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Critique du Film : Ju-on: The Grudge
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Critique du Film : Ju-on: The Grudge

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 19 octobre 2005 à 0937

On a été grugé!

Souvenons-nous, The Grudge (lttéralement la Rancune) fut annoncé à sa sortie comme un film véritablement terrifiant, dans la lignée de Ring, le chef d’œuvre de Hideo Nakata. Grandement pébliscité au Japon par ses pairs, après les succès vidéo de Ju-On et Ju-On 2, on présentait partout le réalisateur, Shimuzu Takashi, comme un mélange détonnant de Tsukamoto et Nakata. Il est alors peu de dire ma déception à la vision de ce film.
Le film débute lorsque Rika, une assistante sociale, rend visite à Sashie, une vieille dame alitée et sénile. Après avoir mis de l’ordre dans son appartement très mal entretenu, elle découvre avec surprise un enfant enfermé dans un placard. Elle est alors agressée par une entité spectrale et, à la vue du spectacle, la vieille Sashie rend l’âme. Le script enchaîne alors sur un fash-back de quelques jours qui nous montre la même agression sur la famille de Sashie qui entraîne la disparition de son fils et de sa belle-fille. On reprend ensuite le cours de l’histoire où toutes les personnes qui s’approchent de cette maudite demeure sont mis à mal par une entité maléfique.
Ce scénario très élaboré (voir alambiqué) est en fait une synthèse des deux métrages vidéos précédents du cinéaste (Ju-On et Ju-On 2). Il prend pour support une légende japonaise assez proche de celle de nos esprits frappeurs – d’ailleurs, la violence de certaines de ces agressions n’est pas sans nous rappeler le Poltergeist de Tobe Hooper – qui avance la théorie selon laquelle les âmes des victimes de mort violente hantent les lieux de leur décès. Ivres de colère, ils s’attaquent aux visiteurs, et ces derniers, transformés à leur tour en spectres, contribuent au renouvellement de la malédiction. A la manière d’une effroyable et interminable chaîne, ou plus précisément une contamination.
Cette histoire, alléchante au premier abord, ne m’a absolument pas convaincu lors de son traitement. A vouloir trop en faire, Takashi a rendu le scénario complètement indigeste. La narration, avec ses allées et venues dans le temps, est trop chaotique pour nous permettre de s’immerger dans une ambiance qui se voudrait angoissante. Et les effets de terreur se succèdent à une allure tellement rapide que l’on a un mal fou à se concentrer sur l’intrigue.
Inutilement compliqué, le film fait disparaître les personnages aussi rapidement qu’ils sont apparus, un sous-titre indiquant même leur introduction dans le métrage, à la manière d’un jeu télévisé lors de la présentation d’un candidat prêt à passer une épreuve dans un château hantée. A l’apparition du troisième ou quatrième sous-titre, on se surprend à sourire, voire à carrément rigoler.
Ebahi par une overdose d’effets divers si loin de la subtilité du Ring d’un Nakata qui avait su si bien doser les apparitions fantasmagoriques, le spectateur assiste, le sourire aux lèvres, aux multiples manifestations effrayantes (sic) appuyés par un grand renfort d’effets musicaux et sonores, dont l’un, très récurrent ressemble à s’y méprendre à un fort dérangement gastrique. Effet comique garanti, même les Wayans n’y ont pas pensé.

La conclusion de

Trop démonstratif, trop confus, trop excessif, The Grudge n’est même pas sauvé par l’interprétation, car les personnages sont si peu développés et leurs caractères si brièvement esquissés qu’ils ne servent que de victimes, à la manière des slashers ricains. Bref, The Grudge est un mauvais film, qui a cependant le mérite à ceux qui ne jurent que par le cinéma japonais que tout ce qui est fabriqué au Pays du Soleil Levant n’a pas la qualité de Cure, Kairo ou Dark Water. Et oui, eux aussi ont leurs nanars.

Que faut-il en retenir ?

  • Mise en scène très clean
  • Effets visuels réussis

Que faut-il oublier ?

  • Scénario abracadabrant
  • Personnages sans saveurs
  • Réalisation hystérique
  • Effets grotesques

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