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Critique du Film : Le Beau-Père
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Critique du Film : Le Beau-Père

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 10 janvier 2011 à 2327

N'ayez pas peur, vous n'aurez pas peur !

En 2008, Nelson McCormick nous gratifiait d'un Prom Night particulièrement navrant. Remake d'un obscur slasher des années quatre-vingt, le film réussissait la gageure de parvenir à être pire que son prédécesseur, déjà pas bien glorieux. On ne misait alors pas une cacahuète sur la carrière de ce tacheron sans envergure, et sur son devenir en tant que metteur en scène. C'est pourtant oublier qu'à Hollywood, le talent et l'intégrité artistique passent loin derrière la rentabilité, et que son nanar ayant fait une carrière correcte au box-office, de gentils producteurs zélés lui ont confié un nouveau remake, celui d'un autre long-métrage des années quatre-vingt (un peu moins obscur que Le bal de l'horreur ceci dit ) : Le Beau-Père. Dans ce film fort oubliable, Terry O'Quinn (qui a triomphé par la suite dans la série Lost) interprétait un psychopathe allant de famille en famille pour épouser une mère célibataire, et faisant passer de vie à trepas tout ceux qui se mettaient sur son chemin (tout le monde en gros).

Vous en conviendrez, le scénario du film de 1988 ne faisait pas vraiment dans l'original, et l'absence de profondeur des personnages, le manque de charisme des comédiens et les situations hyper-convenues n'étaient rattrapés que de justesse par l'interprétation convaincante de Terry O'Quinn. Refaire Le Beau-Père n'était donc pas en soit une idée très risquée, d'une part dans la mesure où il était facilement possible de faire bien mieux, d'autre part parce que ce scénario hyper convenu a tellement été mangé à toutes les sauces (citons L'intru pour s'intéresser au plus récent) qu'on aurait presque pu ne pas parler de remake, s'il n'avait pas été question de surfer sur la petite popularité du film original, bien sur. Mais dans les mains de Nelson McCormick, qui semble avoir le pouvoir de transformer le toc en merde, le résultat final a réussit à être bien pire que l'original. Vous savez ce qu'on dit, "une fois : accident ; deux fois : coïncidence ; trois fois...". On verra la prochaine fois... ou pas...

Le beau-père version 2009 est donc un film particulièrement navrant. Heureusement pour lui, McCormick sait s'entourer de technicien suffisamment qualifiés pour donner à son film une qualité visuelle acceptable. L'image de Patrick Cady est correcte, la musique de Charlie Clouser tient la route (même s'il ne s'est visiblement pas foulé), le montage est fluide, bref, techniquement, le film tient suffisamment la route pour ne pas s'apparenter à un vulgaire téléfilm, ce qu'il est pourtant ; plus que cela, d'ailleurs, Le beau-père est un mauvais téléfilm, du style de ceux que l'on pouvait avoir dans les Hollywood Night dans les années quatre-vingt dix (et qui sont devenus une référence de médiocrité avec le temps). Sauf que contrairement à ces derniers, le film de Nelson McCormick ne compense pas avec de la violence ou du cul gratuit ; c'est bien simple, il faut ratisser l'audience la plus large possible, quitte à faire un long-métrage uniquement apte à terrifier les moins de dix ans.

L'impression d'être en présence d'une production télévisée est d'autant plus forte que les acteurs qui donnent vie au film sont tous issus de séries télévisées : Dylan Wash (Nip/Tuck), Sela Ward (Once & Again), Jon Tenney (The Closer), Sherry Stringfield (Urgences), Pen Badgley (Gossip Girl) ou Paige Turco (Damages). Tous ont ainsi suffisamment d'expérience pour réussir à jouer plutôt convenablement avec pas grand chose, mais aucun n'arrive vraiment à sortir du lot avec une interprétation remarquable ; la chose est d'autant plus dommage pour Dylan Wash qui, coincé dans son rôle d'un psychopathe de pacotille, rame comme pas deux pour avoir l'air le plus terrifiant possible, mais échoue lamentablement en livrant un jeu caricatural. Dans le lot, finalement, seule Amber Heard parvient à marquer le spectateur (mais pas la spectatrice), mais malheureusement pas par ses qualités de comédienne : c'est bien simple, à chacune de ses apparitions, elle est simplement vétue d'un petit bikini affriolant.

De toute façon, on ne pourra pas repprocher au casting d'être ouvertement venu cachetonner. Car si Nelson McCormick est en grande partie responsable du désastre, il ne faut pas non plus oublier la responsabilité conséquente qui pèse sur les épaules de son scénariste, J.S. Cardone. Déjà responsable de Prom Night - Le bal de l'horreur (le remake), ainsi que d'autres long-métrage peu avouables (Le Pacte du sang, Sniper 3, Alien Hunter, bref, que du lourd), ce dernier aligne sans aucune honte les pires clichés du genre dans son script (comportements "terrifiants" du psychopathe, regards sombres et énigmatiques), et ce sans jamais s'embarasser d'aucun élément de logique (le mec laisse des empreintes partout, que la police ne pense visiblement pas à relever). Soyons honnête, on pourrait presque rigoler an voyant cette déferlante d'effets de mauvais goût (le coup du cintre, notamment, est plus cocasse qu'angoissant), si derrière la caméra, Nelson McCormick n'enfonçait pas le clou.

On s'en doutait déjà à la vision de Prom Night - Le bal de l'horreur, Nelson McCormick n'a pas l'envergure d'un réalisateur de cinéma. Ayant fait toutes ses armes à la télévisions, sur nombres de séries plutôt oubliables, ce dernier reprend toutes ses techniques de réalisation télé pour les appliquer au cinéma : aucune profondeur de plan, cadres très serrés autour des personnages, Le beau-père est très visiblement formaté pour une diffusion tout public en première partie de soirée (voire pour une exploitation vidéo). En plus de cela, les techniques utilisées sont d'une banalité telle (chat qui saute, méchant qui survient au croisement d'un couloir) qu'elle ne risquent pas d'arracher un sursaut à qui que ce soit. Le tout est enfin enterré par une absence de rythme tellement flagrante que l'on pourrait presque la croire volontaire. Non, définitivement, Nelson McCormick n'a rien à faire dans des productions cinématographiques, et ce d'autant plus lorsqu'elles sont destinées à effrayer un spectateur déjà blasé.

La conclusion de

Après avoir commis un Prom Night - Le bal de l'horreur plus que médiocre, Nelson McCormick poursuit son œuvre fait de remakes navrants de films à la base plus que moyens. Avouons que s'il n'y avait pas grand chose à faire pour transformer le long-métrage d'origine en un spectacle basique mais sympathique, McCormick a pourtant réussi à livrer un machin à peine digne d'un téléfilm de troisième zone. C'est bien simple, à chaque minute bien poussive de ce bidule sans intérêt, on est juste consterné ; présenter un truc aussi navrant au public, avouez qu'il ne faut pas avoir honte de grand chose...

Que faut-il en retenir ?

  • Une qualité technique correcte,
  • Euh... les tenues d'Amber Heard ?

Que faut-il oublier ?

  • Accumule tous les pires clichés du monde,
  • Interprétation au mieux fadasse,
  • Rythme proche de l'encéphalogramme plat,
  • Réalisation de téléfilm,
  • Aucune violence graphique,
  • Globalement d'un ridicule affligeant.

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