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Critique du Film : Le réveil du Cobra
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Critique du Film : Le réveil du Cobra

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 23 décembre 2009 à 1531

Bourrin et jouissif comme un vieil actionner

La société M.A.R.S. (spécialisée dans les technologies visant à parer aux divers coups de barre que peuvent connaître les gouvernements), dirigée par le magnat Jeff McCullen,  ultime rejeton perfide d’une longue lignée de trafiquants d’armes, vient de mettre au poing une arme de destruction absolument terrible. Issues de la nanotechnologie, ces armes sont capables de désintégrer à la vitesse de l’éclair toutes les structures solides, du béton à l’acier le plus pur.  Après que le convoi transportant les ogives ait été attaqué par des troupes paramilitaires inconnues dirigées par la Baronne et Storm Shadow, la précieuse valise contenant les échantillons de nanobots est confiée au G.I. Joe du général Hawk

J’ai toujours eu un petit faible pour le cinéma de Stephen Sommers, un homme qui porte sans honte son étiquette d’amuseur public. Là encore,  ce sympathique forain (dont le dernier film, Van Helsing, date déjà de cinq ans) a abordé l’adaptation cinématographique de G.I. Joe de la meilleure des manières: sans se prendre au sérieux et en mettant en avant un second degré omniprésent. Pour ce faire, il s’est appuyé sur un script écrit par Stuart Bettie (les Pirates des Caraïbes et le futur Halo), un conglomérat potache de scènes d’action bourrines et de cabotinage  outrancier pour un résultat nettement plus divertissant (parce que plus sincère) que les Transformers de Michael Bay.

En fait, Stephen Sommers nous ramène dans les années 80. G.I. Joe n’est ni plus qu’une série B d’action bénéficiant des dernières technologies en matières d’effets spéciaux. Au programme : courses poursuites (géniales) en voiture, gunfight ultra rythmés à la chorégraphie soignée, combats de nanas sexy en combi de cuir, méchants super méchants, cascades improbables, répliques à deux balles et héros au sourire Pepsodent. Le tout bercé par la musique efficace d’Alan Silvestri,  toujours à l’aise pour composer des partitions en harmonie avec le cinéma musclé. Bref, G.I. Joe, c’est du cinéma décérébré pour spectateurs à la recherche de fun et de démonstrations pyrotechniques.

Coté réalisation, il n’y a pas grand-chose à reprocher à Stephen Sommers. On le sait – et il serait de mauvaise fois de ne pas l’admettre -, le cinéaste est très à l’aise dés qu’il est question de mettre en boîte séquences épiques et péripéties abracadabrantes (la scène de climax de la Momie en est un bon exemple). G.I. Joe, extrêmement bien story-boardé et toujours très lisible, n’échappe pas à la règle et dés l’entame du métrage – le convoi militaire qui tombe dans l’embuscade –, j’ai accroché au rythme trépidant, résultant de prises de vue précises et d’un montage aux petits oignons, pour ne plus lâcher.  Et comme, de plus, le budget confortable (170 millions de dollars) a permis à Stephen Sommers de s’autoriser tous les débordements dans le domaine de la destruction de décors (la géniale séquence de poursuite dans Paris et la destruction de la Tour Eiffel)  et de voitures (une centaine de véhicules ont été détruits pour l’occasion), le spectacle ne manque pas de piquant.

On dira qu’il manque à G.I. Joe (en plus d’un scénario moins débile, bien sûr) un héros vraiment charismatique. En effet, si Marlon Wayans incarne sans mal le traditionnel « buddy » décontracté et optimiste, si  Sienna Miller et Rachel Nichols portent à la perfection leurs tenues moulantes et se débrouillent bien dans les passages musclés, si Christopher Eccleston est délicieusement haïssable, Channing Tatum (qui incarne le personnage central) se trouve être probablement la seule erreur de casting de G.I. Joe. Il manque au personnage de Duke l’assurance des héros de ce type de films et même s’il le rôle n’est pas très bien écrit (le personnage manque de punch lines),  la principale faute en incombe au jeu atone de Channing Tatum. On aurait aimé une sorte de Chuck Norris, on obtient un type qui se fait écraser parfois même par des seconds rôles (Dennis Quaid, notamment) et on en oublie même parfois sa présence. A noter que le film présente, en dehors de ces rôles principaux, une distribution de qualité avec, entre autres, Arnold Vosloo (avec un amusant clin d’œil à La momie), Jonathan Pryce, Ray Park et Joseph Gordon-Levitt. L’on a même droit à un sympathique cameo de Brendan Fraser.

La conclusion de

Petit pape de l’entertainment, Stephen Sommers a approché le projet G.I. Joe de la meilleure des manières : en gardant foi en son cinéma de pur divertissement. En fait, j’aurai tendance à considérer le cinéaste comme un Jack Arnold contemporain, le genre de réalisateur qui donne toujours de son meilleur (sans être un génie) pour satisfaire ses fans… et probablement lui-même. Très à l’aise dans la mise en scène, porté sur un humour dénué de toute vulgarité et les références comics, le cinéaste n’a aucune autre ambition que de divertir le spectateur, et toujours avec une grande sincérité (naïveté ?). Dois-je encore ajouter que je me suis bien amusé à visionner G.I. Joe ?

Que faut-il en retenir ?

  • Des séquences d’action géniales
  • Une réalisation appliquée et respectueuse du public
  • Une bande originale de qualité
  • Un casting sympathique

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario ? Euh, où ça ?
  • Un héros transparent

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