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La Petite Sirène >

Critique du Film d'animation : La Petite Sirène

Avis critique rédigé par Bastien L. le vendredi 4 septembre 2009 à 10:21

Polochon en force !

La Petite Sirène fait partie des classiques de Disney qui ont bercé la jeunesse de millions de personnes à travers le monde, et pas seulement parce que c’est un Disney, puisque l’œuvre s’apprécie toujours autant vingt ans plus tard.

Le film est une sorte de retour aux sources de la part de la firme aux grandes oreilles puisqu’elle redonne vie à un conte populaire européen dans la lignée de Blanche-Neige et les sept nains, Cendrillon ou La Belle au bois dormant, avec la mise en avant d’une princesse, tranchant ainsi avec les autres productions des années 1980 (les aventures d’Ariel datent de 1989) que se soit le moyen Oliver & Compagnie ou les moins connus Taram et le chaudron magique et Basil, Detective Privé. Walt Disney lui-même avait fait travailler son studio sur une possible adaptation au début des années 1940. Le fameux conte du Danois Hans Christian Andersen, datant de 1836, est repris à la sauce Disney par deux anciens de la maison : les scénaristes et par ailleurs réalisateurs John Musker et Ron Clements (qui avaient réalisé les aventures de la souris détective). Outre le fait de l’adaptation en dessin animé "moderne", les éléments du scénario se démarquant le plus du conte original sont une fin forcément beaucoup plus positive, l’abandon de l’idée de la quête d’immortalité et un rôle beaucoup plus important donné à la sorcière des mers. On peut donc y voir une adaptation un peu naïve d'un conte vraiment pessimiste mais on reste chez Disney...

L’histoire repose donc sur les épaules de la jeune sirène Ariel, dernière-née du Roi des mers Triton, qui a une fascination sans bornes et dangereuse envers le monde des humains, avec lequel son père interdit tout contact. Si le fait qu’Ariel préfère flâner du côté des épaves avec son fidèle ami Polochon au lieu de se plier aux fonctions de princesse ne pose pas un énorme problème, cela devient une catastrophe sous-marine quant elle tombe amoureuse du beau prince humain Éric qu’elle sauve de la noyade, provoquant la colère noire de son père, ce que l’envieuse sorcière/pieuvre Ursula saura prendre à son compte… L’histoire se sépare donc en deux mondes entre l’océan et le royaume d’Éric que la petite sirène apprendra à connaître. La force des scénarios Disney est ici bien présente avec une histoire assez courte qui réussit à captiver les plus jeunes et à éveiller l’intérêt des plus vieux, notamment grâce à des personnages secondaires comme le crabe tatillon Sébastien, le froussard Polochon ou le goéland complètement barge Eurêka. On s’amuse beaucoup pendant le film, dommage simplement que quelques anachronismes (comme le cuisinier d'Eric citant le nom de Maurice Chevalier...) viennent un peu gâcher la magie de l’ensemble. Pour ce qui est du casting vocal, il est ici impeccable, relevant du fait qu’on a affaire à des professionnels du doublage (Ariel doublée par Claire Guyot aussi connue pour être la voix française du Buffy).

Au niveau des musiques et chansons, éléments centraux des productions Disney, elles sont ici l’œuvre du débutant Alan Menken. Réussissant à renforcer l’histoire avec des chansons que l’on retient vraiment (l’entraînante et comique Sous l’Océan, la magique Embrasse-là voir la chanson "pour les filles" qu’est Partir là-bas). Concernant l’animation, elle est tout simplement sublime : on assiste à un Disney au sommet de son art dans le domaine du dessin animé à l’ancienne avec, par exemple, des passages sous l’eau vraiment sublimes, quelques moments d’anthologies comme la tempête ou un final fait d'éléments conçus à l’ordinateur vraiment bien intégré,s s’éloignant du rendu un peu grotesque que ce mélange avait provoqué sur Oliver & Compagnie. Le tout est vraiment fluide, comme en témoignent les cheveux rouges d’Ariel ou les nombreux animaux et poissons lors des scènes musicales. Le rendu voulu réaliste des personnages (égal à celui des productions cités au début) permet à tout le monde de bien entrer dans l’histoire qui, même si elle n’atteint pas la qualité des premières de l’ère Disney, ouvre quand même un nouvel âge d’or au début des années 1990 où s’engouffreront La Belle et la Bête, Aladdin puis Le Roi lion. Productions dont la qualité dépasse celle de La Petite Sirène car beaucoup plus ambitieuses puisqu'on ne peut s'empêcher de n'y voir qu'un très bon mélange d'anciens Disney dans une histoire un peu courte au final.

80

La Petite Sirène est une bonne histoire de princesse avec une vraie héroïne, une vraie méchante, des personnages secondaires attachants et une beauté graphiques qui n’a rien perdu de son charme. Du grand Disney, à voir d’urgence pour les nouvelles générations ou ceux qui l’ont raté et qui ont encore gardé leur âme d’enfant.

Critique de publiée le 4 septembre 2009.

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