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Critique du film (direct to vidéo) : Détour mortel 3 [2010], par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le vendredi 19 février 2010 à 09h52

Trop sérieux pour être réussi...

Le film commençait pourtant bien. Une rivière, quatre jeunes la descendant en canoé, des plans larges sur la nature environnante ne manquant pas de rappeler le mythique Délivrance, et puis une escale qui allait tourner mal ; les jeunes hommes partent chercher du bois pour faire du feu, les jeunes filles se mettent topless, ça commence à flirter et à se tripoter lorsque les monstres passent à l'attaque. Les morts sont joyeusement gore, les procédés complètement débiles, mais le tout est efficace et, surtout, cette ringardise assumée à l'écran est réellement amusante. Pendant une dizaine de minutes, Détour Mortel 3 marche sur les traces de son très réjouissant prédecesseur, introduisant un long-métrage que l'on préssentait d'ores et déjà très fun à regarder. Et puis, soudain, tout s'arrête. Le film redevient sérieux, le propos est recentré, la mise en scène décalée est reléguée au placard pour laisser place à un survival pur et dur, opposant des méchants prisonniers à deux mutants bien plus méchants qu'eux.

Le principe même des Détour Mortel a toujours été assez consternant ; prenant pour pitch de départ un ersatz de la La colline a des yeux - en remplaçant des montagnes par de la forêt - les deux précédents films mettaient en scène une confrontation entre un groupe de personnes dites normales et des mutants cannibales increvables (à ce niveau, on devrait même dire immortels). Rien de très original donc, d'autant que les scénarios étaient particulièrement mal écrits, sauf que Rob Schmidt avait réussi, dans le premier opus, à créer un semblant de suspens grâce à quelques belles scènes, et que Joe Lynch avait pris pour parti de conforter la débilité du propos en livrant un long-métrage qui s'apparentait à un nanar assumé. Loin d'être formellement bons, les deux films se laissaient donc regarder, pour des raisons différentes. L'opportunité de voir un troisième volet restait donc une option quelque peu sympathique.

Oui, mais Declan O'Brien, réalisateur de ce troisième opus, n'est visiblement pas Rob Schmidt, et si la première scène montre qu'il aurait pu efficacement jouer sur le terrain de Joe Lynch, il a clairement décidé de ne pas le faire ; ce Détour Mortel 3 revient donc à ce qui a fait le succès du premier film, à savoir un survival pur et dur. C'est donc un groupe de prisonniers qui va se perdre dans cette forêt ; tolards dangereux faisant partis de deux gangs rivaux - les mexicains et, euh, les blancs - ces futures victimes sont désormais armées de divers gros calibres, et font partis de ceux qui ne comptent pas si facilement passer de vie à trépas sous les attaques de mutants dégénérés à la con. Sauf que, pas de chance, on ne les avait pas prévenu qu'ils auraient besoin de leur cerveau, du coup, ils l'ont laissé à la prison, à côté des cabinets. Attaqués par ces deux mutants très décérébrés, ceux-ci ne vont donc pas voir arriver des pièges très grossiers que les spectateurs ont, eux, senti venir à des kilomètres.

Ceux qui ont pu voir les deux précédents opus savent d'ores et déjà que ce mutant increvable - c'est toujours le même depuis le premier film - est particulièrement débile. Et bien, voyez-vous, son QI d'huitre ne sera jamais égalé par la somme des inteligencias présentes dans le camp adverse, c'est dire à quel point la situation est désespérée pour ces prisonniers et désespérante pour le spectateur. En effet, faute d'être un minimum efficaces contre les attaques d'un mutant isolé (le second se faisant tuer au bout de vingt minutes), ces gros cakes passent leurs temps à rouler des mécaniques, à se taper dessus pour savoir lequel pisse le plus loin, à transporter les sacs de billet qu'ils ont trouvé, mais ne tuent jamais le héros qui leur fait les pires crasses possible et tirent toujours à côté du méchant mutant lorsque celui ci se trouve en face d'eux. Incarnés par des comédiens insupportables dans leur façon de se la jouer, ces caricatures n'offrent finalement de réelle satisfaction que lorsqu'ils passent de vie à trépas.

C'est en effet à ce niveau que Détour Mortel 3 sort de son carcan de médiocrité. Les diverses morts sont ainsi souvent bien senties, parfois très drôles, graphiquement violentes et donnant lieu à des effervescences de gore et à quelques effets chocs somme toute assez réussis ; dommage, cependant, que ce sang numérique ne soit pas un seul instant convaincant, et que les effets des divers pièges, en CGI de faible qualité, soient toujours à la limite de la ringardise. D'un point de vue général, le film souffre d'un manque de budget assez flagrant, manque qui se répercute très visiblement sur la qualité des effets spéciaux et sur les maquillages - les mutants, déjà pas bien glorieux dans les opus précédents, sont de plus en plus mal faits au fil des films - mais également sur les décors en règle général, les comédiens semblant constamment errer dans le même tronçon de forêt.

Derrière la caméra, Declan O'Brien n'arrive jamais à palier à toutes les faiblesses de ce script à la fois mal écrit et malheureusement bien trop prévisible pour être efficace. Visiblement pensé comme un survival sans concessions, Détour Mortel 3 est au final bien trop mou pour réussir à un quelconque moment à réellement emporter le spectateur loin de son fauteuil. Long à commencer, long à se finir, manquant cruellement de rythme, le film devient rapidement très ennuyeux ; même la pseudo fin choc manque cruellement de piquant et d'originalité tant on la voyait venir depuis plus de la moitié du film. Techniquement, le film est également loin de casser des briques ; violence graphique mise à part, ses piètres qualités formelles tendent plus à le rapprocher d'un téléfilm que d'un DTV.

La conclusion de à propos du Film (Direct to Vidéo) : Détour mortel 3 [2010]

Vincent L.
35

Après le très fun Détour Mortel 2, qui assumait clairement la débilité de son propos et la bétise de son scénario, on aurait pu avoir le droit à un nouvel opus jouant avec les mêmes ficelles. Sauf que Declan O'Brien a visiblement souhaité retourner aux sources du premier volet, tentant d'offrir aux spectateurs un survival on ne peut plus sérieux. Peine perdue, car si les diverses morts mises en scènes sont vraiments plaisantes, son manque de savoir-faire en tant que réalisateur ne lui permet pas de créer une ambiance suffisamment lourde pour palier aux grosses lacunes du scénario. Tel quel, Détour Mortel 3 manque donc de rythme, de budget, de comédiens et de surprise, et se pose comme un DTV tout juste regardable, pour peu que l'on soit amateur de nanardises.

Que faut-il en retenir ?

  • Des meurtres funs,
  • Du gore, même si numérique,
  • Une première scène bien débile, qui laissait annoncer mieux.

Que faut-il oublier ?

  • Souffre d'un sérieux manque de rythme,
  • Méchants toujours aussi ridicules,
  • Effets spéciaux pourris,
  • Personnages caricaturaux, comédiens énervants,
  • Très prévisible,
  • Trop sérieux, sans second dégré.

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