussi dans la présence de prestigieux caméo avec notamment Christopher Lloyd, qui récupère son rôle de scientifique allumé (il entretient un rapport passionnel avec ces poissons). En fait, rien que la démonstration de David Hasselhoff, qui est carrément désopilant dans son propre rôle, suffit à faire de Piranha 3DD un must have pour tous les amateurs de séries B débiles.

La conclusion de

Assumant à fond ses aspects décérébrés et son humour de mauvais gout, Piranha 3DD se pose comme une très digne séquelle du film d’Alexandre Aja. Avec nettement moins de budget, John Gulager parvient à nous offrir un spectacle plus modeste dans son aspect gorefest mais tout aussi poussé dans le domaine du vulgaire et du potache. Seules quelques chutes de rythme, conséquences d’un manque de moyens, viennent gâcher par moment le spectacle.

Que faut-il en retenir ?

  • Un mauvais gout assumé
  • Des maquillages satisfaisants
  • De jolies filles
  • Une ambiance fun
  • Des caméos

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario crétin
  • Un humour très lourd
  • Des chutes de rythme
  • Moins spectaculaire que le premier film

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