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Critique du Film (Direct to Vidéo) : L'Effet Papillon 2
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : L'Effet Papillon 2

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 16 novembre 2006 à 0822

Le secret du double effet papillon

Trevor est un beau gosse qui a tout pour être heureux ; un charmant couple d’amis, une tendre chérie qui – il ne sait pas encore – attend un enfant et un boulot enthousiasmant dans une start-up en vogue. Bref, Trevor vit en cinémascope le rêve américain, celui des Bill Gates et des yuppies aux coupes de cheveux bien sages. Seulement, voilà, patrata ! De retour d’un court séjour à la campagne où les quatre bobos se sont dévergondés à fumer des oinjs, cuire des Marshmallows tout en se tripotant les fesses, le pneu avant de leur superbe 4x4 dernier modèle éclate et leur véhicule finit écrabouillé par un camion arrivant d’en face. Ouch !

Les quat'zamis

Seul survivant comateux et névralgique de ce coup du sort qui lui a privé de ses amis mais qui lui a surtout coûté sa place de vice-président, Trevor finit par sombrer dans la dépression et se détruit violemment en buvant des demi-corona – et en renversant l’autre moitié sur la moquette - et en se rasant à la tondeuse. C’est dire comme il est triste. Pire, il ne range même plus son bureau et va même jusqu’à ne plus boutonner le col de sa chemise… tss ! Sans compter que sa chemise, il passe son temps à la saloper avec les écoulements de son pif régulièrement sanguinolent.
Un soir de déprime, cependant, alors que Trevor regarde d’un air de Droopy une vieille photo kitch, son nez se met à saigner et sa vision se trouble ; il se retrouve alors transporté dans le temps, dans la bagnole, quelques minutes avant l’accident. Et la question que tous les spectateurs se posent : va-t-il réussir rectifier le fil de sa vie ?
Une rencontre fortuite qui fait mal

L’Effet Papillon 2 suit le même canevas que le premier opus mais d’une manière nettement plus sage. A chaque voyage dans le temps, comme l’on si attend, le héros essaye de modifier un cours évènementiel qui ne lui convient pas. Evidemment, ça ne fonctionne pas réellement comme il le souhaite. Dans les faits, on peut résumer un peu comme ça : Trevor voyage dans le temps, modifie un truc à son taf de merde et baise soit sa copine, soit une autre blonde, soit se fait sauter par un mafieux gay (ou un gay mafieux, au choix, mais pas blond). Ces très sages séquences de culbutes surviennent à un rythme métronomique tout au long d’un scénario chiant à pleurer – qui se déroule presque tout le temps à son travail -, à peine digne de la Clinique de la Forêt Noire - un truc zarbi et hypnotique que matait ma mère à l’heure de la sieste.
Ce script aussi passionnant qu’un reportage sur les mœurs nuptiales de la baleine à bosse est de plus plombé par une réalisation pachydermique qui n’ose rien et une photographie clippesque aseptisée digne de Fashion TV. En fait, on s’ennuie à mourir devant sa télévision (avec tous les vices que cela entraîne ; doigt dans le nez, curage d’ongles sales, grattage de… bon bref, vous avez compris), on jette parfois vers le film un regard lors de l’apparition furtive d’une paire de cuisses parfaitement galbées, et pour le coup on se fait engueuler par sa chère et tendre qui prétend qu’il n’y a vraiment que le cul qui vous intéresse (c’est pas vrai, d’abord !), puis on enfourne quelques bonbons posés sur la table basse, avant de replonger dans une quasi léthargie.
Le moment le plus trépidant du film

Cette véritable cure de sommeil dure pratiquement tout le film avant, et c’est là que l’on reconnaît un grand réalisateur, que ne survienne un twist final digne d’un remake de la Malédiction. Une séquence extraordinaire de connerie qui a provoqué chez un moi un long rire hystérique qui, pour le coup, m’a franchement réveillé. Eh oui ! C’est ça, le double effet papillon !

La conclusion de

Exploitant les ficelles du premier opus jusqu’à la rupture, l’Effet Papillon 2 est simplement la consécration du culot Hollywoodien dans le domaine de l’opportunisme. Profiter le plus possible d’un concept qui a fonctionné, même s’il faut en arriver finalement à complètement le décrédibiliser, voilà la gageure. En général, avec cet état d’esprit, il faut quelques séquelles avant de parvenir à l’état de mort artistique totale; John R. Leonetti, le réalisateur, y est arrivé dés le deuxième essai. Et dire qu’ils envisagent d’en adapter une série télé !

Que faut-il en retenir ?

  • La dernière séquence, involontairement désopilante

Que faut-il oublier ?

  • Très chiant

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