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Critique du Film : Le secret de la Licorne
Le secret de la Licorne >

Critique du Film : Le secret de la Licorne

Avis critique rédigé par Gil P. le jeudi 27 octobre 2011 à 1518

Tintin et l'aventure 3D

Sans revenir sur ce qui fait qu'en général je déteste la 3D, je dirais pour la postérité que ce Secret de la Licorne est un excellent film pour la 3D, enfin du jaillissement, enfin des sensations telles qu'on avait lorsqu'on a découvert la 3D dans les attractions (Disney entre autres) et enfin une utilité quelconque autre que financière de sortir le film en 3D.

Tintin est donc un jeune journaliste déjà bien connu qui achète une maquette sur un marché et découvre qu'elle attire les convoitises. Après quelques recherches et un bris accidentel du mat principal, il découvre un message secret et se lance dans ce qu'il croit être un futur très bon reportage.

Enlevé puis séquestré sur un bateau en partance, il fait la connaissance du capitaine Haddock et se retrouve bon gré, mal gré embarqué dans une aventure dangereuse mais pleine d'aventure au coté de cet escogriffe râleur, saoul comme un polonais la plupart du temps et qui pourtant est le seul à pouvoir livrer à Tintin le secret de la Licorne, ce bateau légendaire qui vit un Chevalier célèbre combattre Rackham le Rouge.

Bon j'ai envie de dire qu'on connait un peu tous l'histoire. Par contre ce projet m'a mis en panique quand j'ai appris l'adaptation de ce grand classique d'Hergé. D'accord l'auteur avait dit "si on doit m'adapter je veux que ce soit Steven Spielberg" mais comment ne pas croire que c'était soit une boutade, soit s'il était sérieux qu'Hergé pensait plus au Spielberg d'alors qu'à celui de maintenant. Car oui, je continue d'aller voir les Spielberg, mais je suis souvent très déçu de ce que je vois alors qu'il m'émerveillait autrefois... Ensuite peut-on adapter Hergé ? Les films d'animation sortis de ces bouquins ne sont que des copies de la timeline de la bande dessinée après tout. Alors Spielberg seul, cela ne m'inspirait pas vraiment confiance. Mais le projet s'étoffant, c'est vite devenu une assez grande attente. Peter Jackson à la production (j'ai adoré District 9 et reconnu son apport de producteur au film), Steven Moffat à l'adaptation et aux dialogues (excusez du peu) et un défi : faire marcher ce films aux USA là ou Tintin (prononcez "tine-tine") n'est pas une oeuvre sanctifiée mais une BD comme tant d'autre.

Ajoutons à cela qu'entre les défenseurs de la bande dessinée qui refusent une adaptation hollywoodienne et les fans absolus de Spielberg qui disent qu'il a tous les droits d'adapter Hergé comme il le veut, j'ai personnellement assisté à un petit échange  électronique qui ressemblait plus à un dialogue de sourds qu'à une conversation (merci Facebook ;) ). Alors ça donne quoi ? Et bien ma foi, j'ai fort apprécié le résultat. Le film tente de trouver un équilibre pas évident entre l'histoire originale et la transgression (la trahison ?) choisie d'en faire un film orienté aventure mais surtout action avec de très longue scènes de poursuites majestueusement orchestrées. Bien plus impressionnantes que les quelques actions de la bande dessinée, les scènes d'action placent le film clairement sur les rangs des blockbusters du moment mais avec classe et en n’oubliant jamais de respecter tant les moments clés de l’histoire que les petites références qui font plaisir.

Le maitre mot de cette adaptation est d’ailleurs le respect, aussi étonnant que cela puisse paraitre puisque l’action a été fortement musclée mais toujours dans le respect du personnage et en maintenant un univers très référentiel de l’histoire, des détails et des psychologies originales. Spielberg apporte ses propres références, naturellement, en tournant la plupart des poursuites à la manière d’un Indiana Jones. Le soucis principal du film étant une arythmie chronique entre l’action nécessaire pour le but à atteindre (le marché américain) et l’histoire un peu verbeuse et autoréférentielle de Tintin, soit on apprécie les deux parties indépendemment soit l’une des deux choque. Pour ma part cela ne m’a pas empêché de passer un vrai bon moment. Avec quelques instants de vrai pur bonheur lorsque rentre en scène Milou (et un autre chien), car on retrouve « notre » Milou agrémenté d’un vrai comportement canin (il sniffe tout ce qui bouge et est bien plus joueur que le personnage de la bande dessinée) et là le mélange fonctionne parfaitement et est très bien vu. Les séquences du capitaine Haddock, quasi intégralement reprises de la bande dessinée, sont elles aussi extraordinaires.

Le respect est tellement là, qu’on trouve étrange de ne jamais voir le personnage sortir un téléphone portable ou devoir aller à la bibliothèque pour mener son enquête en cherchant à l’ancienne. Et c’est là que le côté « daté » fait remonter la question philosophique du film, peut-on faire un blockbuster américain avec Tintin ? Car oui c’est bien Tintin que l’on adapte et il en est question à tous les plans même les plus plongés dans l’action. Et pour répondre enfin à cette question lancinante, je crois que oui. Oui Tintin, même avec le défaut de rythme vaut le coup d’être vu, oui on peut adapter Tintin, encore aujourd’hui à condition de ne pas en faire non plus n’importe quoi et je trouve l’équilibre assez bien respecté dans ce film-ci. Alors évidemment si on ne veut surtout pas voir un film américain de Tintin, il est inutile d’entrer dans la salle, mais les compromis de l’objectif « de producteur » et le réel plaisir que provoque les moments « totalement Tintin » du film se marient sans heurt notable et franchement on passe un très bon moment.

Côté technique, pas de fausse note, le trio à la génèse du projet doit beaucoup à mon sens à Robert Zemeckis et ses différents films en motion capture intégrale (Le Pôle Express ou le plus récent techniquement Le Drôle de Noel de Scrooge). Tintin apporte néanmoins une évolution technique notable en réalisme des personnages sur des détails infimes (rides, pilosité) qui font toute la différence.

La conclusion de

Tintin permettra peut-être de faire découvrir ou redécouvrir un univers sanctifié par déjà 4 générations de lecteurs (les petits de 7 à 77 ans sont déjà dépassés), mais ce n’était pas le but premier du film, ceux qui peuvent accepter l’américanisation de l’action pour en faire un projet viable économiquement aux Etats-Unis (condition sine qua non de la pérennité du projet qui est à terme de faire une trilogie) prendront surement leur pied à voir ce Tintin dont les aventures sont très bien mises en valeur dans ce film. Ceux qui ne connaissent pas le personnage devraient adhérer par le biais d’une réalisation énergique et les autres outre leur décompte extatique des références aux BD d’Hergé apprécieront le respect très prononcé pour le matériau original.

Que faut-il en retenir ?

  • La technique irréprochable
  • Tintin (Jamie Bell et Haddock (Andy Serkis)
  • Milou, plus canin que l'original mais génial

Que faut-il oublier ?

  • Un rythme étrange du fait du mélange un peu au chausse-pied entre Tintin et un blockbuster un petit peu trop Indyana Jones à certains moments

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