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Critique du Film : Revelation
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Critique du Film : Revelation

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 28 novembre 2012 à 0744

Une suite dispensable.

Avant d'aller plus en avant dans cet avis autour de ce deuxième opus de Silent Hill, il est toujours bon de souligner l'état d'esprit dans lequel le film a été visionné. Ainsi, sachez que le rédacteur de ces lignes à une connaissance minimale des jeux édités par Konami et a plutôt bien apprécié les précédentes réalisations de Michael J. Bassett.

Silent Hill : Révélation 3D se déroule alors que Heather Mason - anciennement Sharon qui, pour mémoire, représente ce qui reste de la bonté d'Alessa - s'apprête à fêter ses 18 ans. On apprend qu'il y a de cela quelques années Rose Da Silva (Radha Mitchell) avait réussi, grâce à un médaillon, à renvoyer Sharon dans le monde "réel" pour qu'elle retrouve son père adoptif (Sean Bean) et que, depuis, ce dernier la protège. La jeune fille a donc pu changer d'identité, devenir blonde et déménager perpétuellement pour que "les méchants" de Silent Hill ne la retrouvent pas. Manque de chance, faute d'attraper la jeune fille c'est le paternel qui se fait appréhender.  Heather n'aura donc plus d'autres choix que de retourner à Silent Hill si elle veut pouvoir sauver son papa des griffes de la machiavélique Claudia Wolf (Carrie-Anne Moss).

silent Hill 2

Même si le film original de Christophe Gans ne constituait pas un film sans défaut, il pouvait être aisément être considéré comme la référence en terme d'adaptation de jeux vidéo (il faut dire que dans ce domaine les réussites ne courent pas les rues). Comme il existe diverses suites vidéoludiques de la franchise, il était assez probable qu'un second film verrait le jour. Gans n'ayant pas voulu rempiler, la production est allée chercher du secours du coté de Michael J. Bassett (Samuel Hadida ayant produit aussi Solomon Kane). Voir Michael J. Bassett sur ce projet n'était pas forcément une mauvaise nouvelle, l'idée paraissait même plutôt bonne, mais à la vue du résultat, il semblerait que le réalisateur n'ait pas su éviter les pièges qu'on lui avait posés. Car faire un nouveau Silent Hill demandait à la fois de rester fidèle un minimum aux jeux, reprendre des éléments établis sur le premier volume par Christophe Gans et faire avec un budget vu à plus de 50% à la baisse par rapport au premier volet. En gros 20 millions de dollars pour une licence comme Silent Hill ça reste peu (surtout quand on doit prendre aussi en considération le relief). Techniquement parlant, le réalisateur ne s’en tire d'ailleurs pas si mal, ce Silent Hill : Révélation 3D possède quelques artifices de "fête foraine " amusants en terme de relief, il se montre plutôt très généreux en monstres (avec un maximum d'effets vieilles écoles comme on aime (même s'il y a aussi du CGI pour quelques-uns), la photographie est plutôt séduisante et quelques décors valent le détour. Bien entendu, les cadrages souvent serrés se remarquent (surtout le set correspondant à un cirque), la ville semble bien moins imposante que dans le premier, mais ça reste fait avec beaucoup de générosité (du moins dans l’intention). On appréciera aussi quelques scènes ambitieuses comme celle où une femme se voit transformer en un mannequin en plastique, ou encore le côté "bis" assez réjouissant de l'entreprise et qui correspond si bien au réalisateur, bien que cet aspect sied bien mieux à Solomon Kane.

Le retour de Sean Bean

Le souci de cette séquelle se trouve en premier lieu dans le scénario. On se demande comment Michael J. Bassett (qui est donc aussi ici scénariste) a pu signer un script aussi stupide (bien que les financiers doivent avoir une bonne part de responsabilité via certaines exigences). Ainsi désormais, les héros sont un couple de "teenagers" aux physiques complètement formatés pour satisfaire les 14-18 ans (le syndrome Twilight n'est pas loin) et au passage on récupère le bon vieux Sean Bean, cela même si déjà à l'époque ce personnage totalement plat avait été imposé à Gans. Tout est prétexté à essayer de recoller des morceaux via l'ancien film, même si cela parait aussi lourd que possible à l'exemple d'une séquence dans laquelle Radha Mitchell apparaît à Sean Bean dans un miroir pour lui expliquer pourquoi leur fille adoptive est de retour, mais pas elle (cela même si ça interfère avec la très belle fin "maternelle" du premier film). On passera sous silence la révélation "coup de théâtre", au cas où certains seraient surpris (mais on en doute), qui aura bien fait rire la salle lors de la projection.

L'autre aspect qui apparaît comme fortement dérangeant se situe aussi dans le casting ou tous les comédiens semblent uniquement présents pour encaisser leur chèque (Sean Bean à l'air même complètement attristé de se retrouver dans cette suite). La palme du plus mauvais acteur reviendra tout de même à Kit Harington (Jon Snow dans Le Trône de fer) qui se montre autant tête à claques que monolithique. Adelaide Clemens (Heather / Alessa) n'est pas aussi désastreuse que son compagnon de route, mais sa prestation demeure bien insipide. On aurait aussi presque envie de passer sous silence les apparitions de Malcolm McDowell et Deborah Kara Unger tant on est au départ heureux de les retrouver pour au final regretter de les voir cabotiner (surtout McDowell).

La conclusion de

Quel tristesse, quelle déception, on aurait aimé saluer ce nouveau Silent Hill, d'autant qu'on a beaucoup d'affection pour le travail de Michael J. Bassett et sa passion pour le genre, mais, cette fois-ci, le réalisateur n'a pas réussi à composer avec toutes les contraintes qui lui étaient imposées. Cinématographiquement, il semblerait qu'il ait mieux valu qu'il n'y ait eu qu'un seul Silent Hill… cela même si on peut vous dire que la production a pris grand soin de laisser cette fois une porte grande ouverte pour un troisième volet.

Que faut-il en retenir ?

  • Le bestiaire.
  • Quelques séquences amusantes et bis.

Que faut-il oublier ?

  • Le casting très mauvais.
  • Un scénario tiré par les cheveux.

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