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Critique de la Bande Dessinée : The key quête quouest tou
The key quête quouest tou >

Critique de la Bande Dessinée : The key quête quouest tou

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 5 septembre 2010 à 1408

On s'tire... ça pue la Toussaint par ici!

Tu déboules ici comme un spermatozoïde endimanché pour la fête de l’ovule et tu voudrais les félicitations du jury en plus ?

Cela faisait trois ans que Krän, son garou domestique et son compère obsédé Kunu, avaient disparu dans les méandres bordéliques du labyrinthe qu’est le Nadaland.  Trois années que l’on était sans nouvelle de la bande la plus crados, la plus vulgaire et la plus débile de tous les univers d’heroic-fantasy. Et voilà qu’en 2009, par le plus grands des hasards, l’on tombe, au coin d’une allée de ce pays des choses perdues, sur le grand guerrier amateur de bières et de belles fesses, accompagnée de sa boule de poil. Apparemment, il a paumé Kunu, occupé à tenter de voler un trésor gardé un démon, mais il a toujours à ses cotés ses nouveaux compagnons : le nain écossais Minibar, l’elfe vert Mégodasse et le centaure en chaussette avec un slip en peau de cornemuse. Bref, rien que de l’abruti qualité premier choix…

On pourrait reprocher à Eric Hérenguel de nous avoir laissé tomber. C’est vrai, trois ans, c’est très long, surtout que le précédent tome s’achevait sur un terrible cliffhanger. Mais comme à toute chose malheur est bon, l’on se rend rapidement compte, à la lecture de cette Key Quête Quouest Tou,   que cette longue pause a permis à l’auteur de retrouver sa prose humoristique et son sens du détournement comique.  Dans ce tome 9, Eric Herenguel apparaît en effet comme à nouveau inspiré. Personnages stupides et ridicules (mais présentant tous les vices de l’humanité), rencontres avec des individus hauts en couleurs (le gnome Mimolet, gardien du pays des chaussettes perdues) et visite de lieux improbables (génial, le mur des têtes de con !) font de cet album le plus réussi des ouvrages parodiques  qu’il m’ait été donné de lire ces derniers temps (supérieur au donjon de Naheulbeuk, Waow et Paladin).  Les jeux de mots sont très drôles, Krän n’a jamais eu le verbe aussi acide et certaines situations sont à la fois bien débiles et excellemment trouvées (comme la tronche de Politicard servant de ballon et marchant à la flatterie).

Bref, on retrouve le Krän de ses débuts, quand chaque page présentait son gag, souvent graveleux ou cruel, mais sacrément efficace. Seule différence, et pas des moindres, ce tome 9 est nettement moins salace. En effet, si, à l’origine, les aventuriers s’étaient aventurés en Nadaland dans leur quête du Pays des Bombasses, ce n’est pas encore ici qu’ils vont le trouver, la seule fille présente dans l’album étant la méchante sorcière Felony. On est donc en peine de plans serrés sur des croupes féminines, des répliques grivoises de Krän et des regards obscènes de Kunu. Ce n’est finalement pas plus mal car la série avait fini par tomber dans l’excès et s’enliser dans cet aspect lubrique (cf. La Princesse Viagra).

J'vous aime bien, les nains! Je pourrais facilement inaugurer un nouveau mur avec vous... Un special têtes de noeuds.

Techniquement, pas de grands changements dans le style et l’application d’Eric Herenguel. On se situe dans une bonne moyenne avec un dessin tout en rondeur, une mise en cadre assez dynamique et des personnages rigolos dotés de jeux d’expressions très caricaturaux.  Le trait est simple et efficace, sans être remarquable, et la mise en couleur de Carole Beau joue des nuances pour donner au Nadaland une impression de mirage.  Du boulot de bonne facture, plus destiné à coller aux délires scénaristiques de l’auteur qu’à se démarquer par son excellence. C’est l’essentiel.

La conclusion de

Evidemment, tous ne vont pas apprécier cette répétition d’humour graveleux, ces jeux de mots débiles et cette bande d’antihéros crétins et/ou dégueulasses que contient cette sorte de Lanfeust trash. Cependant, si vous êtes amateur d’œuvres parodiques exploitant des univers d’heroic fantasy et que vous avez un tant soit peu l’esprit potache, sachez que ce The Key Quête Quouest Tou est un excellent album, le rire étant souvent au rendez-vous. Après un petit coup de moins bien (le calamiteux Princesse Viagra et une encyclopédie peu convaincante), il semblerait qu’Eric Herenguel ait retrouvé sa verve comique (les bienfaits d’une pause prolongée ?). Tant mieux.

Que faut-il en retenir ?

  • Un bon retour de la série
  • Des jeux de mots très drôles
  • Des personnages déjantés
  • Des situations délirantes
  • Un dessin de bonne facture

Que faut-il oublier ?

  • Une mécanique comique qui peut lasser
  • Un univers qui ne fait pas dans la finesse

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