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Critique de la Bande Dessinée : Un goût de paradis
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Critique de la Bande Dessinée : Un goût de paradis

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 27 avril 2011 à 1616

Je prendrais bien un peu plus de chair !

Tony Chu, l'agent très spécial de la R.A.S., est de retour ! Cette fois, notre super détective cannibale va partir sur les traces d'une plante étrange dont le goût est exactement celui du poulet. L'enquête va mener Tony jusque dans l'île paradisiaque de Yamapalu. Pour cette expédition, il se voit accompagné de son frère cuisinier qui pourrait très bien être mêlé à ce trafic.

Une des premières surprises de ce nouvel opus consiste à voir revenir dès les premières pages John Colby, ancien flic de la brigade des moeurs et équipier de Tony, qui s'était vu prendre, dans le premier volume, un hachoir en pleine tête. À la lecture, de ce "retour" il paraît difficile de se prononcer sur le bien - ou mal - fondé de la chose. D'un côté, voir réapparaître ce personnage parait un peu rapide et surtout justifié juste par le fait qu'il fallait un nouveau coéquipier "spécial" à notre policier cannibale. D'un autre, on appréciera l’humour construit autour d’un duo qui à l'avantage de déjà se connaître et, surtout, de voir John Colby comme une sorte de Robocop ayant une conception pour la loi beaucoup plus permissive que son modèle. Si on perd donc la situation "tragique" du premier qui voyait Tony comme un "sans ami", on y gagne en complicité, les deux agents faisant une nouvelle fois équipe.

Tony Chu BD2

La difficulté, pour le scénariste John Layman, fut conserver une certaine fraîcheur, bien que désormais les présentations soient faites avec les personnages. Il fallait donc qu'il puisse entretenir l'énergie d’un premier tome qui usait d’un bon dosage entre intrigue policière, humour noir, horreur et propos politique… sans pour autant se répéter. Il se trouve que, globalement, John Layman y arrive. En reprenant l'intrigue tournant autour de la grippe aviaire, faisant de la volaille un met interdit, et en y injectant un trafic autour d'une plante capable d’imiter le goût du poulet, le scénariste conserve ingénieusement l’aspect politiquement incorrect. De plus, il construit ici un nouveau méchant à la hauteur de notre détective, puisque ce dernier se voit confronté à un psychopathe, aux allures vampiriques, qui partage avec Tony la même faculté de cibopathe*. L'ingrédient humour n'est pas en reste même si ce dernier se situe essentiellement dans l'accompagnement visuel des textes. Par contre, John Layman perd un peu en subtilité, tous les événements semblent plus où moins "grossis" pour montrer que cette suite conserve son aspect craspec et incorrect, du coup il arrive des moments que l’on pourrait qualifier de "too much". Les phases sont certes assez rares, mais se ressentent tout de même. C'est d'ailleurs ici que se situera le seul bémol d'une aventure au demeurant fortement plaisante.

Visuellement on ne dénote aucune différence dans le dessin et les couleurs de Rob Guillory. Le dessinateur confirme donc ici son style cartoonesque et son sens du cadrage qui se montre varié et enlevé, dans un découpage soigné et compréhensible. D'ailleurs, la seule déconvenue visuelle se trouvera exactement être comme le précédent tome, sur la couleur, une fois de plus qui ne semble pas toujours en adéquation avec l'ambiance et surtout pas toujours attractive pour l'oeil. Le dessinateur se montre donc bien plus à l'aise pour le trait que la mise en couleur.

* cibopathe: signifie qu'une personne est en mesure de retracer l'histoire des aliments qu'il mange.

La conclusion de

Retour réussi pour Tony Chu, l'agent très spécial de la R.A.S ! Doté d'un goût macabre bien prononcé, garni d'un humour bien noir, et s'orientant dans des enquêtes que l'agent Mulder envierait certainement, "ce goût de Paradis" n'a de paradisiaque que son titre, car si la lecture procurera sans aucun doute du plaisir, c'est avant tout un repas sanglant que nous sert John Layman et Rob Guillory. Bref une bonne rigolade saignante, mais en aucun cas un désir que le paradis (s'il existe) ressemble à ça !

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