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Critique du Roman : Vamphyri
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Critique du Roman : Vamphyri

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 29 octobre 2009 à 1528

Quand l'espionnage montre ses crocs et sort ses griffes

Les ongles de Faethor étaient longs et acérés à l’extrémité de ses doigts fins et lisses. Thibor vit la pointe de l’index tendu virer au rouge, et du sang commença à en couler. L’ongle rose s’ouvrit en deux, telles une coque de noix, sur un doigt boursouflé et palpitant, constellé de veines bleu et vert-de-gris qui se tordaient sous la peau. Le bout à vif s’allongea, s’étira de lui-même vers la chair grise et froide du gitan mort.
Le doigt palpitant n’en était plus un : il s’était mué en un pseudopode d’un substance qui n’était pas de la chair mais une sorte de verge de matière vivante qui battait, un épais serpent sans peau, désormais deux, voire trois fois plus long que lorsqu’il était apparu…


Je me demandais, une fois la dernière page du premier tome du cycle du Nécroscope tournée, comment Brian Lumley allait pouvoir relancer une intrigue qui, à travers un exceptionnel climax, avait trouvé un dénouement qui me semblait quasi définitif. En fait, l’auteur britannique m’a surpris en trouvant une solution bipolaire à ce défi : à la fois dans le flash-back historique et le twist cinématographique, tout en gardant comme partie du système narratif la méthode de « confidence ».

Si le premier tome était construit principalement sur les actions croisées entre le nécromant Dragosani, le vampire Thibor Ferenczy et l’anglais Harry Keogh, le deuxième met en scène de nombreux autres personnages, principaux et secondaires. Il en ressort une impression de fourmillement digne des meilleures intrigues d’espionnage, à laquelle s’ajoute une exceptionnelle lisibilité due à la simplicité de la plume de Brian Lumley, qui nous offre ici à nouveau un captivant mariage entre récit d’espionnage, comic book de super héros, shock horror, science-fiction et horreur gothique.

Dans ce roman, via les confidences de Thibor Ferenczy qui nous projettent dans les Balkans de l’époque féodale, l’on en sait un peu plus sur la nature de ces Wamphyri, espèce parasite symbiote qui trouve refuge dans les corps humains (et autres organismes) pour les transformer en créatures redoutables et assassines. Brian Lumley nous offre là un habile mélange entre le très classique vampire des Carpathes et une relecture SF qui évoque à la fois The Thing de John Carpenter et The Hidden de Jack Sholder. Cette trame va finir par se recouper avec une plus moderne, au cours de laquelle le lecteur va découvrir, en même temps que les membres britanniques de l’INTESP, les particularismes des pays de l’ancien bloc soviétique. A notre que l’écrivain n’use jamais de stéréotypes et présente un éventail de protagonistes communistes (nous sommes en 1977) aux traits subtilement dessinés (j’aime d’ailleurs beaucoup le personnage de Félix Krakovitch).

Puis, comme dans le tome 1 où Brian Lumley avait introduit une trame à la trajectoire finalement sécante avec la principale (l’initiation necroscopique de Harry Keogh), il renouvelle ici l’expérience avec un autre personnage : Yulian Bodescu. Là encore, il s’agit d’une initiation, d’un apprentissage et d’une prise de conscience, mais cette fois-ci Yulian Bodescu n’est pas un jeune prodige pouvant causer avec les morts… mais un Wamphyr ! Et comme dans le premier opus où, finalement, Dragosani l’apprenti wamphyr reste mon personnage préféré, c’est Yulian Bedescu et la lecture de ses terribles exactions (l’étape de domination sur son environnement familial est vraiment génialement décrite, abjecte et captivante) qui m’ont procuré le plus de plaisir de lecture.

La seule petite chose qui me gène dans ce roman est le principe d’utilisation d’Harry Keogh comme une sorte de soupape de sécurité, propice à des raccourcis et des twists un peu trop faciles et prévisibles. Il m’est difficile de vous expliquer cela sans trop en dévoiler sur la nature de l’intrigue, mais je pense qu’Harry Keogh est un personnage un peu trop puissant, presque capable de résoudre, par l’unique utilisation de ses pouvoirs, tous les problèmes que lève ce cycle.

La conclusion de

Avec son intrigue à trames multiples, le Necroscope 2, sous-titré Wamphyri !, est encore plus captivant que le premier opus. Avec ce roman, Brian Lumley nous offre un mélange de genre (récit d’espionnage, conte gothique, comic book de super héros, science fiction et shock horror) absolument épatant, fort en personnages marquants et en rebondissements. Une relecture très originale (et très gore) du mythe vampirique qui se voit ici dépoussiéré de la plus belle des manières.

Que faut-il en retenir ?

  • Une intrigue à trames multiples
  • Une écriture très accessible
  • Des personnages bien dessinés, aux caractères variés
  • Aucun temps mort
  • Une relecture originale du mythe vampirique

Que faut-il oublier ?

  • Harry Keogh : trop puissant ?

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