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Critique du Film : Hostel
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Critique du Film : Hostel

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 4 mars 2006 à 1215

Pas de quoi fouetter une slovaque

‘’Insupportable… gerbant… horriblement sale… gore… le film le plus horrible de l’histoire’’. Bref, la campagne promotionnelle de Hostel, à l’instar d’un certain Blair Witch Project, fut menée tambour battant, avec des effets de style, comme la soi-disant évacuation de personnes d’un cinéma canadien, victimes de malaises, lors du festival de Toronto…
Mais quand est-il exactement ? Si l’on penche un temps soi peu sur leurs interviews, Eli Roth et Quentin Tarentino se sont bien gardés de prétendre de telles choses. D’ailleurs, Eli Roth n’a jamais prétendu que son film était un film gore. Et d’ailleurs, il a raison car ce n’en est pas vraiment un. Et ce n’est pas non plus ni un snuff movie, ni un shocker irregardable. Mais est-ce pour autant un mauvais film, une reclure que l’on peut jeter aux chiottes à la manière d’un sombre slasher américain pourri ? Franchement, je ne le pense pas…
La première partie du film est la mise en place d’une atmosphère potache et vraiment branchée cul, à la manière d’un mélange entre American Pie et Trainspotting, avec ses scènes de baise un peu nases et ses répliques à deux balles, le tout baignant dans une ambiance malsaine et relativement crade, une sensation appuyée par une photographie adaptée. Le problème majeur est que vu le vide psychologique qui habite le cerveau des trois héros, cette mise en place est beaucoup trop longue, et surtout injustifiée, et cela énerve rapidement le spectateur qui a payé 8 euros pour voir de l’horreur. Au lieu de cela, il voit les tribulations paillardes de trois gamins en rut qui s’encanaillent dans les rues d’Amsterdam. Bof.
Puis, il y a l’arrivée en Slovaquie (ou plutôt une réplique médiévale de la Slovaquie), et la rencontre avec Svetlana et Natalya, les deux rabatteuses travaillant pour cette étrange corporation de services proposant des victimes à de riches sadiques. Le climat reste le même, gris, sinistre et oppressant grâce à une mise en scène assez lente qui donne au métrage des allure de semelles de plomb. Un rythme volontairement alourdi afin de pouvoir accentué le contraste lors du dernier rapt, car à ce moment, Eli Roth accélère nettement son rythme de montage, qu’il interrompt de temps en temps avec de longs plans fixes.
On en arrive aux scènes d’horreur. Le cinéaste jette à la poubelle steadycam et autres techniques modernes pour effectuer une mise en scène à l’ancienne, en mélangeant les plans subjectifs et les cadres démonstratifs, le glauque et le gore, la douleur et les cris. A la manière d’un massacre à la tronçonneuse, il atténue les vues franches pour travailler plutôt sur l’environnement et les détails. Mais il ne parvient pas à franchement nous dégoûter ou nous faire remuer de malaise sur notre fauteuil, car, contrairement à Tobe Hooper, il ne prend pas assez le temps, à mon avis, d’introduire la séquence paroxysmique (sauf une fois, avec la séquence de la tronçonneuse et le plan sur les jambes) en faisant travailler plus avant l’imagination du spectateur. En voulant accumuler les effets ‘’gores’’, il pêche par précipitation, et même s’ils sont réussis graphiquement et techniquement, ils sont beaucoup moins terribles qu’ils auraient pu l’être, si le traitement avait été plus subtil.
Par contre, je n’ai pas du tout aimé le regard que les deux ricains jettent sur l’Europe, même s’ils s’excusent en glissant un américain dans la bande de malade (et encore, l’américain déclare qu’il va opérer à l’européenne, de manière sadique). De Paris à Amsterdam, tous les stéréotypes pourris issus de la mentalité américaine sont étalés. Les mecs sont des gros bœufs à la tronche en biais, les filles sont des traînées bien roulées, opportunistes, obsédées et cupides, et ne parlons pas de ce village de Slovaquie, habité par une police corrompue, des gosses meurtriers, et un population complice et achetée. Même si le second degré est omniprésent, je trouve qu’ils poussent le bouchon un peu loin.

La conclusion de

Ah la la, Hostel, voilà un film qui crée la polémique, même au sein du cercle restreint des véritables des amateurs de films d’horreur (de longues discussions de comptoir en perspective, chouette !). A mon avis, ce film est véritablement victime de sa campagne promotionnelle. En effet, il n’est certainement pas le chef d’œuvre malsain escompté, mais il n’est vraiment pas mauvais, grâce une ambiance bien glauque, une interprétation convenable et quelques scènes inspirées. Il souffre également d’un début poussif et potache (quelques nibards et une paire de fesses) qui peut exaspérer et mettre le spectateur irritable dans de mauvaises conditions avant d’aborder le véritable sujet du film ; la descente aux Enfers. Voilà enfin un film ou il n’est vraiment pas gênant d’arriver 30 minutes après le début de la séance.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation soignée et minutieuse
  • Quelques bonnes séquences
  • De bons effets gore
  • Interprétation correcte.

Que faut-il oublier ?

  • Mise en place trop longue et inintéressante
  • Pas si gore que ça
  • Des clichés qui m’ont vraiment déplu.

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