75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°2 : Remontez le temps jusqu'à l'installation de votre Adblocker et rajoutez-nous en liste blanche.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : Le dernier exorcisme
Le dernier exorcisme >

Critique du Film : Le dernier exorcisme

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 23 août 2010 à 1821

Crédulité...

Après avoir exercé durant plusieurs années une activité de faux exorciste, le révérend Cotton Marcus est pris de remords. Il décide de se racheter en témoignant dans un documentaire qui a pour but de démystifier certaines croyances. Pour arriver à ses fins, et prouver la crédulité des gens, il se rend dans une ferme au fin fond de la Louisiane pour exercer ce qui devrait être son dernier exorcisme, sa dernière imposture.

On peut aisément se demander pourquoi ces dernières années le cinéma essaie tant de se rapprocher de la télévision, en lorgnant notamment du coté du documentaire. Certes le procédé n'est pas nouveau, Ruggero Deodato avait réussi avec son Cannibal Holocaust à dégager une violence encore inédite à l'écran, puis, des années plus tard, Blair Witch avait là aussi bien mené son coup, grâce à une ambiance bien instaurée et surtout une idée qui n'était pas encore reprise à tout va. Désormais, les films "caméra témoin" sont devenus légion, synonymes le plus souvent de procédés opportunistes, appuyé par un public de plus en plus conditionné et adepte d'une télévision dite de télé-réalité, aidant largement les producteurs à y trouver une rentabilité rapide sans que cela soit trop couteux et trop risqué.

Si un film comme District 9 avait su jouer sur différents procédés, en débutant avec un style reportage pour revenir vers des techniques de réalisation plus traditionnelles, Le dernier exorcisme s'inscrit directement dans le film 100% caméra-témoin, soit la formule basique que l'on retrouve régulièrement depuis maintenant plus de cinq ans. Sur les notes de production, on peut lire que les auteurs ont utilisé comme amorce le projet d'un documentaire des années 70 qui suivait les escroqueries d'un prêcheur. Une idée qui semblait plutôt intéressante dans une Amérique aujourd’hui de plus en plus portée à écouter la parole de Dieu. L'idée de départ était donc séduisante, la finalité le sera d'ailleurs tout autant, mais voilà le problème de ce dernier exorcisme se situe dans une construction totalement bancale et remplie de contradictions.

Si la réalisation de Daniel Stamm parait bien moins tremblotante que celle de ses prédécesseurs, voire plus soignée et crédible dans le cadre d'un reportage professionnel, elle n'offre pas pour autant quelque chose de nouveau. On pense d'emblée à Diary of the Dead lorsque les caméras doivent être coupées, à [REC.] pour l'aspect reportage sur le vif, et à Blair Witch pour les dernières minutes qui précèdent le générique de fin. Il est aussi aisé d’appréhender la finalité de chaque situation. Cependant, les deux plus gros problèmes se situent dans la construction narrative et la pose de rythme. Il faudra attendre la bonne moitié du film avant de rentrer dans le vif du sujet. Arrivé le moment attendu, le métrage s'engouffre alors dans une sorte de grosse redite de L'Exorciste - excepté qu'ici, le spectateur étant complice, l'amusement est plus de rigueur que le véritable effroi. Passée cette étape, les scénaristes nous baladent sur deux ou trois fausses pistes aussi grotesques que peu effrayantes pour enfin en arriver à la vraie intrigue, la fameuse révélation, qui se voit bouclée en cinq malheureuses minutes. Sans compter quelle est tellement mal amenée qu'elle torpille au passage le discours de départ. Bref, en plus donc de souffrir d'un gros déséquilibre narratif, le final,  qui aurait pu être intéressant dans un autre film, semble conçu ici comme une formule commerciale, oubliant au passage toute forme de véritable sincérité dans l’approche d’un sujet délicat. Et rendant au passage plus de la moitié du film inutile.

Le plus regrettable dans tout cela est que les acteurs semblent vraiment croire au projet, et dégagent tous une belle sincérité, en particulier Patrick Fabian dont le charisme et le bagout apparaissent comme totalement naturels. En le voyant, il ne fait aucun doute que l'on pourrait se laisser abuser par le charlatan qu'il interprète. Patrick Fabian pourrait même, en raison de sa performance, être l'élément principal qui pourrait inciter à voir ce dernier exorcisme.

La conclusion de

Le dernier exorcisme aurait peut-être était un bon DTV (direct to video), mais il ne présente, cinématographique parlant, aucun intérêt. De plus, même s’il part sur une idée intéressante, il arrive même à la désamorcer pour finalement se conduire en produit commercial de masse, profitant ainsi du succès de ses aînés tout en n’apportant rien de nouveau. Heureusement Patrick Fabian est là pour apporter un peu d'attrait au récit. Le film lui doit donc beaucoup.

Que faut-il en retenir ?

  • Un très bon casting,
  • Une mise en image correcte,
  • Une idée qui aurait pu être intéressante.

Que faut-il oublier ?

  • Une très mauvaise gestion du rythme,
  • un film guère effrayant,
  • un scénario qui s'égare et ne sait plus où il va,
  • ras-le-bol de cette vague du faux-documentaire !

Acheter Le dernier exorcisme en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Le dernier exorcisme sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+