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Chambara Beauty 2 - The Vortex >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Chambara Beauty 2 - The Vortex

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 28 juin 2010 à 18:38

Bikini Samourai Squad Strikes Back!

 

On s'en souvient (non?): lors d'un mouvementé premier volet, Aya, la jolie samourai en bikini, avait réussi - avec l'aide de Reiko, une sniper toute de cuir vêtue - à arracher sa jeune sœur Saki des griffes d'un savant fou et de son gang de morts-vivants. Pour ce faire, les deux héroïnes avaient dû éliminer quantité de zombie, au cours de périlleuses et élégantes chorégraphies sanglantes, pour un final aussi glorieux que dramatique.

Dans Oneechanbara VorteX, on retrouve la plus coquette des samourai girls, la lolita qui parvient à manier le sabre sans se casser un ongle (qu'elle a pourtant sacrément longs), défaire sa coiffure sophistiquée ou déranger les plumes de son corsage pigeonnant. Accompagnée de sa jeune sœur, la schoolgirl Saki, elle continue sa quête exterminatrice, équarrissant des hordes de zombies grâce à sa science dans l'Art du sabre. On retrouve également ces étranges zombies, qui se montrent si patauds dans les moments normaux mais qui deviennent bondissants et très lestes dés l'entame des passages musclés. Puis, un jour, la route du duo croise celle d'Himiko, une sorcière manipulatrice. Cette dernière parvient à berner l'innocente Saki et à lui faire croire qu'elle peut lui rendre ses parents assassinés, mais pour cela elle aurait besoin d'un peu de son sang Imichi. Saki va alors rejoindre le camp de l'ennemi et les deux sœurs vont se dresser l'une contre l'autre...

Dans ce deuxième volet réalisé par Tsuyoshi Shôji, on retrouve sans surprise les éléments mis en place lors du précédent opus. En effet, adaptation cinématographique d'un jeu vidéo essentiellement axé sur les combats, Oneechanbara VorteX colle à son support originel et repose donc sur un scénario alibi, prétexte à une débauche de chorégraphies martiales. Des combats d'ailleurs très bien dirigés et bénéficiant d'amusants effets numériques (on flirte souvent avec le manganime) et d'un excellent montage; toutes ces composantes amenant une sacrée dose d'énergie aux prouesses martiales des héroïnes. Tous les aspects du film, que cela soit la structure narrative en levelling, les poses des personnages, les prises de vue et la réalisation nous ramènent à une impression de cinématique classieuse de jeu vidéo, les lolitas de pixels étant remplacées ici par des comédiennes tout aussi aguichantes.

Tsuyoshi Shôji, succédant à Yôhei Fukuda, va d'ailleurs encore plus loin que son confrère dans le rendu vidéo-ludique, usant et abusant d'effets numériques et sonores, de majestueux ralentis et de spectaculaires arrêts sur image pour amener à son métrage toute la dynamique possible. Bien sûr, il n'oublie pas d'y introduire les habituelles gerbes de sang numérique qui inondent l'objectif de la caméra, donnant à l'image un coté arty un brin décalé (et assez cheap). Bref, techniquement, si l'on met de coté le maquillage des zombies (très perfectible), c'est du bon boulot et l'on ne s'ennuie pas une seconde dés l'instant où les protagonistes adoptent des comportements belliqueux. A coté de cela, il est bon de signaler que le choix de réalisation prive le métrage de tout le potentiel horrifique habituellement proposé par le zombie movie. Oneechanbara VorteX est donc plus un film d'action avec des zombies aux comportements bizarres (qui disparaissent quand ils sont détruits, ne laissant qu'une mare de sang et quelques fripes derrière eux!) qu'un véritable film d'horreur.

Le principal problème est que, mis à part cette bonne maitrise dans les chorégraphies et le constat d'une esthétique bien chiadée, Oneechanbara VorteX ne propose pas grand chose de captivant. Un scénario linéaire (qui ne tient d'ailleurs pas du tout compte des évènements du volet précédent) et sans aucun suspens, baignant dans une naïveté de sentai pour ados et des décors redondants, qui ne décolle jamais hormis lors de son final, surprenant par son climax un brin barré. En effet, le film de Tsuyoshi Shôji s'achève par un rocambolesque règlement de compte entre méchants et gentils, sur un ring improvisé entouré par un parterre de zombies. Aya et son ami Ryu y affrontent une sorcière qui, privé du sang maudit du clan Imichi, apparait sous la forme d'une version féminine de l'empereur Palpatine. Dans une débauche d'effets spéciaux matérialisant une cérémonie de sang, la sorcière Himiko, revigorée, va reprendre une forme bien plus agréable (mais dévoiler ses oreilles décollées) et croiser le fer avec Aya, armée de la plus improbable (et la plus ridicule) des armes. Un final complètement déjanté qui compense un peu, par sa folie potache et ses exubérances, un film sinon très monotone et au traitement trop sérieux.

Au niveau de l'interprétation, par rapport au premier volet, on assiste à un renouvellement total du casting. Dans le rôle d'Aya, la talentueuse Eri Otoguro est remplacée par Yû Tejima, une actrice également très jolie et assez tonique mais, il faut bien l'avouer, nettement moins convaincante qu'Otoguro dés qu'il s'agit de débiter deux lignes de dialogue. Heureusement pour l'intérêt du film, elle agit plus qu'elle ne parle. A coté d'elle, on peut découvrir une Rika Kawamura très sexy dans la tenue moulante de Reiko (elle remplace Manami Hashimoto). La belle ne joue pas, hélas pour nos mirettes, un rôle majeur dans le déroulement de l'intrigue. Pour en terminer avec le casting des gentilles, c'est Akari Ozawa qui prend la place de Chise Nakamura dans la tenue de schoolgirl de Saki. La jeune fille se débrouille d'ailleurs plutôt bien un sabre à la main. Du coté des méchants, c'est Kumi Imura qui incarne Misery alias Himiko, la Reine des Zombies, un personnage démoniaque qui joue de son innocente et juvénile apparence pour parvenir à ses fins inavouables. La comédienne s'en sort d'ailleurs correctement dans un rôle qui apparait vraiment comme le plus éculé des clichés. A noter que le seul rôle masculin d'importance échoit à Hoshina Youhei, qui interprète Ryu, un gentil garçon un peu largué par les évènements.

45

Une toute nouvelle équipe pour cette fausse suite d'Oneechanbara... pour un résultat finalement assez similaire. Des bonnes chorégraphies martiales, que l'on trouvera bien filmées si l'on aime le rendu manganime, une atmosphère video-ludique assez présente, de jolies jap-idols, tels sont les points forts du film de Tsuyoshi Shôji. En conclusion, si vous aimez les films d'horreur bien éprouvants, les scénarios tordus et les performances dramatiques pointues, ce divertissement un peu crétin et absolument pas original (qui aurait mérité un traitement plus fun) n'est vraiment pas fait pour vous.

Critique de publiée le 28 juin 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation chiadée
  • De jolies comédiennes
  • De bonnes chorégraphies martiales
  • Un final rocambolesque et amusant

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario dans intérêt
  • Des personnages sans âme
  • Aucun suspens
  • Aspect horrifique inexistant
  • Un peu trop sérieux
  • Des zombies maquillés à la pelle à tarte

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