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Critique du Film : Le monde [presque] perdu
Le monde [presque] perdu >

Critique du Film : Le monde [presque] perdu

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 13 octobre 2009 à 2307

Le film (presque) réussi

Archétype du scientifique génial, anticonformiste et avant-gardiste (donc déconsidéré), le docteur Rick Marshall, inventeur de l'accélérateur de tachyons (qui, must du confort, peut également servir de radio FM) gagne sa vie en animant des cours de physique devant un parterre de morveux turbulents. C'est alors que survient dans sa vie la jolie étudiante Holly Cantrell, qui voit en lui le prochain prix Nobel.

Entraîné par l'enthousiasme d'Holly, le docteur Marshall accepte de finaliser sa machine révolutionnaire. Le couple se rend donc dans le désert Mojave, dans un complexe de rivières souterraines, en compagnie d'un guide fumiste et un brin volubile. Marshall est alors le premier surpris quand, après avoir activé l'accélérateur de tachyons, tous trois se retrouvent soudainement debout en plein désert, sous une voûte céleste présentant trois lunes...

Will Ferrell, célèbre habitué du Saturday Night Live, est considéré aux Etats-Unis comme une superstar. En France, par contre, il est nettement moins connu que ses petits camarades de bac à sable télévisuels, parmi lesquels on peut trouver Martin Short, Jim Carrey, Steve Carell ou Adam Sandler. Il était donc presque inévitable que Land of the Lost, une comédie SF s'inspirant d'une série télé (qui plus est inédite chez nous) des années 90, passe quelque peu inaperçu lors de sa sortie sur les écrans français. Reste à déterminer si l'oeuvre méritait pareil dédain.

Dans Land of the Lost, il y a Will Ferrell, Will Ferrell, et encore Will Ferrell. C'est tout juste s'il laisse une petite place à un tyrannosaure numérique pourtant encombrant, un duo de faire-valoir et un homme des cavernes baptisé Cha-ka (et incarné par Jorma Taccone, nouvelle star du Saturday Night Live). Autant dire que si vous n'aimez pas le style un peu beauf et négligé du comédien (une sorte de Dan Aykroyd trash), vous allez rapidement passer votre chemin, un brin agacé. A coté de cela, le film réalisé par Brad Silberling (les Orphelins Beaudelaire) peut se voir estampillé comme une sorte de stand up cinématographique au cours de laquelle le comédien vedette se voit avalé et chié (oui, ce film est très classe) par un T-Rex rancunier, vidé de son sang par un moustique vampire et leurré par une version reptilienne et perfide d'Howard the Duck. Le tout avec un traitement "gaguesque" un peu trop calculé pour être 100% efficace.

Je n'ai cependant pas trouvé le film désagréable à visionner - j'apprécie fortement, il est vrai, l'humour potache -, surtout quand le récit part dans le délire total, comme lorsque les héros, drogués après absorbé le suc d’étranges et grotesques fruits, font les fous dans une piscine, plantée en plein désert. L'aspect pastiche (Stargate, la porte des étoiles, Star Trek, King Kong, Jurassic Park et bien d'autres) est également fortement présent et contribue à rendre plus digeste cette orgie de gags parfois un peu trop gras (la séquence de danse dans le nid de ptérodactyles est, par exemple, un must de vulgarité flirtant avec l'homophobie). Au final, même si l'on rie parfois, l'on est cependant très loin de la fraîcheur fun d'un Galaxy Quest, et encore moins de la richesse d'un H2G2 : le guide du voyageur galactique.

Au niveau technique, il n'y a pas grand chose à retenir du coté de la réalisation; Brad Silberling filme Will Ferrell faire son one man show. Point barre. Par contre, décors et effets spéciaux sont plutôt réussis avec un T-Rex vraiment expressif (son regard de biais, exprimant la vexation, durant la séquence du pont nature, est absolument génial) et des créatures reptiliennes ridicules, véritables hommages aux séries B de science-fiction des années 50.

La conclusion de

Tout d’abord, il est utile de signaler que si vous ne supportez pas Will Ferrell, ne tentez même pas l’expérience Land of the Lost. Les autres, si vous êtes amusés par l’humour potache et débile à l’américaine, si la vulgarité et le manque de profondeur ne vous gênent pas, il est possible que vous passez un divertissant moment devant cette œuvre alignant des gags plus ou moins réussis et présentant un très convenable niveau technique.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques bons gags
  • Absolument stupide
  • De jolis décors
  • De bons effets spéciaux

Que faut-il oublier ?

  • Un Will Ferrell envahissant
  • Un humour pas toujours très pertinent
  • Absolument stupide

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