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Critique du Film : Le Silence des ombres
Le Silence des ombres >

Critique du Film : Le Silence des ombres

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 19 juillet 2010 à 0753

Dans la vie, il faut y croire!

Cara Jessup, une psychiatre, reçoit la visite d’un nouveau patient, Adam, qui présentent tous les signes de troubles de la personnalité. Au cours des consultations avec ce dernier et après enquête, elle découvre que toutes les personnalités citées par son patient ont existé et sont mortes. Prise dans un besoin de comprendre ce qui arrive au patient, Cara va alors plonger dans un univers occulte et ésotérique. Un univers dont on ne revient pas forcément...

Sept ans après le très sympathique «Identity», Michael Cooney écrit une nouvelle histoire tournant autour des troubles psychiatriques, excepté que cette fois le scénariste opte pour le surnaturel. Mais voilà, Michael Cooney, volontairement ou non, dirige son scénario sur un terrain dangereux : celui de la foi, en pointant du doigt les athées et les antithéistes et en faisant d’eux les seuls et uniques victimes du film. Shelter délivre ici un message des plus douteux, se montrant tolérant pour toute forme de croyances, mais condamnant les personnes n’ayant aucune conviction religieuse ou ayant renoncées à la leur. De plus le message étant passé de manière balourde (la faute au scénariste ou au réalisateur ?), il ne passe pas du tout et arrive à créer à la fois le détachement du spectateur envers l’histoire, mais aussi le ressenti d’une leçon morale fortement indigeste.

Le ratage et les maladresses multiples de Shelter ne s’arrêtent - hélas - pas à ce seul aspect. Le film commence de manière honorable, sous la forme d’une enquête, certes assez traditionnelle, mais qui a le mérite d’être assez intéressante et intrigante. Cependant, en milieu de métrage, on bascule dans le Grand Guignol et l’on assiste à une complète désimplication des deux réalisateurs, comme s’ils prenaient conscience à ce moment-là de la stupidité du scénario. Le film se met à basculer au cours d’une scène où le personnage interprété par Nathan Corddry analyse une vidéo montrant une sorte d’ombre mouvante. Alors qu’il n’arrive pas à découvrir ce que peut bien être cette forme noire, une petite fille jouant de la batterie l’amène à penser que la fameuse silhouette peut très bien être en fait une onde auditive. Converti dans une sorte de schéma 3D, pour redevenir un son, il résulte de l’opération le nom du grand méchant qui assassine les pauvres gens, tout cela camouflé sous une forme visuelle. À partir de cet instant, plus rien dans le film n’est à sauver, hormis la lumière - qui reste globalement bien travaillée sur toute la longueur du film - et le jeu des acteurs qui essaient tant bien que mal rendre crédible ce qui se passe (peu de choses, en fait).

En voyant un film comme Shelter, on peut aisément imaginer la conversation des hauts cadres du studio : -
- à qui nous pouvons confier un scénario comme celui-ci ?»
- je ne sais pas, pourquoi pas un réalisateur étranger ? Il sera fier de faire son premier film américain et aura l’avantage d’être très obéissant ! »
- ça tombe bien, j’ai là un couple de réalisateurs suédois, Måns Mårlind et Björn Stein, qui ont fait un film assez correct intitulé Strom. Puis, ce n’est pas trop mal pour l’exportation d’avoir des étrangers ! »
- justement, pour la distribution mondiale, qui va s’en charger ? »
- Appelle Mel, le film est très prêcheur, cela devrait lui plaire et il voudra certainement le distribuer via Icon production ! ».

Dire que Måns Mårlind et Björn Stein aient fait du mauvais travail serait mentir. Comme dit plus haut,  l’aspect technique est soigné et la direction d’acteurs assez correcte (Jonathan Rhys Meyers et Julianne Moore sont même très convainquant), mais les deux réalisateurs semblent n’avoir rien tenté pour changer les aspects "lourdingues" du scénario. Pire, ils ont même eu tendance à les souligner encore plus, n’hésitant jamais à insérer de multiples «Jump scares», afin d’essayer de faire sursauter gratuitement sans que cela serve l’ambiance du film, ou encore à souligner les diverses révélations, les faisant trainer en longueur, comme s’ils voulaient bien que tous les aspects ridicules du scénario ne passent pas à côté du spectateur.

La conclusion de

Shelter, est un énorme gâchis et une grosse déception. Si la mise en image est «techniquement» correcte et le jeu des acteurs plus qu’honorable, tout cela se voit détruit par un scénario alignant les clichés, les maladresses, et apparaissant comme un insistant message prêchant la parole de Dieu tout puissant. Morale de l’histoire : soyez tolérant, croyez en un Dieu, sinon, faites gaffe, le méchant n’est pas loin.... Amen.

Que faut-il en retenir ?

  • Un aspect technique soigné,
  • de bon acteurs.

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario alignant les clichés et les maladresses,
  • un film prétentieux,
  • des gros problème de rythme,
  • un message douteux.

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