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Critique du Roman : Blind lake
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Critique du Roman : Blind lake

Avis critique rédigé par Manu B. le dimanche 30 mars 2008 à 1842

Blind Lake

"Ça pourrait arriver n'importe quand. Se retournant dans ce lit où il dormait pour la première fois, Chris Carmody roula sur un endroit plus chaud. Une femme s'était tenue auparavant dans ce creux entre les draps de cotons. Une femme dont le nom lui échappait, encore perdu dans des strates de sommeil..."
Sur le site de Blind Lake, Marguerite Hauser est complètement absorbée par le Sujet, une entité vivant sur une planète à l'autre bout de la galaxie, une sorte d'homard pour des yeux humains mais dont le comportement défie toute spéculation et interprétation. En outre, c'est grâce à une technologie générée par des ordinateurs quantiques, indépendants et intelligents, que l'équipe de Blind Lake a accès à ces données, ce qui interpelle par son caractère surnaturel. Ces informations sont-elles réelles puisqu'elles ne sont pas vérifiables par d'autres moyens ? Lorsque le Sujet entreprend un voyage vers une destination inconnue, en dehors de ses habitudes, les scientifiques commencent à s'interroger sur la signification de ce geste. D'autant qu'au même moment la station est bouclée et qu'aucune information de l'extérieur ne filtre quant à la raison de cet isolement. La tension monte rapidement...
Robert Charles Wilson est déjà l'auteur de BIOS, Darwinia, et les Chronolithes, lorsque Blind Lake est publié dans la collection Lunes d'encre aux éditions Denoël. C'est donc un auteur qui a déjà marqué les esprits. Son talent sera récompensé par un Hugo pour Spin à peine deux ans plus tard. Si Blind Lake ne sera probablement pas l'un des romans majeurs de l'auteur d'ici quelques années (je soupçonne l'auteur d'en avoir encore sous le pied), c'est pour lui l'occasion de montrer tout son travail sur la psychologie des personnages.
Blind Lake est une station de recherche on ne peut plus banale, à part qu'elle recèle un trésor de technologie que même les chercheurs les plus avancés n'arrivent pas à comprendre. En effet, cette technologie repose sur le savoir-faire d'ordinateurs quantiques parfaitement autonomes et capables de se faire évoluer vers des sommets hors de portée d'un esprit humain. C'est ce détail qui sépare le monde de Blind Lake de notre monde réel, mais un détail crucial. Comme dans tous ses romans, un évènement survient pour enrailler la machine. Ici en l'occurrence, c'est la conjugaison de deux actions quasi simultanées qui chamboule tout: le départ du Sujet vers une destination mystérieuse et la quarantaine de la station. Dès lors l'intrigue se scinde en deux, bien qu'on constate par la suite que les deux chemins fusionnent en fin de roman. Mais ce qui intéressera bien plus le lecteur, c'est la gestion de la crise des différents acteurs et actrices, en fonction des caractères, des émotions et des situations. Avec Wilson, et c'est là son point fort, les personnages sont d'une telle crédibilité que le lecteur ressent parfaitement l'atmosphère tendue de la base. Comment ne pas s'identifier à l'un des protagonistes ?
Blind Lake est une plongée au cœur de la gestion de crise. Et quelle crise !

La conclusion de

Robert Charles Wilson confirme qu'il est un grand conteur, avec encore une fois l'une de ces histoires où ses personnages se trouvent confrontés au Grand Mystère. Les personnages attachants et tellement humains se fondent dans cette histoire sociologique passionnante.

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