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Prom Night - Le bal de l'horreur >

Critique du Film : Prom Night - Le bal de l'horreur

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 14 août 2008 à 14:50

Horreur au bal des pétasses

C'est la fête de fin d'année pour les lycéens de l'école de Barbie et Ken, une institution très sélective où sont uniquement admis les jeunes (ou moins jeunes, vu l'âge avancé des comédiens) gens répondant aux critères physiques les plus stricts. Hors de question, en effet, que l'école voit sa réputation entachée par la présence sur leurs bancs de vulgaires kids boutonneux ou obèses. Non, non, non, chez Barbie & Ken's School, on n'accepte que le gotha (du point de vue plastique, en tout cas). Par contre, du coté des enseignants, il en est tout autre et on en vient même à embaucher des psychopathes et autres déviants sexuels qui ont bien du mal à garder leur sang froid devant l'incessant défilé de top-models sexys. L'un d'entre est d'ailleurs en prison depuis plusieurs années, après avoir tué le frère et les parents de la jolie Donna, une lycéenne en dernière année. Et comme par hasard, ce dément amoureux, obsédé par les ... euh... beaux yeux de Donna, parvient à s'échapper de sa geôle alors que l'école organise son bal de promo (quelle extraordinaire coïncidence, n'est-ce pas?). Autant dire qu'il va contribuer à animer la soirée....


Vague remake du Bal de l'Horreur, un slasher movie très moyen des années 80, Prom Night nous invite à nous rendre dans les vastes et luxueuses salles et chambres d'un hôtel de luxe choisi par les responsables de l'école pour accueillir le bal de promo de la plus improbable des classes de terminale. Ainsi, dans un premier temps, assez étonnés par un tel déballage de frasques, nous avons donc droit à la vision de l'arrivée des élèves, en grande tenue, dans le hall de l'hôtel après avoir été accueillis au sortir des limousines comme des stars de cinéma, tapis rouge et barrières garnies de fans en prime (si, si, j'vous jure!). Les lycéens se voient alors distribués des clés pour accéder à des suites mises à leur disposition. Bref, c'est la grande classe!
Le tueur, quand à lui, arrive très discrètement, pas louche du tout planqué sous sa casquette et avec pour tout camouflage un rasage de près (remarquez, cela marchera, vu que la police ne pensera pas une seconde que le tueur ait pu penser à raser sa barbe). Il va louer une chambre avec une carte de crédit volée et s'installer près de celle de sa dulcinée. On va alors rapidement s'apercevoir que ce tueur à l'arme blanche est d'une efficacité terrible et qu'il tue très proprement. En effet, il va commencer par éliminer le personnel de l'hôtel à grand coup de poignard tout en parvenant à ne pas salir ni les lieux, ni ses effets personnels. Puis, sans raisons apparentes, il va s'attaquer aux amis de Donna.

On remarque aussi qu'il prend son temps... et c'est peu de le dire. Le récit avance donc à deux à l'heure, avec moult séquences bavardes au cours desquelles les couples de lycéens discutent de leurs avenirs réciproques (apparemment, ils ont attendu le dernier moment pour faire le point sur leurs relations) et la vision de l'éternelle compétition destinée à désigner la reine et le roi de la soirée (avec bien sûr la lutte entre la fille sympa et la pétasse de service). C'est passionnant. Heureusement, de temps en temps, le tueur massacre (toujours aussi proprement et promptement) l'un des "gamins", ce qui arrive parfois à nous réveiller un peu. Malheureusement, vu la mollesse de ce script, il n'y aura que très peu de ces moments de relative exaltation.
Par contre, à la mi-film, au cachet de film ennuyeux va s'ajouter celui de spectacle idiot. Idiot comme ce scénario qui met en évidence l'existence des téléphones mobiles que lorsque ça l'arrange, idiot comme ces pathétiques représentants des forces de police lobotomisés et idiot comme cette famille qui, au lieu de se regrouper dans une même salle de leur maison, se disperse dans les diverses pièces. Et ce n'est pas tout. On assiste ainsi à la vision d'une Donna au début si craintive (elle a presque peur de son ombre, c’en est comique) qui n'hésite pourtant pas, une heure plus tard, à monter dans les étages d'un hôtel évacué - en raison d'une alerte au feu -, tout ça pour récupérer une écharpe dans la penderie (et tomber sur le tueur, bien sûr). Vous l'avez donc compris, ce film, non content d'être chiant à mourir, est d'un crétinisme absolu.

Destiné à une audience ado, le film est d’une pudeur frisant le séminaire franciscain. Pas de sang, pas de sexe, des jeunes gens de bonne famille, pas de mélange ethnique, pas d’alcool, on ne voit pas l’ombre d’une cigarette, bref, l’équivalent de l’Eden pour tout prêcheur évangéliste qui se respecte. Les seules séquences de violence sont celles où des membres du SWAT défoncent les portes des chambres d’hôtel (idée débile, il suffisait de demander un pass à la réception, non ?) pour procéder à de vaines fouilles, le tueur ayant depuis longtemps quitté l’établissement. Pire que tout, le film n’a strictement aucune originalité, devenant par conséquent d’une désespérante prévisibilité et aussi trépidant qu’une émission de Cuisine TV. On arrive quasiment (enfin, du moins le spectateur qui parvient à garder les yeux ouverts) à anticiper toutes les actions des policiers, des lycéens et du tueur, et chaque moment de « tension » fonctionne avec une mécanique bâtie à base de clichés qui ne font plus sursauter personne depuis bien longtemps.

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Prom Night compte parmi les slashers movies les plus chiants qu’il m’ait été donné de voir (et Dieu sait si j’en ai vu !). Politiquement correct jusqu’à pouvoir filer la nausée, doté d’un scénario linéaire et sans aucune originalité, réalisé avec la plus grande mollesse et bourré de clichés, ce film n’est même pas un nanar. Ce film, c’est de la chienlit…

Critique de publiée le 14 août 2008.

Que faut-il oublier ?

  • Tout ce que je déteste dans le « film de genre » est présent dans cette daube.

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