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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Pumpkinhead 4, les sacrifiés
Pumpkinhead 4, les sacrifiés >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Pumpkinhead 4, les sacrifiés

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 3 octobre 2007 à 0921

Romeo et Juliette, version bouseux

Le pumpkinhead, l’esprit vengeur le plus moche d’entre tous, avait disparu des écrans et des téléviseurs depuis plus de 10 ans. Et pof, voilà que coup sur coup, le spectateur a droit à deux apparitions de la sale bête fantasmée, et cela, tenez-vous bien, dans la même année. En effet, après le volet 3 réalisé par le britannique Jake West, voici Les Sacrifiés, cette fois-ci mis en boîte par un ricain, Michael Hurst.


Les Sacrifiés, c’est Roméo et Juliette version redneck. Une version bouseuse des amants maudits de Vérone dans laquelle les Capulet se nomment les Hartfield et les Montaigu les McCoy. Donc, dans cette relecture campagnarde, le jeune Ricky est amoureux de la jolie Jodie . Cette amourette vient aux oreilles des deux frères dégénérés de la fille qui décident à alors de surprendre les amants alors qu’ils s’envoient en l’air près d’un puit (très importante la symbolique du puit, vertigineux trou humide aux mystères insondables). Malheureusement, la jeune cadette des McCoy, qui tient la chandelle - histoire que le cadreur ait quelque chose à filmer ? – panique en voyant les frangins et va se fracasser la tête contre un séquoia. J’vous jure, les jeunes ont de ces idées parfois !
N’empêche que c’est un drame. Si, si, surtout pour l’écorce outragée du séquoia. Et logiquement, les McCoy, très élégants dans leurs fringues d’Amish Kiabi, prennent très mal l’affaire, et ils crachent sur les Hartfield. Et les Hartfield, dans leurs très seyantes chemises à carreaux de bûcheron canadien, leur renvoient les amabilités (pi des cocktails Molotov aussi). Tant qu’on y est, on en profite pour dépoussiérer les vieilles rancunes, comme cette histoire de tacot devant servir d’indemnisation à une invalidité de Gran’Pa Hartfield, ce brave rigolard dans son fauteuil roulant. Bref, on glisse sans transition de Roméo et Juliette à l’histoire des O’Hara et des O’Timmins et… hein, quoi ? Comment ça, de quoi je parle ? Ne me dite pas que vous n’avez jamais entendu parler de ce classique de la chronique paysanne américaine* ? Si ? Bon, ben tant pis pour vous alors….

Pour en revenir à nos paysans, le pire dans l’histoire, c’est Ricky, le bellaaaaatre du pays des quakers. Le coït interruptus qu’il s’est vu s’infliger lors de cette dramatique soirée qui a connu la mort du séquoia… euh, de sa sœur lui a sévèrement secoué la calebasse. Il est fou de rage le gamin ! Tant et si bien qu’il se rend chez la sorcière de Blair Witch qui a élu domicile dans les bois de la banlieue de Bucarest (bien pratique pour les frais de tournage, en plus pour la figuration, il suffit de changer les tziganes serviteurs de Dracula en arriérés du Kentucky et le tour est joué). Là, malgré la vision du pif affreux de fée Carabosse et les conseils de méfiance de la vieille sorcière, le jeune homme décide qu’il est tant de mettre une branlée aux Hartfield.
Ouf, il était temps, c’est pas que l’on commençait à s’ennuyer mais… si, en fait, oui, on se faisait chier grave, faut quand même l’avouer - et c’est pas les taciturnes interventions énigmatiques de Lance Henriksen-fantôme qui parvenait à garder notre attention éveillée.. Bref, l’apparition de Pumpkinhead, tout pas beau avec sa longue queue et ses ailes atrophiées est vécue comme une véritable délivrance. On se dit que cela va enfin chier et que les tripes vont voler aux quatre coins du téléviseur. Youpiii. On se prend à rêver…. Mmouais, ben, vingt minutes plus tard, l’on est redescendu sur Terre.

Car il faut reconnaître qu’il s’est vachement assagi le démon des bois. Un véritable semi-retraité de la terreur, un intermittent du massacre… Il y a, c’est vrai, quelques honnêtes boucheries capables d’émoustiller quelque peu l’amateur de bel ouvrage et qui nous rappellent que ce brave Pumpkinhead fut un artisan prometteur et consciencieux, mais elles sont si rares. La plupart du temps, c’est du travail bâclé, sans passion, on éventre sans conviction, on écrabouille sans enthousiasme, on éviscère mollement. Bref, il faut croire que l’air de la Roumanie ne lui sied guère et que le démon yankee, c’est comme le fromage de Brie, ça voyage mal.
Heureusement, il y a la subtilité du scénario et sa beauté morale qui rattrape le manque de conscience professionnelle de Pumpkinhead. Car à la vue de ce monstre sanguinaire, les deux familles vont faire la paix et même se serrer les coudes. C’est beau, non ? Ça nous réconcilie avec la race humaine ça ; cette union sacrée face à l’adversité. Bon, en tous cas l’union sacrée elle va sévèrement se faire piétiner par cette fameuse adversité. Et il va falloir que cela soit la belle Jodie qui règle le problème en mettant deux bastos dans le buffet de son cinglé de copain. Un copain qui, avant de claquer, va y faire un tour dans ce fameux puit métaphorique (ou pas), même qu’il y emmène Pumpinkhead sous l’effet de l’enthousiasme.

* Les Rivaux de Painfull Guch, de Morris et Goscinny

La conclusion de

Franchement, Bof. Oui, bof, c’est la première chose qui me soit venu à l’esprit lorsque le générique de fin de Pumpkinhead 4 a commencé son défilement sous mes yeux. Même pas beurk. Juste bof. Le film de Michael Hurst n’est pas ridicule mais il est simplement médiocre, et pour un film de monstre, il manque cruellement de folie. Quelques meurtres vite faits et une petite boucherie sont les seules composantes intéressantes de ce film, insipide par ailleurs.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation correcte
  • Un monstre charismatique
  • Quelques effets gore

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario convenu, bourré de clichés
  • Manque de rythme
  • Peu de scènes choc

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