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Critique du film (direct to vidéo) : Détour Mortel 2 [2008], par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le dimanche 10 février 2008 à 21h16

Meilleur que son prédécesseur...

Souvenez-vous, nous avions laissé nos mutants consanguins débiles, à la fin de Détour Mortel, en flagrant délit de "refus de mourir". Renversé, écrasés, explosés et re-renversés, rien n'y faisait et l'on pressentait bien que l'espérance de vie de nos héros, après le générique de fin, allait être plutôt courte... Ce Détour Mortel 2, sous titré Dead end (expression comportant les mots dead/mort et endfin signifiant tout simplement un "cul de sac"), ne prend donc même pas la peine de s'attacher au destin funeste des malheureux héros du premier volet. A la place, il lance une équipe de télé-réalité dans ces fameux bois peuplé d'autochtones aussi moches qu'agressifs. Pour mémoire, Détour mortel était une sorte d'adaptation de La colline à des yeux, les montagnes du Nouveau-Mexique y étant remplacées par une forêt de Virginie.

Sérieusement, qui aurait l'idée de remettre son short quand il se fait courser par un mutant visiblement agressif ?

Ce second volet, directement sorti en vidéo sans passer par la case cinéma, annonce dès le départ son absence d'ambition. Après un générique reprenant presque image par image celui du premier, la caméra nous emmène à bord d'un cabriolet rouge à l'intérieur duquel une actrice blonde peroxydée récite son texte avec le même ton monocorde qu'aurait un enfant de huit ans récitant sa poésie à son instituteur. Cette dernière, sur les conseils de son agents, se rend au coeur d'une mystérieuse forêt pour participer à une émission de télé-réalité appelée "Apocalypse". En trois phrases et cinq onomatopées, les bases du scénario sont ainsi (maladroitement) posées. Puis, la jeune actrice, décidément trop mauvaise, est abattu aussi sec par le réalisateur au cour d'une scène aussi grand-guignolesque qu'amusante. En quelques minutes, Joe Lynch pose à son tour les bases de son film : Là où le premier volet essayait tant bien que mal de mettre en place un survival sérieux, ce second opus va se dérouler dans le monde du bis, de la bonne vieille série B et parfois, au confins de certaines scènes, dans le Z pur et dur ! Amateurs de Brain Soda, ce film est pour vous !
Le film, affichant le n'importe-quoi de son histoire dès les premières minutes, n'en devient que plus sympathique. Avec son scénario s'assumant dans la débilité, ses quelques clins d'oeil plus ou moins subtils (Battle Royale, Massacre à la tronçonneuse) et un certains nombre de plans gores sympathique, Détour mortel 2 réussit là où son prédécesseur avait échoué. Le principal artisan de cette réussite est donc le seul et unique membre quelque peu talentueux de l'équipe : son réalisateur, Joe Lynch. Visiblement amoureux du genre, il met en scène tant bien que mal le scénario débilitant, donnant à son film un rythme soutenu, et offrant au fan de gore un certains nombre de morts souvent originales.
Henry Rollins, vieux briscard au coeur tendre à qui "on ne la fait pas"

Mais attention, remettons les choses dans leur contexte : Détour mortel 2 reste malgré tout un nanar, qui, c'est certain, ne plaira qu'aux amateurs du genre. Avec ses péripéties courues d'avance, ses personnages arch-caricaturaux (pour reprendre la typologie Brain Soda, nous avons, en vrac, un comique, un sportif con, une self-made-woman, un bon samaritain et une pouf) et ses méchants grotesques, on comprend très vite pourquoi le film n'est pas sorti dans les salles obscures.
D'autant que devant la caméra, les acteurs rivalisent de médiocrité (seul Henry Rollins, dans son rôle pourri de baroudeur au grand coeur, réussit à attirer la sympathie du public). Dans ce lot d'acteurs presque tous vus dans d'autres films d'horreur, on notera la présence de Daniela Alonso qui, après avoir affronté les cousins du Nouveau-Mexique dans La colline à des yeux 2, vient ici coller une cartouche au reste de la famille "mutants débiles" en Virgine. Coïncidence amusante, d'autant que le rôle est sensiblement le même...

La conclusion de à propos du Film (Direct to Vidéo) : Détour Mortel 2 [2008]

Vincent L.
50

Plus potache que le premier volet, ce Détour mortel 2 satisfera amplement les amateurs de nanars grâce à son rythme et à ses effets gores souvent biens pensés (07/10). Pour les autres, passez votre chemin, car la médiocrité du scénario et des comédiens risquent de vous achever bien avant la première demi-heure (03/10).

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario qui s'assume dans la débilité,
  • Un réalisateur qui rempli son contrat,
  • Quelques clins d'œil pour les fans,
  • Des morts bien fichues dans leur manière d'être filmées,
  • La première et la dernière scène, à hurler de rire!

Que faut-il oublier ?

  • Acteurs d'une nullité affligeante,
  • Maquillages des méchants mal fichus,
  • Méchants grotesques,
  • Personnages caricaturaux,
  • Histoire débile,
  • Scénario prévisible.

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