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Cocoon, le retour >

Critique du Film : Cocoon, le retour

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 10 avril 2006 à 08:27

Virée de septuagénaires

Dans cette grande brasserie qu’est Hollywood (comme ailleurs…), quand une recette a du succès auprès de la clientèle, on n’hésite pas à nous resservir le menu aussi longtemps que cela reste comestible, et si nécessaire en rallongeant la sauce. Et Cocoon, le film des papis en goguette n’échappe pas à la règle.
Pour mémoire, revoyons le plat original… C’était en 1984. Cocoon, deuxième film d’un Ron Howard toujours aussi sentimental, nous narrait les aventures de fringants vieillards qui retrouvaient une seconde jeunesse en se baignant dans une piscine dont l’eau possédait des vertus ‘’magiques’’ grâce au magnétisme de cocons extraterrestres immergés dans son eau. Au final, un très sympathique petit film de science-fiction qui, malgré de fortes influences disneyennes – c’est péjoratif dans mon vocabulaire – ne tombait jamais dans le piège du mauvais goût et du mièvre à outrance.
Quatre ans plus tard, Daniel Petrie (qui ne l’est certainement pas de qualité) récupère le témoin et, en place et lieu de Ron Howard, nous offre avec ce Cocoon, le Retour, un véritable produit réchauffé par micro-onde. Pour ceux qui ont vu le précédent opus, vous vous rappelez certainement qu’une bonne partie des papis, accompagnés de leurs mamis, avaient décidé de se barrer sur Antarès en compagnie de charmants extraterrestres. Et bien, dans ce deuxième volet, ils reviennent sur Terre, profitant d’une expédition de secours antarienne pour visiter leur famille.
Vous me direz que cela n’a rien de bien surprenant, ni ne très scandaleux, sauf que cela fout complètement en l’air l’interprétation métaphysique que j’avais osé poser sur le premier volet, avec des Antariens incarnant des icônes angéliques et cette fin métaphorisant la mort et l’ascension céleste. Bon, pas vraiment grave. Après tout, il parait que d’autres en sont réellement revenus. C’est ce que l’on dit, du moins…
Donc, les vieux reviennent sur Terre, au même endroit – plus pratique – et retrouvent parents et amis. Evidemment, cinq ans ont passé, les choses ont un peu changé, et comme des nouveaux nés, nos guillerets vieillards redécouvrent la vie et les vertus de l’existence, et d’ailleurs la plupart finissent par s’y attacher sacrément. Vient alors l’inévitable discours sur le prix à payer ; la reprise du vieillissement, les rechutes pathologiques, etc. Bon, heureusement, Daniel Petrie s’en sort plutôt bien, compensant des séquences vraiment trop patos par de croustillantes scènes pleine d’humour et de sensibilité.
Oui, finalement, le petit Dany s’en sort pas mal. Il faut dire qu’il est sacrément aidé par une pléiade de comédiens extraordinaires. En commençant par ces vétérans hollywoodiens – dont un bon nombre nous ont aujourd’hui quitté – qui faisaient partis du premier volet et qui ont tous rempilés par un tour. Il faut dire, qu’à cet age, ils croulent plus sous l’arthrite que sous les propositions de rôle. Aussi, malgré que cela ne me soit pas habituel, il me semble indispensable de citer leurs noms afin de leur rendre hommage. Commençons - honneur aux dames - par les ladies. La pétillante et rondouillette Maureen Stapleton (63 ans) – qui nous a quitté le mois dernier – interprète la douce et aimante Mary Luckett. Elle était l’amie intime de Marilyn Monroe et a de nombreuses fois été nominé aux oscars avant de décrocher la statuette en 1981 pour le Reds de Warren Beatty. La discrète Gwen Vernon (63 ans aussi) joue le rôle de Bess Selwynn. Quand à la célébrissime Jessica Tandy (79 ans !), elle incarne la sensible Alma Finley. Cette remarquable actrice recevra un oscar un an plus tard pour son rôle mémorable dans Un Taxi pour miss Daisy !
Du coté des gentlemen, Jack Gilford (80 ans) reprend son rôle de sempiternel grincheux attachant, dans le pur style Woody Allen, et il continue de refuser d’admettre une vie céleste. Cet homme - musicien, chanteur et comédien accompli - fut nominé aux Tony Awards en 1967 pour son rôle dans Cabaret. Joe Finley est interprété de façon très sensible par le génial Hume Cronyn (77 ans). Cet acteur scénariste fut un des acteurs favoris d’ Alfred Hitchcock et plus tard Alan J. Pakula. Place maintenant au plus célèbre d’entre eux, le latin-lover - et énorme star des années 30 ! (Le Ciel Peut Attendre) - Don Ameche (80 ans). Il incarne ici l’exubérant et volontaire Art Selwyn, un rôle qui lui a d’ailleurs valu l’oscar dans le premier volet. Je finirais en citant le débonnaire Wilford Brimley, dans le rôle de Ben Luckett. Non pas qu’il soit moins doué que les autres – bien au contraire -, mais parce que cet ancien champion de rodéo – attiré par la SF puisqu’on peut le voir dans le Progeny de Yuzna et La Chose de John Carpenter - qui cache son age derrière une épaisse moustache n’est fait âgé que de 54 ans. Un gamin, pour ainsi dire !
Ce retour au point de départ a également l’avantage de faire renaître les autres personnages du premier volet. On pense bien sur au marin - au cœur d’artichaut - Jack Bonner, toujours interprété par le sympathique Steve Guttenberg. Même s’il est un peu moins présent, à cause de l’apparition d’un nouveau personnage, on le voit encore attaché à la jolie antarienne Kitty Tahnee Welch -, ce qui donne lieu à une sorte de redite d’amusantes scènes ou l’acteur peut mettre en avant son don pour le comique de situation. Pour l’anecdote, signalons que la fille de Raquel Welch n’est pas la seule progéniture de célébrité à se balader dans ce film car on peut également apercevoir Tyrone Power Jr. dans le rôle d’un Antarien.
Quand à la nouvelle venue, c’est une laborantine écologiste et fleur bleue nommée Sara, un rôle un peu gnan-gnan interprété par une toute jeunette – et vachement mignonne ! – Courteney Cox. Y’a pas à dire. Elle est vachement people ma chronique !

55

Tout cela pour vous dire en fait que Cocoon, le Retour vaut aujourd’hui essentiellement pour ses prestations dramatiques et le charisme de ses comédiens. Un avis d’autant plus affirmé que les effets spéciaux ont sacrément pris un coup de vieux. Ces artifices un peu dépassés ajoutent encore plus à cet aspect kitch que se trimbale le film. Aspect issu principalement de son scénario convenu et de la répétition des situations du premier opus, l’effet de surprise en moins. Reste qu’au final, ce produit au départ purement commercial se retrouve être un spectacle familial gentillet et pas si mauvais que l’on aurait pu le craindre.

Critique de publiée le 10 avril 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Ambiance sympathique
  • Interprétation remarquable
  • Quelques séquences très amusantes.

Que faut-il oublier ?

  • Parfois trop patos
  • Scénario réchauffé
  • Effets spéciaux kitch.

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