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The Punisher - Zone de guerre >

Critique du Film : The Punisher - Zone de guerre

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 1 juillet 2009 à 16:04

Le retour du cinéma bourrin de série B

Presque dix ans après la très médiocre version de Mark Goldblatt et quatre ans après celle - - à peine meilleure - de Jonathan Hensleigh, voici revenir Frank Castle - l'impitoyable justicier - sur les écrans. C'est Ray Stevenson - très solide acteur britannique devenu célèbre grace son mémorable interprétation de Titus Pullo dans la série Rome - qui, après Dolph Lundgren et Thomas Jane, se voit chargé d'interpréter ce super héros aux méthodes peu orthodoxes et qui se fiche des dommages collatéraux comme de sa première chaussette.

Ecrit sous la tutelle de Nick Santora (Prison Break), le scénario de cette troisième adaptation de l'un des plus violents comics de chez Marvel nous plonge de suite dans le vif du sujet sans respecter les usages (Frank Castle ne nous est même pas introduit). Il s'agit ici de non seulement nous entrainer illico dans un film d'action musclé, mais de respecter à la lettre (le titre, The Punisher: War Zone, est d'ailleurs évocateur) l'esprit de la bande dessinée, riche en explosions de violence, et sans concession dans le domaine graphique. Ainsi, dans cette version, réalisée par la jeune Lexi Alexander (l'excellent Hooligans), Frank Castle est un personnage sans pitié, qui nettoie les rues de sa ville plus par esprit de vengeance que par souci de justice. On le voit d'ailleurs exécuter sans aucune hésitation des truands désarmés, totalement à sa merci - et même revenir sur sa parole donnée.

Dans ce métrage qui pose comme postulat l'expression "la fin justifie les moyens", Frank Castle voit se dresser devant lui le mafieux Billy Russotti, un psychopathe ivre de vengeance après avoir été défiguré par le super héros. Le truand est aidé dans sa machiavélique démarche par son frère, Loony Bin Jin, un mec encore plus fou que lui. Les frères Russotti sont près à tout pour s'emparer du milieu de la pègre locale et éliminer définitivement le Punisher et ses alliés. Frank Castle va alors avoir à lutter contre ces deux frangins enragés et leurs sbires tout en protégeant la femme et la fille d'un policier qu'il a accidentellement tué.

The Punisher: War Zone est un film extrêmement violent... et fun! En effet, pour la mise en forme de son métrage, Lexi Alexander s'est inspirée de ces actionner des années 80 qui mettaient en vedette des nettoyeurs de vermine, ces bourrins au profils monolithiques interprétés par les gros bras de l'époque (Arnold Schwarzenegger, Sylvester Stallone, Chuck Norris, Charles Bronson et consorts). Ainsi, même si The Punisher ne présente pas les délirantes lignes de dialogue de Dent pour Dent, Un Flic dans la ville ou L'Effaceur, la recette est la même avec une débauche de très lisibles séquences hyper musclées portées par une bande originale efficace (ici, Slikpnot, Slayer, Rob Zombie, entre autres). Lexi Alexander, malicieuse, pousse même encore plus loin la démesure bourrine avec quelques séquences absolument stupides mais vraiment drôles, comme lorsque Frank Castle désintègre en plein vol, d'une balle explosive, un yamakazi bondissant, ou quand il explose les têtes, dans des gerbes de sang, sous le regard stupéfait de ses alliés, tout en gardant son air désintéressé.

Au niveau de l'interprétation, Ray Stevenson s'en sort avec les honneurs - il faut dire que j'apprécie vraiment ce comédien. Bon, j'avoue aussi que la tache n'était pas trop difficile étant donné que Frank Castle est un personnage froid et vindicatif (même s'il laisse apparaître, par moment, son humanité) qui ne nécessite pas une excellence dramatique dans le jeu. En face de lui, Dominic West et Doug Hutchinson incarnent les frères Russotti et ils en font des tonnes dans le domaine de la folie crapuleuse. Leur prestation est efficace (un mélange de ridicule et de démence), même si on peut juger celle de Dominic West peu originale tant elle est proche de celle de Jack Nicholson lors de son interprétation du Joker (Batman - 1989). Les trois comédiens sont également entourés d'un parterre de talentueux seconds rôles qui amènent plus d'épaisseur au métrage (Wayne Knight, Julie Benz, Colin Salmon...).

65

Quand on prend conscience du nombre de bouses qui sortent sur les écrans hexagonaux, l'on en vient à se dire qu'il y a quelque chose de pourri dans le royaume du cinéma français. Car The Punisher: War Zone, s'il n'est certainement pas un chef d'oeuvre, est une bonne grosse série B musclée et lobotomisée, à l'humour noir ravageur et explosif. C'est bien simple, on se croirait revenu dans les années 80, quand Swcharzi et Chuck empilaient les bad guys comme Obélix les casques de légionnaires romains. Et je vais vous dire la vérité: j'adore ça!

Critique de publiée le 1er juillet 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation musclée
  • Interprétation correcte
  • Riche en effets gore
  • Humoir noir bien présent

Que faut-il oublier ?

  • Scénario alibi
  • Personnages sans profondeur
  • Vilains manquant d'originalité

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