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Critique du Film d'animation : Les Contes de Terremer
Les Contes de Terremer >

Critique du Film d'animation : Les Contes de Terremer

Avis critique rédigé par David Q. le vendredi 2 mars 2007 à 1405

Petit dragon deviendra grand

Ce film d’animation est une adaptation de la légende de Terremer, un roman de 6 tomes d’Ursula K. Le Guin. L’histoire suit les aventures du jeune prince Arren qui va devoir trouver sa voie dans un monde qui l’effraie et qui n’a que peu de sens pour lui. Réalisé comme une mise en garde des névroses de la jeunesse, ce film d’animation possède tous les attraits des autres « Ghibli » mais sans la magie que le père de Goro, Hayao Miyazaki sait insuffler dans ses films.

Des paysages de toute beauté
Des paysages de toute beauté

En effet, le style de ce « jeune » réalisateur est très proche de celui de son père et il ne s’en cache pas. C’est ainsi que les personnages comme Arren ou Therru sont dans la pure tradition des Chihiro et Mononoké dans leur forme. Les traits sont simples sans être simplistes et le style épuré loin des films 3D plein d’effets spéciaux. Les Contes de Terremer regorgent de visuels impressionnants et parfois grandioses, notamment au niveau des paysages qui ressemblent à des peintures de la renaissance (mon coup de coeur va aux nuages qui sont vraiment superbes et à la ville qui m'a rappelé la beauté des villes italiennes comme Rome ou Florence). Certaines scènes sont vraiment très belles, comme celle ou Epervier traverse la lande à bride battue ou lorsque Therru entonne un chant poétique au coucher de soleil. C’est chouette et on se rapproche parfois des visuels émouvants de Peter Jackson dans La Communauté de l’Anneau. La musique joue un rôle constant tout au long du film et accompagne à merveille les scènes pour renforcer leur aspect émotionnel.
Le chant de Therru et la ville au style très européen Le chant de Therru et la ville au style très européen
Le chant de Therru et la ville au style très européen

Mais cette poésie est finalement trop sombre et éloignée des canons de Miyazaki père pour en supporter la comparaison. Le film pèche alors d’un manque chronique d’humour et d’étrangeté – Hayao est un maître dans le design de petites créatures étranges, souvent inutiles, mais tellement mignonnes et rigolotes – que les fans attendent en retour de leur présence dans la salle. Tout est un peu trop sérieux, tant dans les messages que dans les dialogues, et le spectateur n’a pas de petit défouloir pour laisser s’échapper la tension qui règne tout au long du film. On est pris dans un tourbillon de concepts et de scènes qu’il est alors difficile d’analyser et on a du mal à comprendre réellement le fin mot de l’histoire.
Une inspiration très italienne dans le design des villes
Une inspiration très italienne dans le design des villes

En dehors de ces défauts de jeunesse, le film reste d’un niveau technique plus que bon, avec non pas des effets spéciaux à gogo mais plutôt une recherche accrue dans l’élaboration des plans qui rendent de manière magistrale les différents points de l’histoire. Et même si on se doute bien que certains plans ont été conçus pour que chaque dessinateur se fasse plaisir (jeux de lumière, d’ombres, ou encore effets de vitesse et autres effets artistiques), c’est du grand art auquel on assiste, et une preuve que Goro est bien le fils de son père. De nombreux thèmes sont d’ailleurs présents comme l’écologie, la sauvegarde de la vie, la drogue, comme autant de points communs avec les œuvres de papa. C’est donc en terrain connu que se retrouvent les connaisseurs de Miyazaki et ma note est peut-être un peu sévère mais elle peut démontrer aussi la marge de progression qu’il reste à Goro Miyazaki pour atteindre les sommets, chose dont il est surement capable avec le temps et l’expérience.
Message aux plus jeunes : ne sombrez pas dans les méandres de la drogue
Message aux plus jeunes : ne sombrez pas dans les méandres de la drogue

La conclusion de

Un film d’animation qui possède tous les attraits des autres « Ghibli » mais sans la magie que le père de Goro, Hayao Miyazaki sait insuffler dans ses films. La relative déception se trouve donc dans le fond plutôt que la forme pour un film qui reste tout de même proche du style particulier qui rend les Ghibli uniques.

Que faut-il en retenir ?

  • La poésie de certaines scènes
  • Le style Ghibli
  • La musique

Que faut-il oublier ?

  • Le manque de respiration
  • De nombreuses questions restent en suspens

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