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Critique du Film d'animation : The Prodigies
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Critique du Film d'animation : The Prodigies

Avis critique rédigé par Gil P. le samedi 11 juin 2011 à 1141

Dumb and Dumber

Jim Farrar est un enfant qui a un secret. Enfant battu, on retrouve ses parents morts, la version officielle indique qu’ils se sont suicidés... Mais Jim sait lui, ce qui s’est passé.

Jim Farrar est un enfant qui a un secret. Doué de capacités intellectuelles hors du commun, il est repéré par un mécène qui lui apprend à utiliser ses capacités exceptionnelles (à plus d’un titre) et l’engage comme chercheur et professeur dans son université pour surdoués.

Jim Farrar est un adulte qui a un secret. Il gardera toujours sur le cœur d’avoir dans un accès de colère tué ses parents. Et il veut aider son tuteur dans la recherche d’enfants comme lui qui possèdent des pouvoirs surnaturels. Car oui, Jim peut contrôle n’importe qui. S’il le veut.

Jim Farrar est un adulte très secret, il a développé un jeu diffusé gratuitement partout dans le monde qui lui permet d’identifier les profils des enfants qui seraient comme lui... Alors que son tuteur se meurt, il trouve 5 candidats d’un coup. Saura-t-il s’occuper d’eux pour les faire profiter de la sagesse que lui a enseignée son tuteur ? Car “à grands pouvoirs, grandes responsabilités” © Spiderman, Marvel.

Je ne sais pas vraiment par où commencer pour parler de The Prodigies, ça ressemble à une méga production animée principalement française (Studio 37) en 3D, motion capture et cel-shading. Rien que l’accumulation de techno et de termes techniques fait penser à Monsieur Plus, célèbre vendeur de cacahuètes.

Commençons donc par le plus objectif, le film reprend la structure de La Nuit des enfants rois de Bernard Lenteric et une partie de l’histoire tout en modernisant le propos dans un monde actuel globalisé et fan de télé réalité. La première partie du film montre une intrigue rythmée et graphiquement intéressante dans les partis pris de caméras et lance un film malheureusement trop manichéen mais qui fait miroiter une complexification à mesure qu’on sent le potentiel de l’histoire et de la liberté que l’animation peut se permettre par rapport  à un film live. Et c’est justement vers le milieu, après une scène violente et éprouvante vraiment intéressante... que le film perd tout intérêt et finit par ennuyer sur toute la deuxième partie un spectateur vaguement réveillé par quelques scènes à grand spectacle un peu plus intéressantes mais sans plus. Les parties violentes du film sont les seules vraiment soignée et qui se révèlent passionnantes, nous renvoyant à nos propres perversions d’adorer tant de violence.

Au milieu du métrage, il semble que la réalisation s’oublie, que plus aucun morceau de bravoure ne soit possible à part deux scènes de nouveau violentes. Le film passe alors d’une histoire branchée et surnaturelle à un style totalement désuet et barbant : le naturalisme.

Je n’ai rien contre Emile Zola - c’est faux, je déteste en lire, ça m’ennuie profondément, mais au moins lui ne ment pas sur la marchandise, on sait qu’il fait du naturalisme et que la situation va être décrite sans que rien ne se passe de la propre volonté des personnages et que rien ne puisse empêcher l’irrémédiable fin qui n’a d’importance que parce que cela obsède l’auteur et pourtant le lecteur lui s’en fiche, voit bien dès le début où cela va aller et n’a plus pour se distraire que le style du roman qu’il lit… Le problème c’est que quand c’est du Zola, au moins on a un certain style… Ici  à partir du moment où le film devient naturaliste, on n’a plus que la description lente de la déchéance d’une situation sur laquelle le personnage principal ne pourra plus intervenir (ce n’est même pas sa faute, on ne peut lui en vouloir) et qui va décliner vers une fin évidente ou ni le bien ni le mal n’a rien à faire, c’est juste du naturalisme, sans style et sans passion. Comme une adaptation non d’un roman des années 80 mais de l’Assomoir (E. Zola, 1877).

Pour un film qui commence sur des bases ultra modernes et avec un parti pris graphique, ça fait mal, très mal, car le film donne dans sa première partie un espoir qu’on regrette ensuite pendant 45 minutes en regardant notre montre.

Ajoutons à cela que le chara-design est plus que discutable, que l’animation est mauvaise à certains moments (notamment une scène en ascenseur pixellisée…), qu’un des personnages marche avec un balais à un endroit inconvenant et que la doublure française est relativement mal jouée. Des dialogues niais, un manque de twist, un manque total de rigueur dans le rythme de la deuxième partie du film, n’en jetez plus s’il vous plait.

Si vous avez néanmoins dépassé le seuil de la salle et que vous lisez cette critique au bout de 40 minutes du film dans l’espoir que je vous confirme que les 10 minutes d’ennui que vous venez de subir vont s’arrêter, sortez de la salle, vous avez vu l’essentiel.

Pour ma part et parce que les concepts techniques et le fond de l'histoire est tout de même évocateur, je vais me replonger dans les médias que ce métrage évoque sans jamais pouvoir en atteindre la force (ni la finesse). Avec un bon A Scanner Darkly (Richard Linklater, 2006) pour l'adaptation de roman Cel-shadée et un ultime Le Village des damnés (Wolf Rilla, 1960 - ou son remake par John Carpenter, si vous n'aimez pas le noir et blanc) pour le côté parfois sombre de nos têtes blondes.

La conclusion de

J’allais voir le film avec envie et j’ai été magistralement déçu, car le rythme promis au début du film se perd à la fin, car le film se fait vite ennuyant et que l’on ne peut que constater qu’on avait raison à la fin de se demander sérieusement s’il ne valait pas mieux se lever pour partir plutôt que s’ennuyer 40 minutes… Mais est il possible de s’en convaincre alors que le sujet est passionnant et que l’on voit clairement que cela pourrait être un bon film ? Que tout les graines sont là mais qu’on a oublié l’engrais et l’eau pour faire pousser les germes d’un bon film ? La sécheresse aurait-elle eu des conséquences inattendues dans le cinéma français ?

Que faut-il en retenir ?

  • des séquences fortes tant en émotion qu'en maitrise technique
  • une histoire de départ qui laisse présager un bon dénouement
  • une vision assez crue sur le monde moderne

Que faut-il oublier ?

  • acteurs (VF) peu investis
  • quelques incohérences de qualité technique
  • un film totalement manichéen
  • le naturalisme mis en scène à partir de la moitié du métrage
  • le rythme de la seconde moitié du film

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