Vais-je m’attirer les foudres des nombreux fans d’
Eragon ou de son auteur, le jeune
Christopher Paolini ? Eh, bien ! je vais répondre
OUI tout de suite comme ça il n’y aura pas de malaise.
Donc voilà tout a commencé dans le Montana, le jeune
Paolini est un fan de fantasy et il aime lire du
Tolkien. Et un jour, poussé par le plus grand des hasards,
Paolini se met à écrire une histoire sur des dragons et un jeune garçon du nom d’
Eragon. Et, oh mon Dieu !! Il se trouve que les parents de ce dernier possèdent une petite maison d’édition. Mazette !! Quelle chance !! De fils en aiguilles, le petit prodige
Paolini, après avoir été diplômé, se lance dans l’écriture et nous pond tout un roman. Et quel succès !!
Tout d'abord, ses parents décident (Pour le bien de leur enfant, pour sa croissance on va dire !!) d’imprimer
Eragon pour que le petit virtuose de la littérature puisse aller signer pleins de dédicaces dans de nombreuses écoles. Eh, bien ! oui comme on dit « les voyages forment la jeunesse » et le
Paolini se fait pleins d’amis. Mais aussi des relations biens plus importantes, comme par exemple, la maison d’édition qui a eu la bonne idée d’acheter les droits d’
Eragon. De même que ses futures suites !! Et c'est Random House qui tire le jackpot !!
Bon à part cette belle histoire familiale, qui parle d’amour et de bonnes intentions parentales, parlons du livre en lui-même !! Je dois dire que je trouve fort intéressante la relation qu’entretient
Eragon avec sa belle dragonne bleutée,
Saphira, qui est d’une quintessence fortement douce et agréable à découvrir. Malheureusement
Paolini aurait dû en rester là (mais nous pauvre lecteur, on ne le sait pas encore!) ; sauf qu'il persiste dans son forfait et cela pendant 694 pages !!
Néanmoins, le pire reste à venir et on le découvre quand on commence à rentrer dans le vif du récit. A de nombreux passages, cette jolie histoire, qui a, ne l'oublions pas, des accents de tristesse, exerce sur le lecteur (avisé) une désagréable sensation de démangeaison au niveau des doigts à tel point que nos mains ont envie de mimer le geste de l’applaudissement (version sauvage) tout en gardant le roman entre elles.
Merci de ne pas reproduire cette dangereuse cascade littéraire qui pourrait intenter à la vie de votre livre.
Après ce message à caractère informatif, revenons-en au vif du sujet.
On essaye bien sûr de se calmer et on reprend notre lecture !! Mais grand mal nous fasse et nous survolons les pages suivantes avec bravade pour affronter ce périple littéraire. Bon soyons sérieux, le jeune
Paolini (pardon ! pardon chers fans d’Eragon) est autant écrivain que
Marc Levy! Certes ce jeune homme, qui va atteindre bientôt la vingtaine, est rempli de bonnes intentions. Seulement ce dernier reste ancré dans le sillage du grand
Tolkien, mais avec le talent littéraire en moins. Et quand bien même, c'est un grand honneur de citer le sillage de
Tolkien. Tout n’est que « déjà lu » et d’un classicisme désespérant. D'énormes longueurs parcourent le roman et sans grande surprise les pages (je répète
694 quand même!) qu'on tourne nous font l'effet d'un somnifére bien mielleux.
En bref, on s'ennuie !!