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Critique du Film : Halloween
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Critique du Film : Halloween

Avis critique rédigé par Vincent L. le mardi 16 octobre 2007 à 0924

Un remake audacieux, mais pas abouti...

Dans cette vague frénétique de remakes des classiques des années 80 qui inondent les salles de cinéma depuis quelques années, Halloween s’annonçait comme l’un des plus ambitieux. Ambitieux de par son inégalable modèle, évidemment, mais aussi ambitieux dans le choix de son réalisateur. Ici point de yes-man ou de petit tâcheron à peine apte à mettre en image les consigne du producteur, mais un ex-musicien auteur de deux séries B gores : Rob Zombie. On savait d’avance, vu la filmographie du bonhomme, que ce remake ne rentrerait pas dans les cases déjà surchargées des remakes insipides. On savait aussi que l’on risquait de détester, tant Zombie a un style particulier, à la fois abrupt et malsain. Mais on ne pouvait que saluer l’initiative pris par les frères Weinstein, producteurs et distributeurs de la licence, de livrer une œuvre non conforme aux attentes et de se frotter à un échec en salle.
Au final, Rob Zombie était-il l’homme de la situation ? Sans aucun doute vu le résultat. Malheureusement, sa relative inexpérience en tant que réalisateur fait que le film souffre de nombreux défauts.


Le principale tare du film est paradoxalement de n’avoir pas su assez s’éloigner de l’œuvre originale. En effet, tout le monde s’en doutait, mais Rob Zombie n’a pas le talent de John Carpenter. La bonne nouvelle est que visiblement, lui aussi s’en est rendu compte. C’est ainsi que tout en restant fidèle au travail du maître, il s’est réapproprié la franchise et a complètement refondu et recréé le personne de Michael Myers. En 1979, Myers était “The Shape”, la silhouette, être désincarné que l’on ne connaissait que par quelques phrases prononcées par son psychiatre. En 2007, Myers n’est plus cette ombre, il est un personnage à part entière, un désaxé détruit par sa famille et par la société. Il est un colosse ravagé, une véritable bombe à retardement.
Dans le premier tiers du film, Rob Zombie se focalise sur la création de ce personnage, chose qui n’avait jamais été poussé aussi loin avant, présentant l’enfant, sa famille et prenant son temps pour en arriver au fameux massacre d’Halloween qui rendit le personnage célèbre. En donnant un visage à Myers (Daeg Faerch, qui interprète le jeune Michael, est absolument épatant), en le faisant parler et en mettant le public dans sa tête, Zombie, grâce à son scénario et à sa mise en scène, parvient à faire l’impensable : faire oublier le classique de Carpenter en prenant une direction totalement opposée.

Malheureusement, le second tiers du film ne tient pas ces promesses de début. On y retrouve Michael Myers adulte, qui s’évade pour retourner dans sa ville natale et s’en prendre à sa sœur, Lorie, unique survivante de sa famille. A partir de ce moment, Rob Zombie fait clairement référence au premier, en reprenant la même trame que La nuit des masques – certaines scènes étant filmée quasiment à l’identique. Mais par cet hommage affirmé à l’œuvre de Carpenter, Zombie met à mal ce qu’il s’est évertué à créer dans le début de son film. Dans le film de 1979, Myers n’était qu’une silhouette sans passé, son avenir, sans but, et c’est précisément ce qui le rendait dangereux et imprévisible. Peu importait qui il tuait, ses intentions n’étaient pas (encore) précisément définie. Mais en 2007, Myers a un passé ainsi qu’un but, et cela rend ses actions incohérentes, gratuites, et parfois dignes des plus mauvais slashers. Se retrouvant en totale contradiction avec le début de son film, Zombie en finit par oublier son scénario pour simplement se concentrer sur les divers morts. Il résulte – surtout par ceux qui ont vu l’original – un sentiment d’ennui de plus en plus grandissant. Le film devient alors plus routinier, moins surprenant.
Enfin, dans le dernier tiers du film, Rob Zombie se rééloigne à nouveau du film original pour repartir dans l’inédit. Plus classique qu’au début, cette partie a quand même l’avantage de faire raccrocher au film ceux qui pensaient déjà avoir deviné la fin. Mais elle s’avère finalement être la plus décevante, et ce au regard d’une seule et unique chose : la relation entre Michael et son psychiatre, le docteur Loomis (interprété par un Malcom MacDowell inspiré, même s’il n’arrive pas à faire oublier Donald Pleasance dans le même rôle). Une relation très intéressante, véritable pivot de l’original et au cœur de la première partie de ce film, mais dont la conclusion s’avère tellement décevante qu’elle fait perdre une partie de l’intérêt né du début du long-métrage.

Derrière la caméra, Rob Zombie se démène comme un beau diable pour inscrire son film dans un contexte plus cru et plus réaliste. On est loin, ici, de la virtuosité de Carpenter qui tendait à conférer à Michael un côté surnaturel. Ici, les plans sont moins longs et plus rapprochés, ce qui donne au spectateur une espèce de relation d'intimité avec le tueur. Pari complètement réussit à ce niveau, même si, à l'instar du scénario, la mise en scène va de mal en pis avec le déroulement du film, sombrant parfois, à son tour, dans le slasher basique et vulgaire.
Heureusement, Rob Zombie est solidement accompagné d'un groupe de comédien inspiré (composé pour la plupart d'acteurs connus des fans de série B... voire Z) qui élève l'interprétation vers une qualité rarement atteinte dans ce genre de production et arrive souvent à faire passer la pillule des scènes trop grossières.

La conclusion de

Ne boudons pas notre plaisir, cet Halloween est le meilleur depuis La nuit des masques de John Carpenter. Malheureusement, Rob Zombie n'a pas su suffisamment s'éloigner de l'oeuvre originale pour livrer le film attendu, véritable relecture du mythe qui, à défaut de surpasser le premier, aurait pu éviter la comparaison en le faisant partir sur d'autres chemins.

Que faut-il en retenir ?

  • Le premier tiers du film, véritable réussite du remake,
  • Une volonté affichée de réinventer le mythe,
  • La qualité d'interprétation.

Que faut-il oublier ?

  • Les deux derniers tiers, de plus en plus faibles,
  • Une fin décevante.

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