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Critique du roman : Le Monde Inverti [1975], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le samedi 29 avril 2006 à 08h28

Le chef d'oeuvre de Priest

"J'avais atteint l'âge de mille kilomètres. De l'autre côté de la porte, les membres de la guilde se rassemblaient pour la crémonie qui ferait de moi un apprenti..."
Helward Mann est un jeune habitant d'une ville bien particulière puisqu'elle se déplace sur des rails. Il va devenir apprenti puisqu'il a atteint mille kilomètres, et va apprendre des secrets qu'il ne devra révéler à qui que ce soit, même aux autres confréries de cette ville appelée Terre. Mais qu'y at-il en dehors de la ville qui soit si effrayant pour qu'il vaille mieux rester à l'abri dans la mégalopole ?...
Christopher Priest, on ne le dira jamais assez a un sens bien particulier de la science fiction et c'est en lisant l'interview qu'il a donnée à Thomas Day et publiée dans Bifrost n°41 que j'ai compris que sa conception de la science fiction était totalement hors norme, dès lors qu'il a voulu s'écarter du moule que des gens comme Michael Moorcock avait voulu instaurer dans le magazine New Worlds dans les années 60.
Le monde inverti a d'ailleurs une étrange histoire puisqu'il n'a pas très bien marché en Angleterre et pas du tout aux USA lors de sa publication et c'est seulement lorsqu'il est arrivé en France que l'engouement pour cet auteur a été prodigieux! Il faut dire aussi que c'est roman vraiment à part avec un thème à part. Il suffit de comprendre que tout est question de point de vue et d'appréhension de la réalité. Notre réalité des choses. Et c'est à partir de ce postulat que ce roman peut être apprécié à sa juste valeur dont le dénouement peut sembler si nébuleux pour certains lecteurs. C'est aussi et surtout un roman qui prend à contre-courant la science fiction de l'âge d'or et dont on prétend parfois qu'il serait le précurseur de la new wave, une science fiction sans vaisseaux ni combat dans l'espace où l'action se résume à peu de chose. La perception du monde est, dans ce roman, le maître mot.
Le succès de ce roman, sa qualité première provient en grande partie du style de cet auteur, qui, sans parler de poésie, est d'une fluidité extraordinaire. Un style qui attire le lecteur et l'entraîne lentement mais sûrement dans ce monde; un phénomène qui se produit de cette manière dans des romans comme les extrêmes, par exemple, alors que le thème est d'une grande violence. Priest s'attache beaucoup à ses personnages et leur donne une présence, un profil psychologique que peu d'auteurs de l'âge d'or avaient réussit à produire.
Bref, un beau roman atypique d'un auteur remarquable. Une fin déconcertante.

La conclusion de à propos du Roman : Le Monde Inverti [1975]

Manu B.
90

Le monde inverti a fait de Christopher Priest un auteur majeur de la littérature britannique, bien malgré lui d'ailleurs... Ce roman est un OVNI dans la littérature de science fiction qui laisse en fin de compte le lecteur avec beaucoup de questions lorsqu'il a refermé le livre. C'est du Priest tout craché. Un auteur vraiment à part et à découvrir absolument !

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