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Gonger, la malédiction >

Critique du Téléfilm : Gonger, la malédiction

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 27 juillet 2010 à 01:02

Un terrible héritage

Quinze ans après l'avoir quitté, Philipp retourne dans son village natal pour y régler une affaire d'héritage. Arrivé sur place, il retrouve ses anciens amis mais son séjour ranime aussi de très mauvais souvenirs, comme la mort de ses parents. Une mort qui, il va le découvrir progressivement, n'est pas aussi accidentelle que l'on avait voulu lui faire croire.

Gonger, la malédiction, débute à la manière d'un film gothique à base de maison hantée. Un bled paumé, un temps de chien, une grande demeure lugubre qui se dresse en bord de mer. A l’intérieur ;  les meubles recouverts de draps blancs, les portes qui s'ouvrent sans raison en grinçant, des flashs étranges, une cave noyée dans l'obscurité... Puis, par une transition de décor et d’enjeux, on change de registre avec l'arrivée du Gonger, un esprit sans repos qui semble en vouloir à  Philipp et à ses anciens amis, tous liés par une obscure malédiction. Philipp va alors devoir mener un double combat, protéger ses amis du gonger et découvrir les responsables de la conspiration qui a causé la mort affreuse de ses parents. Et pour cela, il va devoir fouiller dans le passé du village d’Altbrunnstedt.

Avec son spectre jaillissant du brouillard et sa communauté portant le fardeau d’une lourde malédiction, la trame principale de Gonger évoque bien entendu l’intrigue de Fog. On y retrouve même l'histoire du journal planqué dans un mur ! Quelque part, c'est un peu comme si le scénario du film de John Carpenter était tombé dans les mains des producteurs de Derrick. Donc, évidemment, l'on a droit à une relecture toute germanique de cette histoire de spectre vengeur, avec une inévitable baisse de rythme et une surenchère de joutes dialoguées aussi énergiques qu'un discours de Droopy. Pourtant, malgré sa dégaine un brin mollassonne, le script de Gonger est assez intéressant car il surprend par une composition plus élaborée que l’on aurait pu le penser à la vue des premières minutes. En effet, en accompagnant Philipp -  aidé de son amie Helma –  dans ses investigations destinées à lever le voile de secret qui entoure  la mort de ses parents, le spectateur va découvrir que le script de Gonger ne se contente pas d’être une simple histoire de revenant car on y a glissé un lot d’éléments inattendus empruntés à des œuvres aux univers très éloignés ( Le Fantome de Milburn, La malédiction, les yurei eiga, et même Le sixième sens, la vieille série TV d’Anthony Lawrence…).

Au niveau de la réalisation, Christian Theede s'est penché à créer une atmosphère mélangeant l’imagerie gothique et ambiance évoquant les slashers ruraux des années 80-90, comme Souviens-toi... l'été dernier et Vendredi 13. La photographie est donc très soignée et les prises de vue (qui sollicitent beaucoup la steadycam) jouent avec le hors-cadre, utilisant à bon escient le manque de profondeur de champ dû à l'omniprésence de la brume (principalement durant les séquences de meurtres). Au final, on obtient les fruits d’un travail très académique, certes sans grande originalité et même très fournie en clichés, mais plutôt de bonne facture.  On peut néanmoins regretter la présence d’erreurs regrettables et évitables, comme un spectre qui laisse des traces de pieds nus alors qu’il porte des bottines, qui apparaît n’importe où mais qui met un temps fou pour parvenir à ouvrir une porte de salle de bain et qui adopte un comportement  empruntant trop aux fantômes asiatiques.

L’interprétation est de bon aloi. Le groupe de jeunes comédiens composant Philipp et ses amis se comportent plutôt bien même s’ils ont tendance à trop essayer de se fondre dans un moule de série B américaine. Plus typiques sont les acteurs plus âgés, avec notamment Vadim Glowna (dans le rôle du maire) et surtout Heinz W. Krückeberg, vraiment excellent en doyen meurtri par le poids d’un terrible secret porté depuis deux générations. Quand au rôle du gonger, alias Eric Hansen, il a été confié à Dario Stankewitz, un jeune acteur de onze ans, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il parvient parfaitement à rendre son personnage inquiétant.

45

Avec sa réalisation appliquée mais guère inventive et son manque de rythme, Gonger, la malédiction aurait pu être un terrible navet s’il n’avait bénéficié d’un scénario certes bourré de défauts et d’incohérences mais relativement intriguant. De plus, la distribution se débrouille pas mal, la photographie est élégante, deux autres aspects qui font du téléfilm de Christian Theede un spectacle définitivement regardable.

Critique de publiée le 27 juillet 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Une histoire intrigante
  • Belle photographie
  • Interprétation générale honorable

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario comportant des incohérences
  • Une réalisation appliquée mais sans génie
  • Un manque de rythme Beaucoup de clichés

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