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Critique du Film : La Quatrieme Dimension
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Critique du Film : La Quatrieme Dimension

Avis critique rédigé par Richard B. le samedi 13 septembre 2008 à 1927

Histoires fantastiques ?

Un homme, en pleine nuit, prend un autostoppeur dans sa voiture. Alors qu’ils s’occupent à un jeu de devinettes portant sur des génériques de séries télévisées, ils en arrivent à se remémorer des épisodes de la quatrième dimension. Soudainement, l’autostoppeur demande alors à son chauffeur s’il veut vraiment avoir peur ? Si oui, il doit garer son véhicule avant cela. Le conducteur s’exécute. Une fois ceci fait, le passager masque son visage en se retournant quelques secondes. Puis, brusquement, il dévoile son faciès monstrueux au conducteur épouvanté !.. La musique monte, et une voix off débute :
« Pour ouvrir cette porte… Une clef imaginaire ! Au-delà s’étend une autre dimension. Une dimension du son. Une dimension de la vue. Une dimension de l’esprit. Vous vous déplacez à la frange de l’ombre et de la substance des choses et des idées. Vous venez de pénétrer dans la quatrième dimension. »
Une série culte, quatre grands réalisateurs (John Landis, Steven Spielberg, Joe Dante et enfin George Miller). Quatre épisodes pour un film qui avait tout pour devenir aussi culte que la série. Hélas, le résultat est quelque peu décevant. Pourtant, le prologue - avec qui plus est la présence de Dan Aykroyd - est plutôt amusant (surtout quand ils évoquent quelques-uns des meilleurs épisodes de la série). Mais la suite fait vite déchanter.
La première des histoires est signée par John Landis et met en scène un homme d’affaires raciste se trouvant propulsé dans diverses périodes de l’histoire du 20éme siècle. La réalisation très classique ne provoque aucun effet de surprises, les périodes historiques choisies sont des plus banales : 2éme guerre mondiale pour les juifs, Vietnam pour les asiatique et période Ku Klux Klan pour les Afro-américains. Au final, il subsiste plus une impression de fable moraliste qu’une histoire d’homme ayant pénétré dans une quatrième dimension.
Le deuxième épisode est guère mieux loti, voire même encore plus insignifiant. Réalisé pourtant par - le d’habitude surprenant - Steven Spielberg, il signe avec cet épisode la plus mauvaise de ses réalisations. L’action se situe dans une maison de retraite dans laquelle des vieilles personnes vont retrouver, grâce à un nouveau venu, leur jeunesse. Ce segment pourrait-être une sorte d’introduction au « Cocoon » de Ron Howard, bien que sur le sujet, il s’en sortira beaucoup mieux que Spielberg qui semble peu enthousiaste à raconter cette histoire. On pourra toujours se dire que la mise en scène paresseuse de Steven Spielberg est due à la platitude et la naïveté du script - d’autant qu’en principe il n’était prévu qu’au poste de producteur et que ce deuxième sketch devait être une histoire se déroulant durant Halloween. Peu importe les rumeurs ou les excuses, le résultat est là et il est certain que le réalisateur ne doit pas en être très fier.


Le troisième épisode, signé Joe Dante, est le segment le plus réussi dans la mesure où celui-ci fait apparaitre la patte de son réalisateur. D'abord, l’histoire de ce gosse qui kidnappe sa famille est certainement l’histoire la mieux écrite des quatre segments. Ensuite, on y retrouve des décors cartoonesque hallucinants, avec en primeur un véritable hommage à l’univers des dessins animés. Puis, pour terminer, notons la qualité du casting, avec entre autres Kevin McCarthy et Kathleen Quinlan, ce qui est tout simplement un pur bonheur.
Pour terminer, le quatrième épisode situe l’action dans un avion dans lequel un homme perçoit une créature perchée sur l’aile en train de dépecer le moteur. Interprété par John Lithgow, réalisé par « le Mad Maxien » George Miller, ce segment est le plus court et fait presque écho à la légende « Gremlins », le sujet amenant à mettre en action une créature qui démonte les moteurs d’avion. L’épisode est assez agréable, même si à mon goût il ne reflète pas au mieux les souvenirs que j’avais de l’ambiance (souvenir lointain il faut dire) de la série (Nicolas L., qui possède de meilleurs souvenirs, m’a précisé qu’il s’agissait d’un remake de « Nightmare at 20,000 feet » écrit par Richard Matheson et réalisé par Richard Donner). Dans tous les cas, à l’instar du troisième épisode, il remonte le niveau global.

La conclusion de

Série culte, pour un film aux qualités et intérêts discutables. Si Joe Dante et George Miller remplissent le contrat en livrant des épisodes amusants, John Landis et Steven Spielberg signent des épisodes plutôt fades et sans intérêt. Dans l’ensemble le film donne plus un aspect d’ « histoires fantastiques » qu’une impression de voir des épisodes de « la quatrième dimension ». Globalement décevant.

Que faut-il en retenir ?

  • La musique de Jerry Goldsmith
  • Les épisodes de Joe Dante et George Miller
  • Le prologue introduisant le film

Que faut-il oublier ?

  • Les épisodes de Landis et Spielberg
  • À mon goût, ce n’est pas ce qui représente au mieux l’esprit de la série

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