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Critique du Film : Le réveil du Cobra
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Critique du Film : Le réveil du Cobra

Avis critique rédigé par Vincent L. le dimanche 13 décembre 2009 à 2129

Franchement débile, mais potentiellement amusant...

Faire des films inspirés d'une gamme de jouets n'est pas à proprement parler quelquechose de nouveau ; souvenez vous, en 1987, Les Maitres de l'Univers voyaient déjà Dolph Lundgren et Frank Langella donner vie aux figurines plastiques qu'étaient Musclor et Squelettor. Bien sur, depuis les succès au box-office des Transformers de Michael Bay, un fait nouveau a été pris en compte par les majors hollywoodiennes : le concept peut financièrement être très rentable. Visant à la fois les teenagers fans de grosses productions pétaradantes, ainsi qu'un public de trentenaires nostalgiques souhaitant ainsi retrouver un morceau de leur enfance passée, ces nouveaux blockbusters partent de rien, n'arrivent nulle part, mais se payent malgré tout des succès au box-office et ce en dépit de qualités artistiques inexistantes. Et ce n'est pas le succès de G.I. Joe - Le réveil du Cobra un peu partout dans le monde, qui va venir stopper ce nouvel état de fait.

Confié au vétéran Stephen Sommers, spécialiste en spectacles décérébrés devenu bankable depuis le succès de La Momie, G.I.Joe est donc la transposition sous un format cinématographique de la gamme de jouets éponyme créée par la firme Hasbro. En effet, bien qu'en réalité G.I. Joe ait avant tout été une bande-dessinée, publiée à la fin des années quarante, c'est pourtant bel et bien la gamme de jouets qui a ici été reactualisée pour mieux entrer dans le XXIème siècle. Le découpage des types de figurines sert donc de base à la construction scénaristique du film : les good guys - organisation GI Joe ou Joes pour les intimes - s'opposent donc aux bad guys - organisation Cobra, qui va se créer pendant le film - pour les empêcher de plonger le monde dans le chaos ; voilà, la totalité du scénario est maintenant dévoilée, GI Joe prenant place dans un monde manichéen où la seule subtilité est que le ninja noir est gentil quand le ninja méchant est blanc.

G.I. Joe est avant tout un film de Stephen Sommers, s'imposant comme un nouvel élément cohérent dans la filmographie du bonhomme. Spécialiste du film d'action bien crétins - il est l'auteur de blockbusters ouvertement débiles comme Un cri dans l'océan ou Van Helsing - le réalisateur possède presque autant de détracteurs que de fans. Il reprend ici les éléments qui ont toujours fait les succès de ses films - une approche second degré, de l'humour bas de plafond, une surenchère de scènes d'actions qui ne se veulent jamais réalistes - ainsi que des tares similaires - personnages sans intérêts, dialogues complètement creux, histoire inexistante, scénario prétexte à se faire succéder des séquences d'actions - le tout enveloppé dans la papier cadeau potentiellement attrayant du blockbuster hollywoodien (on retrouve derrière le chéquier Lorenzo di Bonaventura, le producteur des Transformers).

La distanciation que donne Sommers à son long-métrage rend pourtant G.I. Joe nettement plus sympathique que d'autres grosses productions relevant du même genre, et ce à l'image du trop sérieux Transformers 2,  ce dernier n'essayant jamais de faire passer son film pour ce qu'il n'est pas. En accentuant, bien au contraire, toute la bétise de son scénario jusqu'à porter son bourrinisme primaire à son paroxisme , il donne à son film un petit côté toc à la limite de la parodie volontaire. Le spectacle est donc à ce point regressif que l'on pourrait pratiquement assimiler ça à une suite d'épisodes de dessins-animés des années quatre-vingt, impression fortement renforcée par ce petit côté SF faisant énormément penser à M.A.S.K., une autre gamme de jouets. A l'instar des autres long-métrages du réalisateur, certains adhéreront volontiers à la démarche alors que d'autres ne pourront que grincer des dents en face d'un spectacle volontier détestable.

En effet, à moins de vraiment apprécier le travail du réalisateur, GI Joe reste avant tout autres chose un film artistiquement peu satisfaisant. Ainsi, si le film affiche une bonne maîtrise technique - notamment au niveau de la photographie et des décors - et si Sommers sait comment placer ses caméras pour offrir des scènes d'actions lisibles et rythmées, il peine à maintenir l'attention des spectateurs lors des séquences transitoires où il fait difficilement avancer l'histoire. Ne pouvant s'appuyer sur les personnages, aussi construits que les jouets dont ils sont tirés, ou sur des dialogues aussi creux qu'ineptes, Stephen Sommers joue finalement la carte d'un humour ringard vraiment lourdeau. Niveau effets spéciaux, la déception est là-aussi souvent de mise, les effets numériques étant globalement très moyens ; la vitesse insufflée au long-métrage - via un montage rapide - tend à cacher la chose, mais certains éléments - tel les combinaisons - sont vraiment trop vilains pour pouvoir être cachés par ce subterfuge.

Reste à noter que si le film dispose d'un casting somme toutes assez impressionnant, les acteurs, totalement en roue-libre livrent des prestations dont la diversité n'a d'égal que la médiocrité. Entre les vraiment mauvais (Channing Tatum, Marlon Wayans, Adewale Akinnuoye-Agbaje), les fades (Dennis Quaid, Jonathan Pryce, Brendan Fraser), ceux qui cabotinent à mort (Christopher Eccleston, Arnold Vosloo, Joseph Gordon-Levitt) et celles dont le jeu se limite à une combinaison de cuir moulante et sexy (Sienna Miller, Rachel Nichols), il semble que la prestation la plus satisfaisante vienne de Ray Park, particulièrement crédible dans son rôle de ninja masqué muet. En soit, cela peut presque s'apparenter à une performance que d'avoir pris tant de bons acteurs pour les laisser se vautrer comme ça.

La conclusion de

Dans la série "films adaptés de jouets", G.I Joe : Le réveil du Cobra tient facilement la comparaison avec ses concurrents directs. Cela ne signifie pas que le résultat final est bon, loin de là, mais le film de Stephen Sommers, en assumant ouvertement la bétise de son propos, se hisse facilement au niveau d'un Transformers, s'imposant ce faisant comme un spectacle joyeusement régressif et totalement crétin. A condition que l'on soit en phase avec l'ambiance totalement décérébrée du film, on peut donc passer un moment sympathique, bien que vite oubliable, devant ce blockbuster quelque peu nanardesque qu'est G.I. Joe.

Que faut-il en retenir ?

  • Bien rythmé,
  • Bonne maîtrise technique,
  • Ne se prend pas au sérieux.

Que faut-il oublier ?

  • Histoire vraiment, mais vraiment stupide,
  • Comédiens moins crédibles que des jouets,
  • Personnages aussi crédibles que des jouets,
  • Dialogues ineptes,
  • Effets numériques plutôt moyens.

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