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Critique du Film : La Traque
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Critique du Film : La Traque

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 20 septembre 2010 à 1035

La chasse est ouverte !

La vie de famille, ce n’est jamais simple, surtout lorsqu'il faut trouver moyen de faire la conversation à beau-papa, pour lui parler de sa brillante et tendre fille. Lorsqu'une partie de chasse est organisée afin d'y traquer un gros sanglier qui mettrait en péril l'exploitation agricole du grand-père, Nathan saisit cette occasion pour aborder ce délicat sujet. Une affaire compliquée, d’autant plus que la partie de chasse se révèle loin d'être aisée, ils vont en effet très vite se rendre compte qu'ils ne sont plus les traqueurs, mais bien les traqués...

Situation de départ

En France, conduire un projet de film de « genre » se traduit souvent un véritable parcours du combattant, et quand la production prend forme, le budget alloué s’élève le plus souvent au minimum syndical. Proie se situe dans cette ingrate catégorie, ou faute de moyens conséquents il a fallu à Antoine Blossier rechercher comment, sans trop en montrer de sa créature, du moins dans son intégralité, rendre efficace ce Razorback à la sauce française. Si l’on considère toutes ces contraintes, force est de dire que le réalisateur s'en sort plutôt bien.

Pourtant, l’entame de « Proie » laisse présager de l'inverse. Débutant sur l’exploitation d’une crise familiale à la sauce « Dallas », le film peut inquiéter, surtout que le jeu des comédiens fait à ce moment dans la caricature (cela s’arrangera par la suite). Heureusement, une fois que le groupe pénètre dans les bois, la donne change,  Antoine Blossier semblant bien plus à l'aise pour mettre en image la traque que la présentation de ses personnages.



Lorsque l'imagination est mise à contribution...

Côté chasse, celle-ci est assez palpitante. Faute de nous montrer la bête, Antoine Blossier opte pour une atmosphère oppressante dans le style Alien (surtout le troisième volet). On peut y voir matérialiser des idées de plans assez similaires, comme le face à face entre la bête et le personnage principal, ou encore l’une des séquences de poursuite où la caméra suit le fuyard tout en s’inclinant progressivement. L'ensemble est toutefois bien « digéré », et les références ne sautent pas forcément aux yeux. Globalement, durant une grande partie du film, on ne prête pas forcément attention au fait que « la bête (génétiquement modifiée) » ne soit pas montrée, l'imagination du spectateur faisant tout le travail. Cependant, le choix d’un compromis – qui est de nous montrer juste la tête – entraine la déception, le spectateur pouvant trouver qu’il en voit à la fois trop et pas assez.

Parmi les belles réussites, on évoquera aussi le travail sur le son. La proie joue énormément sur les bruitages, les silences, la musique… Le travail effectué sur cet aspect est remarquable. Ce que l’on ne voit pas à l'écran on l'imagine par le son. Il y a donc toujours là une grande volonté de faire travailler l'imaginaire du spectateur. Et tant que l'on ne voit pas la tête de la bête, cela fonctionne vraiment bien.

Quand la nature se rebelle !

Dans « Proie », on peut y voir aussi une très légère approche écologique. Suite à la consommation de produits industriels, les sangliers se seraient transformés. Une idée amusante, qui fait penser quelque peu à Princesse Mononoké, on regrettera d’ailleurs que la démarche ne soit pas plus approfondie.

Il sera aussi question dans « proie » de la nature humaine et de l’instinct de survie. À plusieurs reprise dans le film l’instinct de survie pourra prendre le dessus – ou pas - sur le fait de secourir un membre de se propre famille. C’est d’ailleurs l’attrait principal du film d’Antoine Bloissier, car la lâcheté ou le courage ne se situent jamais bien loin, ce qui conduira d’ailleurs à une fin particulièrement réussie.

La conclusion de

« La Proie » sans être un très grand film, a le mérite d’être un bon divertissement. Plutôt bien orchestré, il correspond aussi à un type de films quasiment jamais abordé en France.

Que faut-il en retenir ?

  • Une mise en image efficace,
  • un excellent travail sur le son,
  • un final réussi,
  • une histoire peu habituelle en comparativement à la production Française.

Que faut-il oublier ?

  • Une mise en place un peu longue,
  • Quelques maladresses.

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