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Critique de la Bande Dessinée : La menace Grisrocs
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Critique de la Bande Dessinée : La menace Grisrocs

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 6 septembre 2010 à 1743

C’est surement un foutu ninja-loot..

Deuxième tome du cycle de Waow, univers d'heroic fantasy comique inspiré du jeu vidéo World of Warcraft, La menace Grisrocs nous invite à suivre les tribulations épico-burlesques d'un duo d'aventuriers; le jeune Darkill et son chaperon, le puissant Badorin. Dans cet album, leurs pas vont les conduire au duché de l'eau, où ils vont avoir la tache d'éliminer le clan d'orcs de Grath'eulozob et les gnolls qui opèrent des raids dans la région. La tache ne sera pas simple, d'autant plus que, du haut de sa vieille tour, Moraudan, un magicien renégat, est bien décidé à leur mener la vie dure...

Toujours construit à partir du même concept, c'est à dire coucher sur le papier et scénariser des séances de jeu du World of Warcraft en prenant bien soin de mettre en avant les aspects absurdes, et donc comiques, de ce MMORPG, La menace Griscros voit son efficacité reposer sur l'expérience personnelle de LE FAB. Le monde de Razemoth (clin d'oeil évident à Azeroth, l'univers de WOW) est donc un endroit étrange, où l'on peut mourir en boucle sans conséquence, où les jeunes guerriers causent un langage bizarre (SMS), où la mort de créatures monstrueuses se traduit en gain d'XP - des créatures qui, d'ailleurs, ne tardent pas à se relever si vous trainez trop dans le coin -, où la finalité des batailles dépend de "l'aggro" et du "buff", où la puissance des héros ne se mesure pas à leur courage et leur noblesse d'âme mais à leur "level" et où les monstres peuvent être "élites".

Badorin est d'ailleurs un level 58, autant dire qu'il s'ennuie fortement avec Darkill, qui atteint à peine le niveau 20. Heureusement, certaines rencontres vont distraire son "roleplay". Ils vont ainsi retrouver la jolie démoniste Maleficia (oui, encore un nom en carton, comme la plupart des avatars se baladant sur Azéroth), qui depuis le premier opus, a effectué un sacré bout de chemin. Moins réjouissant (du moins pour Badorin, qui doit déjà supporter le puéril Darkill) est l'entrée dans le groupe d'un autre "kevin", le "fufu" Killbilldouze (je vous l’avais bien dit !). Bon nombre des gags de ce tome 2 reposent donc sur le comportement à la fois suicidaire et enthousiaste de Darkill qui se jette sur l'ennemi comme la misère sur le monde... et qui n'arrete pas de crever. La bêtise de ce gamin insouciant se voit cependant concurrencer par celle de l'idéaliste Grotang, un orc joué par quelqu'un qui s'est apparemment trompé, et de jeu, et de personnage. Le scénario est donc une succession de boucheries (notamment quand Badorin s'en mêle, son niveau en faisant une machine à tuer dans ces zones pour personnages de bas niveau), de gags visuels (les points d'exclamation sur les notables confiant les quêtes) et d'humour de situation (les groupes qui se font et se défont sans autre forme de politesse, Darkill qui "chopant l'aggro" se retrouve avec une horde de gnolls aux trousses...). Bref, sans être d'une efficacité extraordinaire, l'humour bon enfant qui se dégage de l'album fonctionne assez bien - surtout si vous êtes un habitué des MMORPG - et l'on sourit donc assez souvent.  Et comme LE FAB ne se contente pas de grossièrement retranscrire ses séances de jeu mais se penche à construire une véritable histoire, avec de vrais personnages - lesquels commencent à devenir sympathiques -, on finit par trouver assez divertissante cette petite épopée.

Par contre, pour ce qui est du dessin de Kitex, le constat se révèle moins flatteur. Il est certain que le dessinateur est un peu coincé par la charte graphique du jeu dont la BD fait référence (tout comme Mick, avec une mise en couleur très vive, proche des chromatiques de WoW). Kitex se doit de fournir un travail qui évoque l'univer d'Azeroth, tout en prenant bien garde d'éviter de pencher vers le plagiat. On a donc un style mélangeant ligne claire et manga, au trait lisse peu travaillé et au rendu un peu naïf. On sera donc indulgent sur ce point, d'autant plus que le but de Kitex n'est pas de nous en mettre plein les yeux. Par contre, force est de dire que le résultat final est de qualité très variable. Certaines planches sont de très bonne facture (voire excellentes) alors que d'autres semblent un peu précipitées (je n'ose dire bâclées). En fait, régulièrement, l'on tombe sur des cadres, avec des personnages aux expressions à peine esquissées et des décors minimalistes, qui auraient mérités plus d'attention (Kitex est-il la victime d'un rythme de parution trop intensif?). Ainsi, même si la qualité du dessin reste supérieure (et d'assez loin) à celui de la BD officielle de World of Warcraft, l'ensemble reste perfectible. On est en droit d'attendre mieux.

La conclusion de

Bande dessinée bourrée de private joke, le tome 2 de WAOW s'adresse avant tout aux joueurs de World of Warcraft qui se retrouveront surement un peu en Badorin ou en Darkill, les héros de ce cycle. A coté de cela, les non initiés y verront un gentil album d'humour parodique assez amusant, de facture moyenne, à la fois par le contenu de son scénario et par la qualité de ses dessins. Les plus jeunes apprécieront.

Que faut-il en retenir ?

  • Bourré de private joke pour fans de WoW
  • Un scénario amusant et riche en péripéties

Que faut-il oublier ?

  • Un humour peu incisif
  • Destiné à un public de niche
  • Un manque de régularité dans le dessin

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