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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Pumpkinhead III: Les Condamnés
Pumpkinhead III: Les Condamnés >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Pumpkinhead III: Les Condamnés

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 23 avril 2007 à 1451

Dépoussiérage de mythe

15 ans après les dernières exactions du Pumpkinhead - le fameux démon d’Halloween créé par Stan Winston - on le voit enfin ressurgir, toujours aussi vindicatif avec son appétit immodéré pour les empalements et autres éviscérations. Cette fois-ci, les responsables de cette résurrection sont quatre jeunes gens, deux gars et deux filles plus précisément, qui désirent se venger d’une bande de profanateurs de sépultures et d’un médecin aux pratiques immorales. Mais ils ne savent pas, ces jeunes crétins, que lorsque l’on passe un pacte avec le démon, il est inévitable que les choses finissent par mal tourner. Il faut croire qu’ils n’ont jamais maté le moindre film d’horreur…


Ce troisième volet, filmé totalement en Roumanie, marque également le retour de Lance Henriksen, oublié dans le second opus. Son corps est choisi par une vieille sorcière pour accueillir à nouveau l’âme du Pumpinkhead. Une créature plus violente que jamais qui, loin de se contenter de massacrer ses cibles, joue les équarrisseurs sur la population en général. Plus boogeyman que bras vengeur, le monstre joue dans ce film le simple rôle de tueur aveugle, son aspect mystique se voyant réduit à un simple lien empathique avec ses évocateurs.
Le réalisateur, Jake West, est connu pour son goût du baroque. Qui a oublié l’inégal mais délirant conte vampirique Razor Blade Smile, dans lequel il faisait l’étalage de toute sa culture gothique et rock n’roll ? Conscient de ce fait, je m’attendais donc à une débauche de références ‘’warholliennes’’, et j’en salivais par avance. Hélas, il faut croire que les pontes de Scifi Channel, co-producteurs sur le projet, ont tout fait pour calmer les ardeurs ‘’arty’’ de Jake West. Car le film est cruellement conventionnel, dans son scénario, comme dans sa réalisation. Avec de sacrés carences, qui plus est.

Le premier aspect qui saute aux yeux, c’est la structure narrative. S’appuyant sur les précédents volets (une erreur, car ils datent de 15 ans, et peu de gens de la nouvelle génération peuvent se vanter de les avoir vu alors que les autres les auront probablement oublié), le script paraîtra un peu confus à ceux qui ne les auraient pas visionné. Ainsi, par exemple, il est difficile d’appréhender les motivations qui animent le fantôme de Ed Harley, pourtant personnage principal du film, puisqu’il hante en permanence l’esprit d’un des frères Wallace et qu’il sera choisi comme réceptacle du Pumpkinhead. Je dois dire que cela est plutôt gênant, et cela m’a fait regretter de ne pas avoir eu l’initiative de revoir le premier volet avant de m’atteler à la vision de ce DVD.

Ensuite, on peut regretter que si l’aspect gore, très important dans le cachet de la série, est relativement bien appuyé, il soit la plupart du temps réduit à des effets numériques de piètre qualité. Des arrêts sur image dévoilent même des incrustations à peine digne du cinéma amateur. Un comble lorsque l’on possède dans l’équipe un maquilleur de la trempe de Gary J. Tunnicliffe, expert en effets gore et en prothèses de latex. Mais bon, il est évident que la production a cédé à la tentation du moindre coût, au détriment de la qualité. On se consolera en constatant la multiplication des meurtres et en admirant quelques dissections assez réussies, dont une bien dégueulasse ablation du foie.
Au niveau de l’interprétation, on retrouve aux cotés de Lance Henriksen quelques obscurs acteurs américains pas trop maladroits et un Doug Bradley en pleine forme. Personnage central du film, notre cher Pinehead joue ici le rôle du docteur sans moralité, près à toutes les exactions pour protéger ses viles activités. Sa mort face au Pumpkinhead, par contre, m’a paru bien peu spectaculaire au regard de l’importance du personnage dans le déroulement de l’intrigue.

La conclusion de

Finalement, Ashes to Ashes est une série B qui n’a rien de honteux mais qui manque vraiment de personnalité pour parvenir à se dégager de la masse des produits direct to DVD. Correctement interprété, avec des effets spéciaux moyens, le film de Jake West pêche cependant par un scénario sans relief et un manque totale d’originalité dans la réalisation et la mise en action de sa créature. Un film sans prétention.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques scènes bien gore
  • Un Doug Bradley en forme
  • La renaissance d’un icône horrifique des années 90

Que faut-il oublier ?

  • Scénario sans relief
  • Des effets spéciaux médiocres.

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