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Critique de la Bande Dessinée : Terres lointaines, Tome 1
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Critique de la Bande Dessinée : Terres lointaines, Tome 1

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 10 octobre 2010 à 2348

Paul et sa langouste

En provenance de la planète Terre,  la famille du jeune Paul arrive, après un  long voyage, sur Altaïr-3, où ils doivent retrouver leur père. Cependant, au bout de plusieurs heures d'attentes sur le parking de l'astroport, ils doivent se rendre à l'évidence : ils ont été oubliés ! Alors que sa mère réussit à trouver un travail pour subvenir à leur besoin, Paul continue de chercher son père. Sans succès. Un  soir, dans le quartier populaire où ils ont trouvé un logement, Paul, sa mère et sa jeune sœur Daphné sont agressés par des voyous.  Quand une étrange créature aux allures de langouste se porte à leur secours...

Scénarisé par Leo, le premier tome porte bien sa marque, avec cette arrivée sur une planète sauvage et hostile, riche d'un faune et d'une flore à la fois atypique et très dangereuse.  Si l'idée de base est assez classique (un jeune homme qui part à l'aventure pour retrouver son père), le développement est intéressant, tant Léo parvient à créer une véritable ambiance à travers une galerie de personnages accrocheurs  et l'entretien de l'inévitable mystère (l'inexplicable disparition d'une civilisation). Ainsi, le scénario de Terres Lointaines mêle avec habileté énigme aux enjeux universels et petites histoires personnelles, celles qui font la richesse des personnages.

Ici, dans ce premier opus, le récit est divisé en deux parties. On débute par l'arrivée sur la planète Altair-3, où l'on découvre ces cités coloniales humaines, refuges de la lie de l'humanité. On y fait la connaissance de Step, de la race des Stepanerks. Avec sa philosophie de vie, son allure de crustacé un peu ridicule, totalement décalée par rapport à ses extraordinaires capacités martiales, intellectuelles et sensorielles, il évoque les héros les plus réussis des BDs de Moebius et même un peu la logique placide de monsieur Spock (Star Trek). Bien sûr, cette première partie souffre un petit du processus de mise en place de l'intrigue, mais elle reste très agréable à suivre (même si, pour le moment, l'adversité est un peu molle). Puis, à partir de la page 27, commence la grande aventure, du planet opera  comme sait si bien le faire l'auteur des Mondes d'Aldebaran, en compagnie d'une sympathique équipe de scientifiques cherchant à percer les mystères de cette planète abandonnée sans raison par ses habitants. Tous les personnages, y compris le Stepanerk y jouent un rôle, ce qui donne au récit une excellente variation de points de vue. Par contre, pour le moment, tout cela est un peu trop gentil, presque naïf (cf. la rencontre avec les cétacés en colère).

Par contre, pour ce qui est du rendu visuel, je n'adhère pas vraiment au dessin d'Icar; un brin vieillot, manquant de volume, de détails dans les décors et aux traits parfois simplistes. C'est franchement moyen. Heureusement, le dessinateur est assez convaincant quand il s'agit de donner une dynamique aux scènes d'action (planches 30 & 31, par exemple) et parvient assez bien à retranscrire les différentes ambiances exotiques.  Au final, son trait n'est pas plus désagréable que celui de Leo (qui déplait à de nombreux lecteurs) mais laisse un peu trop souvent transparaitre sa perfectibilité (notamment dans les visages, aux rendus irréguliers).

La conclusion de

Plutôt intéressante, cette nouvelle saga de Leo. Ici, scénariste brésilien a confié le dessin à Icar, pour un résultat graphique qui n’est guère meilleur que lorsqu’il se charge de tout le travail. Le scénario est du Leo pur jus - une jeune personne qui va se construire une personnalité en découvrant, en compagnie du lecteur, les spécificités d’une planète sauvage – mais avec un petit plus assez sympathique, qui a une grande influence sur le cours du récit : le Stepanerk, une créature alien à l’apparence de langouste..

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario accrocheur
  • Le Stepanerk, un personnage alien sympathique
  • Du planet opera riche en découvertes
  • Pas de temps mort
  • Pour tout type de lecteurs

Que faut-il oublier ?

  • Un tome de mise en place
  •  Le trait d’Icar, assez moyen
  •  Du pur Leo, donc sans surprise
  • Un peu trop gentillet

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