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The Grudge 2 >

Critique du Film : The Grudge 2

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 20 décembre 2006 à 15:02

L'attaque des schtroumphfs roteurs

The Grudge 2 prend place quelques temps après le dénouement de The Grudge, qui voyait la jeune Karen Davis (Sarah Michelle Gellar) tenter de détruire le fantôme Kayako par le feu. Hospitalisée et accusée d’incendie volontaire, elle reçoit la visite de sa sœur avant de se suicider dans un accès de démence (ou de lucidité devant l’ineptie du script). Pendant ce temps, la maison hantée, au trois quarts brûlée, reçoit la visite de jeunes lycéennes en quête d’émotions fortes…

Jeune lycéennes un peu frivoles

Bon, je l’admets, les versions japonaises de la saga The Grudge, avec ses esprits frappeurs roteurs et péteurs ne m’avaient guère effrayé. Je m’étais même plutôt bien marré. Le premier remake, qui n’apportait vraiment rien de nouveau à part un casting américain composés de people pour teenagers, m’avait par contre laissé complètement froid. Inutile donc de vous préciser mon état d’esprit au moment de visiter le second opus, pure production américano-japonaise réalisée par Takashi Shimizu himself et produit par Sam Raimi. Et hélas, comme vous allez pouvoir le lire, mes craintes de connaitre une nouvelle désillusion allaient être justifiées.
L'inévitable séquence des vestiaires

The Grudge raconte en fait une double histoire qui se déroule parallèlement dans le film mais qui en réalité se trouve être décalée chronologiquement. En effet, à la manière d’un flashback masqué, Shimizu introduit une trame narrative indispensable au déclenchement d’évènements ultérieurs qui apparaissent, grâce à une acrobatie scénaristique, comme simultanée à l’écran. Cela a l’air compliqué dit comme cela. Et cela est également le cas en réalité pour le spectateur qui ne peut que spéculer sur les aboutissements de l’histoire de Chicago. Artifice bien relou qui a pour but de compliquer une histoire autrement bien simpliste, cet effet de style m’est apparu sur la fin comme une tentative malhonnête de faire passer cette œuvre pour ce qu’elle n’est pas : un film puzzle intelligent.
Scandaleux: Buffy couche avec des fantômes

Car en fait, l’histoire est très linéaire et ultra-conventionnelle si l’on prend la peine de remonter le film dans le bon ordre. Ici, la technique du flashback n’a aucun objectif dramatique, il sert juste à dérouter le spectateur. Il ne parvient en fait qu’à ne le faire sortir d’un film stupide dans lequel il a pourtant un mal fou à rentrer. Car The Grudge 2 est débile, philosophiquement et psychologiquement, il ne met en scène que des attaques de sctroumphfs bleus amateurs d’onomatopées caca-prout et de bruits de portes mal huilées. Aucun climax, aucune tension dramatique, rien que des fantômes victimes d’aérophagie qui surgissent de cuvettes ou de dessous les tables. Si cela était filmé à la manière des Ghoulies, l’on pourrait en rire, mais dans le cas présent, tout est fait si sérieusement que cela sent vraiment le foutage de gueule.
Schtroumpf spectral un peu collant

Bien évidemment, public de teenagers oblige, les responsables de The Grudge ont insisté sur la nature collégiale du casting. Ainsi, une bonne partie du film se déroule dans un lycée américain à Tokyo. Là est mis en scène les malheurs de trois demoiselles en jupettes à volant et chaussettes blanches après qu’elles aient foulé le planchet cramé de la maison de Kayoko, la croquemitaine de service. On a donc droit aux scènes de douches (calmez-vous les gars, censure oblige, elles gardent toutes leurs culottes roses bien ringardes !), les réunions chez madame le proviseur (un monstre, bien entendu !), et les séquences SMS pour faire tendance. Quand à l’autre partie, qui se situe dans un appartement de Chicago, le réalisateur se contente de mettre en scène les peurs d’un jeune garçon et de sa jolie sœur aînée, progéniture d’une famille reconstitué qu’il aurait été plus intéressant de développer, notamment lorsque dans le rôle de la belle-mère on sélectionne Jennifer Beals (assez inquiétante en créature possédée). Un choix vraiment primaire qui achève de faire descendre le film dans le registre d’un épisode de Scoobidoo, en beaucoup moins drôle.
Lui aussi, il voit des morts

Reste la photographie, très école mais plutôt réussie, et de nombreux effets spéciaux dans le pur style film japonais actuel (à la Ring quoi !) qui voit Kayoko et le petit Toshio tenter en vain de nous faire peur, l’une en jouant des ses cheveux noirs comme un modèle de Loréal sous acide (qui a dit Kate Moss ?) et l’autre en nous rotant à la face. Vraiment terrifiant, je vous le dis…

11

The Grudge 2 est encore plus nul que les précédents volets. Complètement privée de son essence culturelle, Kayoko devient un simple freak de plus, un succédané de Daniel, le tueur ésotérico-goreux de The Candyman. Comme de plus, l’entité peut désormais sortir de sa maison, évènement ouvrant la porte à un maximum de possibilités, cela me fait craindre de devoir continuer à la voir se balader dans les rues durant quelques épisodes de plus (en effet, le film marche en effet plutôt bien aux Etats-Unis). Misère, misère….

Critique de publiée le 20 décembre 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Une bonne photographie

Que faut-il oublier ?

  • Scénario conventionnel et artificiellement complexe
  • Aucun climax, aucune tension dramatique
  • Effets grotesques

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