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Critique du Film : Gutterballs
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Critique du Film : Gutterballs

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 31 août 2008 à 1807

Histoire de boules sanglantes

Il existe des films qui, malgré leur budget ridicule et des erreurs techniques, arrivent à se démarquer de la masse des autres productions en nous étonnant. Gutterbballs est de ceux-là !
Tout commence lorsque deux groupes de jeunes gens s’affrontent pour savoir lesquels sont les meilleurs au bowling. Petit à petit, la pression monte et des mots peu aimables commencent à être échanger, au point que la situation commence à tourner à la bagarre et au sang. Le gérant finit par intervenir et il demande aux jeunes de se calmer et de quitter l’établissement s’ils ont l’intention de revenir le lendemain. Alors que tout le monde semble s’éloigner du Bowling, l’une des filles remarque qu’elle a oublié son sac et décide d’y retourner le chercher… seule. Ce qu’elle ne savait pas c’est que le groupe adverse est resté planqué à l’intérieur avec le sac en leur possession. La jeune fille est alors salement violée tour à tour par chacun de la bande. Le lendemain soir, une nouvelle fois, tout le monde se retrouve au bowling excepté que dans cette compétition se rajoute un certain BBK et qu’il est bien décidé à venger dans le sang la jeune demoiselle de son affront de la nuit précédente.


À la base spécialiste du maquillage (Destination finale, Chroniques de Riddick…), Ryan Nicholson réalise ici son deuxième film après « Live Feed ». Il semblerait que ce dernier soit resté un grand nostalgique des années 80 (qui ne le comprendrait pas ?), au point que tout dans le film y apparaît comme un flagrant hommage. L’admiration qu’il y porte passe autant par le choix des décors et des costumes que dans la manière très « gore qui tache » dans le celui du traitement, avec la présence d’hémoglobine à profusion - à la façon des films italiens de cette époque. En fait, dès le départ, le réalisateur met les choses au point en montrant une foufoune en gros plan, nous avertissant ainsi que nous ne sommes pas là pour voir un film bassement « marketé » et qu’il est bien question ici de s’autoriser toutes les audaces possibles (à l’instar d’un premier meurtre ou une jeune femme se trouve étouffé par le sexe de son compagnon, et vice-versa). Pourtant, avant de devenir drôle et fun (avec ce rythme soutenu de morts aussi originales que bien crades), le film débute avec une tournante violente, malsaine, amenant le spectateur à être mal à l’aise.
Pourtant, le pari « Gutterbballs » était loin d’être gagné. Tout d’abord, la base du scénario demeure assez conventionnelle et idiote. Les répliques ne sont pas très fines et n’hésitent pas à aligner bêtement le mot « fuck » à chaque phrase. Et surtout, il ne s’agit finalement que d’un énième « slasher » qui tue des « jeunes cons ». Le budget – s’élevant à un quart de million de dollars - est assez modeste et cela se ressent sur divers aspects, en particulier dans la qualité d’image, qui n’est pas au top - le film étant tourné certainement avec une caméra numérique peu coûteuse. De même, le jeu des acteurs est loin d’être extraordinaire - mais à la limite guère plus mauvais que certains des « slashers » convenus de certaines grosses productions hollywoodiennes.

Il sera facile néanmoins de faire abstraction de tous ces éléments particuliers, en partie grâce au choix de ce lieu unique et peu commun qu’est le bowling - sans compter que l’éclairage et la photographie volontairement kitchs nous transportent tout droit dans la nostalgie de cette époque. Puis, il faut reconnaître que ce tueur doté d’un masque de sac de Bowling (il fallait oser le faire) est sacrément fun et charismatique dans sa manière d’appréhender ses meurtres.

La conclusion de

« Gutterbballs » n’est certainement pas un film fait pour ceux qui croient que « Hostel » et le pire film d’horreur jamais vu, et encore moins pour ceux qui considèrent « souviens-toi l’été dernier » comme un bon « slasher ». « Gutterbballs » s’assume pleinement dans le « Z fun» et dans le non-compromis. Très loin des films marketés des gros studios qui ne veulent pas choquer les comités de censures. Assez malsain par une scène, et plutôt branché fesses et fusions d’hémoglobines « Gutterbballs » devrait enthousiasmer les « vrais » fans du genre en quête d’un « slasher » qui a des couilles !

Que faut-il en retenir ?

  • Du sang qui tache
  • Le fun de l’ensemble
  • L’ambiance nostalgique
  • Le réalisateur qui semble tout se permettre

Que faut-il oublier ?

  • La qualité de la caméra
  • Les dialogues simplets

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