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Critique du film : Le Beau-Père [2009], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 16 décembre 2009 à 18h34

Un beau-père pas vraiment effrayant.

« Remake », voilà un mot répété bien souvent ces dernières années. Réclamant un budget pas forcément conséquent (du moins dans le registre du film de terreur) et profitant d'un nom qui est souvent resté dans les mémoires, soit parce que l'œuvre original était de qualité, soit parce que le « titre » a un temps fait sourire par sa simplicité. Avec un film d'origine marqué par une interprétation correcte mais une réalisation guère meilleure que celle d'un téléfilm « Hollywood night » et un scénario prévisible, Le Beau-Père fait plutôt parti de la seconde catégorie. Un mal pour un bien car, après que « La Dernière maison sur la gauche» nous ait réconcilié cette année avec l'idée de remake, nous pouvions alors espérer une bonne surprise, l'original ne mettant pas la barre foncièrement haute.

Après l'horrible « Prom Night - Le bal de l'horreur », Nelson McCormick s'essaie encore dans le registre horrifique (pas certain que ce terme soit bien approprié) » et du « remake (là, d'accord!) », et il ne fait ici guère mieux. Pourtant, l'idée de s'attaquer à des films à la base peu mémorable n'est pas une mauvaise idée en soi, mais pour cela aurait-il fallu retravailler le scénario dans le bon sens, l'approfondir, le rendre plus surprenant et surtout bénéficier d'un talent de conteur. Manque de chance, le scénariste, J.S. Cardone, est aussi celui du « Prom Night - Le bal de l'horreur » et du « Pacte du sang »... et ce dernier ne semble pas vraiment fait pour le métier! L'histoire reprend tous les poncifs et clichés du genre et surtout n'arrive même pas à se démarquer de son aîné, hormis par un aspect « tout public » plus affirmé. En effet, il n'y a plus une goutte de sang dans ce « beau-père » version 2009, et rien qui puisse choquer, psychologiquement ou visuellement, n'intervient dans le film. Et l'ambiance ? Guère plus salvatrice, puisque dès les 5 premières minutes il devient facile d'établir l'éphéméride des décès et surtout qui survivra. Bref, il devient rapidement évident que nous sommes devant un film opportuniste cherchant à amasser le « roi dollar » en ratissant la plus large audience possible.

Un film apparaissant d'autant plus opportuniste que la production et le réalisateur ne perdent pas  le nord. Bien que le film ne laisse pas la place à la moindre goutte de sang ou au moindre « téton », la jeune Amber Heard traverse toutes ses scènes soit en petite culotte, soit dans un très léger maillot de bain. Quant au souci du réalisme, notre tueur prend soin qu'aucune photo ne circule de lui (alors qu'il y a déjà un portrait-robot), mais ne penses pas une seconde à vérifier s'il laisse des empreintes. Bref, les gants, le beau-père, il ne connait pas. Signalons également, que bien que touchant à toutes les poignées de serrures, bien que tuant à main nue, personne ne pense à vérifier.

Côté semi-positif, l'image est plutôt belle et le son efficace. Ce qui signifie juste que Nelson McCormick est bien entouré et que l'équipe technique, elle, a bien fait son travail. Pour le reste, Nelson McCormick semble plus motivé à encaisser son chèque qu'à vouloir apporter une moindre personnalité à l'ensemble, voire même sur un seul plan. Une politique en général peu adoptée par des productions plus modestes qui justement essaie de compenser la technique par des trouvailles. Si le produit était un « direct to video » on aurait pu plus facilement pardonner en appréhendant ce « beau-père » comme un téléfilm au rendu correct pouvant être diffusé sur TF1 lors d'un 20H30, mais là, il s'agit du grand écran et de contenter des spectateurs qui paient pour avoir un minimum de frayeur - ce qui ne fonctionnera pas aisément, à moins de n'avoir jamais vu de films de ce type auparavant.

Pour ce qui est du casting, Dylan Walsh (Sean McNamara dans la série Nip/Tuck) est bien moins charismatique que Terry O'Quinn, mais a-t-il été aussi bien dirigé ? Les autres font ce qu'ils peuvent, mais la tâche est difficile lorsque le script ne le permet pas. Bref sans être mauvais, comme pour le reste, on n’en retient rien.

La conclusion de à propos du Film : Le Beau-Père [2009]

Richard B.
25

Au final, « le beau-père »d'origine n' était pas un grand film, mais avait pour lui une sincérité que nous ne retrouvons nullement ici. Cette cuvée 2009 est un produit fade, formaté, prévisible, jamais effrayant. Il présente profitan un aspect - purement - technique correct, mais est-ce là l'essentiel ?

Que faut-il en retenir ?

  • l'image est techniquement correct

Que faut-il oublier ?

  • Film insipide
  • un grand nombre de clichés
  • des soucis de rythme
  • pas une goutte de sang

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