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Critique du Film : Esther
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Critique du Film : Esther

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 23 novembre 2009 à 1420

Une réussite au féminin !

Ne vous y trompez pas, les enfants, derrière des visages d'anges, peuvent cacher de très sombres aspects et peuvent très vite, s'ils le désirent, vous rendre schizophrène, pire encore, vous envoyer plus vite que prévu dans votre tombe. Parfois, ils font ça en groupe (The Children, Le Village des damnés) parfois ils préfèrent agir seul (Damien, La Malédiction, Joshua).

En ce qui concerne Kate Coleman (Vera Farmiga) et John Coleman (Peter Sarsgaard), les enfants, ils aiment ça, et n’en ont pas peur! Pour preuve, il y a déjà Daniel, le grand frère, et Max, la petite sœur, qui souffre malencontreusement de surdité. Chez les Coleman, on désire une grande famille, alors, même si Kate a perdu ce qui aurait dû être leur troisième enfant - elle a d’ailleurs du mal à se remettre de ce drame - et qu'il est déjà jamais aisé de s'occuper d'une petite fille handicapée, il décide d’adopter Esther, une charmante petite fille de 9 ans. Comble du bonheur, la petite Esther est une artiste, ce qui n'est pas pour déplaire à ses futurs parents ! Mais voilà Esther est loin d'être un ange, et il est même probable que le diable en personne puisse avoir de meilleures intentions que cette fillette!

 

Écrit par David Johnson (assistant de production sur les évadés), et Alex Mace (chargé de développement de la société de Dicaprio), « Esther (Orphan pour ce qui est du titre original) » est sur le papier une histoire plutôt bien écrite traitant avant tout du délicat processus, pour une mère, d'acceptation de la perte d'un enfant. Au niveau purement structurel, on peut certainement remarquer que les scénaristes ont fait quelques emprunts à « la malédiction », tout en jouant de cela pour, plus ou moins, surprendre dans la révélation finale. Avec un bon casting et un très bon réalisateur, « Esther » pouvait donc devenir plus qu'un très bon film.

C'est en cela que l'on peut être surpris du choix de la production qui s’est tournée vers Jaume Collet-Serra pour réaliser le film. Ce dernier s'était déjà essayé aux films de terreur, avec peu de réussite puisqu'il s'agissait de la très quelconque « maison de cire ». Si, du point de vue technique, le réalisateur ne fait pas vraiment de faux pas et qu'il a su s'accompagner d'un très bon directeur de la photographie en la personne de Jeff Cutter (en poste actuellement sur le remake des griffes de la nuit), Jaume Collet-Serra manque cruellement d'idées et reprend tous les clichés possibles et imaginables pour essayer de faire sursauter son public. Sur une salle peu habituée, cela peut fonctionner (pour preuve ma voisine du fauteuil de gauche), mais, pour un public habitué à ce type de productions, autant dire que cela ne fonctionne pas - d'autant plus dommage que l'intrigue n'avait pas besoin de ces artifices. À force de vouloir user de trop de formules, et, par moment, de vouloir trop en faire, le réalisateur s'égare et perd même le fond du sujet. Bref, Jaume Collet-Serra manque de subtilité et de créativité et applique la recette créée par d'autres. Cela ne rend pas forcément le film mauvais, mais le fait passer à côté de quelque chose qui aurait pu certainement le distinguer de la masse. Cela est d'autant plus navrant que, côté casting, il y a ici un quasi-sans-faute.

En premier lieu, Vera Farmiga est merveilleuse dans son rôle de mère torturée. Attachante et subtile dans son interprétation, elle arrive en quelques mots, ou par un simple regard, à faire passer tout un panel d'émotion. Le choix porté sur Isabelle Fuhrman est là encore l'une des réussites du film. Le public va adorer la détester. La petite est totalement incroyable et, là encore, arrive à jouer de différents tons, surtout qu'à la vue du final, ce n'était pas forcément simple. Le film est décidément ancré dans la réussite au féminin puisque le dernier atout, côté distribution est une jeune débutante de 8 ans, vivant réellement un problème de surdité et pratiquant pour de bon le langage des signes. Avec sa bouille de petite fille fragile et sa façon d'être naturelle, Aryana Engineer arrive à être aussi mignonne et sympathique qu'avait su l'être Drew Barrymore à l'époque d'E.T. Le seul bémol est à mettre sur le personnage masculin, peut-être aussi le moins bien écrit, avec le jeu d'acteur de Peter Sarsgaard, certes pas mauvais, mais paraissant bien fade et peu intéressant en comparaison des autres.

La conclusion de

Esther est un bon film, cela en partie grâce à son casting féminin tous simplement extraordinaire et un scénario jouant, certes, sur une structure proche de la malédiction, mais écrit avec une certaine habileté. Un aspect que l'on n'attribuera pas à son réalisateur, qui se contente d'utiliser un tonne d'artifices trop souvent vus pour essayer de nous faire peur.

Que faut-il en retenir ?

  • Un très bon casting féminin,
  • un scénario habile,
  • une jolie photographie.

Que faut-il oublier ?

  • Une réalisation assez quelconque,
  • utilisation d'un certain nombre de clichés.

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