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Silent Hill : Homecoming >

Critique du Jeu Vidéo : Silent Hill : Homecoming

Avis critique rédigé par Sylvain T. le jeudi 12 février 2009 à 19:34

Quand le noir ne fait plus peur…

Il aura tout de même fallu deux ans à Konami pour enfin sortir un Silent Hill sur consoles nouvelle génération (qui du coup, ne le sont plus vraiment). Avec Homecoming, l’éditeur japonais ne révolutionne pas le genre et reste sur des acquis vieillissants.

Testé sur PC.


Pour ce cinquième opus, Konami a décidé de laisser un studio américain se charger de renouveler la franchise. Et il est vrai qu’on le ressent dès la scène d’introduction où l’on découvre le personnage principal, Alex, enchainé à un lit d’hôpital, découvrant avec angoisse un lieu peu recommandable. Rapidement, notre héros d’infortune va sortir de la salle d’opération pour tenter de comprendre pourquoi il est là, et il va alors rencontrer un enfant, enfermé dans une prison. Dès le début votre but est donc de le sortir de là, mais tout ne va pas se passer comme prévu.

Doté d’une ambiance proche de ce qui a été fait dans les épisodes précédents, les graphismes sont pourtant bien loin d’être aussi bons qu’ils n’y paraissent. Si de loin l’aspect esthétique est clairement tape-à-l’œil, dès que l’on s’approche d’un peu trop près du décor, les pixels sont bien présents et piquent même les yeux lors des passages où la caméra se rapproche d’un mur pour taper un code par exemple. Les effets de lumières sont pourtant fort sympathiques et les couleurs bien dosées, on ressent l’univers malsain et gore dans chaque recoin, que ce soit dans les couloirs de l’hôpital, jonché de corps calcinés ou dépecés, ou en extérieur avec des monstres-infirmières essayant de vous couper au couteau. Car une chose est certaine, c’est que les fans de la franchise s’y retrouveront aisément, ce qui a fait Silent Hill est là, et les développeurs ont réussi à ramener dans leurs paquets de nombreuses créatures connues, ce qui est très plaisant.


Et pourtant, malgré des bruitages particulièrement réussis, des effets de lumières saisissants et une atmosphère unique, Silent Hill : Homecoming est plombé par une jouabilité rigide, datant d’un autre âge. On se rapproche d’une jouabilité à la Resident Evil 4, avec l’option de pouvoir se déplacer tout en continuant à tirer ou à trancher. Elément non-négligeable certes, mais qui est bourré d’inexactitude. Diantre qu’il est compliqué de se déplacer et de viser les ennemis qui s’approchent, car une chose est certaine, c’est que les développeurs ont rajouté parfois tout un tas d’ennemis dans certaines pièces, et le gameplay lent et rébarbatif de Silent Hill : Homecoming font que l’aventure devient très vite frustrante. Pire encore, dorénavant, la saga a le droit aux fameuses scènes contextuelles, on en trouve dans tous les jeux d’aujourd’hui, après tout, si ça plait, et bien pour ce jeu, non, définitivement non, il ne fallait pas le rajouter.

Sur PC, la disposition des touches est hasardeuse, ce qui n’est pas toujours très pratique lorsqu’il faut appuyer sur plusieurs boutons à la fois. Les scènes où il faudra utiliser votre rapidité sont nombreuses, trop nombreuses, délaissant les phases d’aventure, où Alex, apeuré, avance à pas feutré dans le noir. Au bout d’une heure de jeu, vous vous rendez vite compte que vous avez déjà effectué toutes les combinaisons de touches possibles pour ce genre de scène, et c’est alors que le jeu devient répétitif.

Mais revenons un instant sur l’ambiance sonore de ce cinquième épisode. Peu de nouveauté a dire vrai, mais après tout, les musiques et les bruitages, comme les griffes sur le sol, les rires horrifiés et les grognements donnent véritablement quelque chose d’unique à Homecoming. On regrettera certaines cinématiques prenant tous les clichés du monde à bras ouvert, et qui font rire plus qu’autre chose. Car si Silent Hill : Homecoming est un long chemin vers un cauchemar sans fin, on ressort de cette expérience déçu par une jouabilité vieillotte et par une durée de vie réduite à peau de chagrin.

60

Que retenir de ce Silent Hill : Homecoming au final ? Mon cœur balance entre l’ambiance saisissante, terrifiante parfois, et entre un gameplay poussif, des graphismes dépassés et un prix bien trop élevé par rapport à la durée de vie bien trop courte pour vivre une expérience gore digne de ce nom. Les frissons sont bien là, mais lorsque l’on s’entête sur quelque chose de mal pensé, le stress s’en va aussi vite qu’il est venu.

Critique de publiée le 12 février 2009.

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