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Critique de la Bande Dessinée : Murmures...
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Critique de la Bande Dessinée : Murmures...

Avis critique rédigé par Richard B. le jeudi 8 août 2013 à 0909

État d'esprit.

Ellen Peterson est une jeune fille qui, à première vue, possède tous les éléments pour couler une vie parfaite. En plus d'être une jeune fille brillante, belle et riche, elle a aussi à ses côtés des gens qui l'aiment et vit même une solide histoire d'amour. Oui, Ellen a une belle vie, ou du moins, avait ! Car désormais Ellen Peterson, victime d'une agression, se trouve cloisonnée dans un lit d'hôpital, dans un état de coma profond. Si le corps est  inerte, la conscience d'Ellen est toujours active et navigue dans une sorte de monde parallèle. Et pendant que son esprit essaie de se souvenir de son agression et de communiquer avec ses proches, une doctoresse se montre très préoccupée par les soins qui lui sont apportés et devine une étrange machination…  dont un de ses propres confrères pourrait être impliqué.

Après avoir œuvré pour Marvel sur des titres à licence comme X-Men, New Avengers ou encore House of M, le scénariste Jim McCann passe cette fois du côté d'Image Comics pour y réaliser une série plus personnelle avec Temps Morts (en V.O. Mind the Gap). Ici – tout du moins pour l'instant - pas question de super héros ou de personnes bénéficiant d'un quelconque pouvoir. Le tome 1 de Temps Morts (intitulé Murmures) est un pur thriller fantastique dans lequel l'intrigue principale nous invite à suivre l'esprit d'une jeune femme qui cherche à comprendre pourquoi elle se trouve dans le coma et comment elle pourrait en sortir. En parallèle, du côté des vivants, on découvre petit à petit qu'il semble s'organiser un complot autour de notre héroïne comateuse. Jim McCann ne semble pas vouloir en dire trop aux lecteurs et à l'issue de ce premier tome de 156 pages, le mystère qui entoure l'état de la jeune femme demeure. C'est d'ailleurs un peu le problème de cette bande dessinée américaine. Malgré son côté rafraîchissant et peu habituel (du moins dans le monde des comics), Jim McCann donne l'impression de tirer inutilement en longueur. Si, très vite, on comprend que le personnage d'Ellen Peterson ne se trouve pas là par accident et que quelque chose se trame - on a vaguement l'impression d'être dans une théorie du complot façon X-Files (sans Alien), on aurait aimé obtenir un peu plus d'éléments. Il y a là quelque chose de frustrant à penser qu'entre la page 75 et la fin de ce premier tome on a l'impression de tourner en rond. Reste que le scénariste se montre assez agile pour que cette impression arrive en toute fin, ce dernier parvient en effet à maintenir assez de suspense et de faux rebondissements, pour nous faire croire à l'arrivée d’indices potentiels. En vain. Clairement, Temps morts donne l'impression de devoir son éventuelle réussite sur sa conclusion ou que Jim McCann fasse assez vite sortir son personnage du coma pour créer de nouveaux rebondissements. Il faut dire qu'on a du mal à imaginer comment Jim McCann pourrait arriver à tenir le lecteur en halène sur plusieurs tomes avec un personnage principal dans le coma, cela même si elle trouve le moyen de pénétrer dans d'autres corps.

Image pour critique Temps morts t1

Indépendamment à cela, on pourra trouver originale l'approche de McCann qui est de concilier des titres musicaux à la bande dessinée. Cela apporte presque un côté interactif (à condition d'avoir les titres concernés en tête ou dans sa CDthèque). La série sera donc ici parsemée d'emprunts à des chansons (sept pour être précis), toutes avouées par l'auteur et même listées en préface.

Visuellement, le traitement du dessin pur est confié (du moins sur une grosse partie) à Rodin Esquejo, qui, jusqu'ici c'était surtout fait connaître pour son travail autour de quelques couvertures sur des séries comme Avengers Academy, Iron-Man ou encore Morning glories - pour laquelle il avait été nominé aux Eisner Awards. C'est donc pour Esquejo un tout nouvel enjeu, puisqu'ici il devra traiter l'ensemble des pages intérieur de la série. Sur ce point, l'essai est largement concluant (aidé il faut dire par une très belle mise en couleurs informatisée de Sonia Oback, Beny Maulana et Rodin Esquejo lui-même). On a donc un trait particulièrement réaliste, avec une variété de plans et de cadrages assez impressionnante si l’on considère que l'album possède essentiellement des phases d'échanges de dialogue (hormis un accident de voiture, une bagarre, et une explosion tout le reste constitue des échanges entre personnages). À noter que quelques pages - certainement celles du flash-back situé dans le chapitre 5 - sont signées par Adrian Alphona (Runaways).

La conclusion de

Delcourt édite les cinq premiers comics de la série Mind the Gap à travers un premier album renommé pour l'occasion« Temps Morts ». Visuellement, c'est juste superbe. Mais si la qualité du trait tout comme du support ne permettent aucun doute, on met encore une parenthèse autour de l'histoire qui bien qu'apparaissant originale dans le monde des comics, l'est beaucoup moins si on la transpose dans un cadre plus général (on pense à des films comme Ghost ou Awake). Reste que pour l'instant, on ne sait pas trop où l'auteur veut nous amener et qu'on décèle déjà des petites longueurs. Une série donc bien illustrée, intrigante, mais qui doit faire encore ses preuves.

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