75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
La Maison des 1000 morts >

Critique du Film : La Maison des 1000 morts

Avis critique rédigé par Christophe B. le mercredi 2 août 2006 à 11:24

Rob Zombie Rules !

« Une famille de détraqués composée de rednecks psychopathes, capture et massacre des touristes égarés. » Ce petit résumé vous rappelle quelque-chose ?

Otis et Captain Spaulding, une belle brochette de tarés...

Tourné en seulement 25 jours et 7 millions de dollars, La maison des 1000 morts est un film sous influences. Influence générale de tous les films d'horreur des années 70-80, de La colline à des yeux à Massacre dans le train fantôme, des psycho-killers tarés aux survivals sanglants, influence particulière de Massacre à la tronçonneuse, le chef d'oeuvre de Tobe Hooper, qui a été selon le propre aveu de Rob Zombie, la référence élémentaire du film.
Rob Zombie a baigné dans la culture populaire des années 60, 70, 80, il vénère littéralement les grands réalisateurs de « films de genre » de l'époque, alors évidemment, au moment de faire son premier long métrage, toutes ces influences accumulées depuis des décennies ont rejailli pour faire de La maison des 1000 morts un film visuellement dense, bourré de détails dans chaque image.
Le réalisateur à réuni dans son film une sacrée brochette d'excellents acteurs avec de vraies « gueules » de cinéma. La plupart ne nous sont pas inconnus et c'est un vrai bonheur de les retrouver dans ce métrage jouer des personnages excessifs à la limite du cartoon.
L'ambiance générale du film est tout de même terriblement oppressante, naviguant sans cesse entre le malsain et le grand guignol. Avoir su marier ces deux styles avec génie est certainement la grande réussite du réalisateur. En outre, certains dialogues sont à mourir de plaisir, au niveau d'un bon Quentin Tarantino (Ha !... cette histoire du gamin attardé qui fini par se retrouver avec une poupée du docteur Zaïus de La planète des singe, profondément enfoncée dans l'anus...)
Babe Firefly et son petit copain...

Rob Zombie frappe fort, il se révèle aussi inventif dans sa mise en scène que sans concession dans l'écriture de son scénario. Le film est un véritable catalogue de l'horreur sans modération sous tendu par une tension sexuelle quasi palpable. Le film part de temps à autres dans tous les sens au point de nous perdre parfois. La mise en scène heurtée, des effets d'irisation ou de solarisation étranges, l'emploi de formats vidéo ou super-8 dans certaines scènes sont parfois un peu durs à avaler. Mais le réalisateur revendique la dose de surréalisme de son oeuvre.
La fin du film, notamment, est particulièrement déconcertante et peut laisser le spectateur se poser bien des questions. Nous y suivons la malheureuse héroïne transformée en sorte d'Alice au pays de l'horreur, naviguant dans un monde souterrain cauchemardesque. Rêve ou réalité ? D'ailleurs le rêve est plutôt un affreux cauchemar et lorsque viens le moment du réveil, la réalité est encore plus terrible... Inutile d'essayer de trouver un seul moment de répit ou de repos durant l'heure et demi que dure le film. Du tout début jusqu'à l'extrême fin, Rob Zombie nous entraîne dans une chute sans fin.
Faut-il plonger tête la première dans l'humour qui sous-tend le métrage ou, au contraire, s'accrocher à l'horrible véracité moite et malsaine de l'action ? On s'aperçoit en fait que le second degré et l'humour noir employé par le réalisateur rend volontairement décalées des situations extrêmes et affuble le spectateur d'un rictus souriant quasi nerveux tout au long du film. Un coup de maître jouissif et dérangeant !
Alice au pays des horreurs...

90

La maison des 1000 morts est un film d'horreur à l'ancienne, à la mode des années 70-80, sans concession, féroce, agressif, anticonformiste. A la fois brutal, drôle, outrancier et spectaculaire. Un film qui oscille entre l'horreur pure et le grand guignol avec maestria ! Les amateurs du genre ressentiront peut-être ce petit frisson bien particulier en retrouvant des sensations cinématographiques presque perdues depuis le milieu des années 80.

Critique de publiée le 2 août 2006.

Acheter La Maison des 1000 morts en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de La Maison des 1000 morts sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Suis nous sur facebook !