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Critique du Roman : Arcadia
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Critique du Roman : Arcadia

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le jeudi 11 octobre 2018 à 0900

Arcadia, un souffle onirique aux accents de fin du monde

Vous avez peut-être déjà lu des romans de Fabrice Colin ? Winterheim, Confessions d'un automate mangeur d'opium, avec Mathieu Gaborit (qui arrive également dans la même collection poche steampunk de Bragelonne), Dreamericana ou Elric, Les Buveurs d'âmes avec Michael Moorcock, pour ne citer qu’eux. Il est également prolixe en littérature jeunesse. Une de ces œuvres, Arcadia, ressort en intégrale au format poche chez Bragelonne et c’est l’occasion de découvrir cet auteur pour une somme modique.

L’objet est extrêmement soigné, c’est un très joli livre de poche aux bords arrondis, avec une couverture dorée bien illustrée (on aperçoit Excalibur et quelques monuments londoniens) et embossée. Toutefois après avoir été promené dans mon sac tooute la semaine, la dorure est un peu parti, faites donc attention, c’est un livre de poche certes mais fragile.

La collection s'intitule Steampunk mais mise à part le fait qu'une partie de l'action se situe dans une ville de Londres fantasmée, et qu’un bateau volant est évoqué, ce roman ne relève pas vraiment de ce genre.

Une préface de l’écrivain rappelle ses influences et comment il avait identifié ses héros à ses amis auteurs.

Arcadia, un roman difficile d’accès qui se mérite

Les premiers chapitres sont déconnectés et sur ce début de roman, l’entrée dans la lecture est ardue. Le style est érudit d’une part, mais le propos décousu, volontairement. S’il contribue pleinement à un certain ressenti, il pourra décourager également certains lecteurs. Ce n’est pas le roman le plus facile à lire dans les transports en commun et je le déconseille aux lecteurs de moins de 14-15 ans, ne serait-ce que pour le niveau de vocabulaire, l’exigence des références artistiques et littéraires et une scène de description de cadavre dans Whitechapel particulièrement « vivante ».

L'œuvre est originale par son propos et l'écriture poétique de Fabrice Colin, mais elle se perd parfois dans le trop grand nombre de références, soit à l'art soit à des personnages historiques divers et variés. On s’y perd parfois tant on est baladé entre les mondes, les époques et le mythe de camelot revisité. Heureusement, en fin de livre se trouve en annexe la biographie des personnages célèbres cités ou utilisés comme protagonistes de l’histoire et ils sont nombreux.

La couverture du grand format équivalent (mois du cuivre)

Arcadia, de la poésie et une ambiance désuète pleine de charme

Arcadia parle de rêve, d’amour et de poésie. Arcadia parle d’art et de beauté. Arcadia fait la part belle aux muses. Arcadia fait se croiser deux mondes. L’un est au bord du gouffre, en ruines. Ternemonde est un monde où les gens rêvent de mieux, rêvent du second. Arcadia est cet autre monde, un monde où humains et sidhes cohabitent. Dans le monde d’Arcadia, la réalité a les couleurs du rêve mais on n’y rêve pas. Dans ce Londres féérique, les ministres sont poètes et les artistes sont rois, le futur est tabou et la mort improbable. Le mythe arthurien baigne cette réalité, et pourtant… D’étranges présages troublent la sérénité de ce royaume idéal. Un vaisseau fantôme vogue dans le ciel projetant une ombre inquiétante… Le peintre Dante Gabriel Rosseti, le poète Algernon Swinburne, le premier ministre Alfred Tennyson et d’autres ressentent la nécessité d’agir.

Quelques cristaux vont créer une passerelle entre ces mondes. Des jeunes parisiens dans la capitale agonisante, férus d’art victorien préraphaélite, vont déchirer le voile entre les deux mondes éprouvant aussi la nécessité d’intervenir.

Alternant entre une ville de Paris post apocalyptique, une Rome entre deux et une Londres onirique, Arcadia ne laisse pas indifférent. Esthétique et puissant, ce roman est beau par la langue utilisée plus que par l’histoire qu’il raconte qui se perd parfois. Le mythe arthurien y est intelligemment introduit mais complexifie l’intrigue principale. Vous retrouverez Lewis Carroll, James Barrie, John Keats. Vous réécouterez les planètes de Holst. Et vous rêverez…

La conclusion de

Arcadia sort en intégrale au format poche dans une jolie collection au thème steampunk. S'il ne relève pas vraiment de ce genre, Arcadia est plutôt un roman sur l'amour, l'art, une aventure onirique singulière qui mèle deux mondes : l'un est en ruine, l'autre féérique et idéal. teinté de mythe arthurien, ce livre fait la part belle aux personnages historiques, poètes, peintres ou écrivains qui deviennent les héros de ce royaume idéal.

Que faut-il en retenir ?

  • Une écriture érudite
  • Une ambiance onirique et esthétique sublime
  • Un mélange audacieux de victorien, post pao et mythe arthurien

Que faut-il oublier ?

  • Beaucoup de références d'artistes anglais du XIXème siècle qu'il vaut mieux connaitre
  • On peut s'y perdre au début
  • Dorure de la couverture belle mais fragile

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